‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 247 sur 283 · CHAPITRE XXYIII. ^rj l · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXYIII. ^rj l

force et à l'expression de la musique ancienne , nous manquons aujourd'hui des données suffisantes pour pouvoir en expliquer lescffets : mais on peut au moins affirmer que les instruments^ qu'elle pouvoit employer étoient peu propres à produire ces chants figurés^ ce charme et cette richesse d'harmonie qui ont fait , à juste titre , les délices des âges postérieurs (i).

L'Italie ancienne eut certainement l'usage des lettres y comme d'institutions et d'arts presque uniformes ^ ainsi que l'atteste le peu qui nous en est resté des Osques, des Ombriens et des Samnites^ dont on sait que les rituels étoient écrits sur la toile (2) ; mais^ dans une si grande disette de traditions , en yain tenteroit-Kin de découvrir quelques traces de documents positifs sur la culture de ces peuples. N'est-il pas surtout déplorable qu'il ne nous soit restée d'une nation aussi ingénieuse , aussi grande que les Étrusques , aucun monument écrit capable de satisfaire notre curiosité ? Les histoires étrusques, dépourvues sans doute d'éloquence , et semblables aux grandes annales

des Romains (3), mais pourtant fidèles déposi-

(i) Voy. HawkinSy A gênerai history o/the science andpractice ofMusic, L. L

(2) Liv. X , 38.

(3) Cicer. de OraU I, 12.

:2<ja PREMIÈRE PARTIE.

taires des traditions nationales , sont irréparablement perdues pour nous ; quoique du temps de Varron Ton possédât encore celles qui avoient été écrites dans le huitième siècle de 1 ère toscane (1)9 dont les grandes époques, d après l'usage de ces peuples , consacré dans leurs rituels, étoient désignées par siècles naturels, à commencer de la fondation des villes (2) . Sans doute 9 quand la langue étrusque étoit vivante, il dut fleurir des historiens dans le sein d'un peuple que de grandes entreprises avoient illustré; lamourdeleur patrie, ce premier des sentiments, dut les porter à en consacrer le souvenir. Ce n est pas un médiocre honneur pour TÉtrurie que lempereur Claude se soit occupé de composer en grec une histoire des Étrusques en vingt livres, dans le dessein de perpétuer la

(1) Yarro ap, €ensor. 17.

(2) Censor. /. c. Ex riiualîbtis Etruscomm libris.ha Etrusques avoient tenu un compte exact de leurs siëcies naturels, qu'ils mesuroient sur la plus grande période de longévité de leurs vieillards. On pourroit, d'après ce passage remarquable de Censorin , commenté par Fréret, fixer le coraimencement de l'ère étrusque à environ deux siècles avant la gverre de Troie. Mjais qui auroit la témérité d'établir sérieusement sur des calculs si incertains Thistoire de la nation ?

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