‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 248 sur 283 · CHAPITRE SX VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE SX VIII

gloire de cette nation illustre (i). Il navoit pa en tirer les matériaux que dannales alors existantes , ou des liTres sacerdotaux ^ qui , par leur institution primitive, étoient destinés à conserver les actes publics. Le fameux livre des Ori'gines y dans lequel Caton cherchoit à remonter jusqu'à la naissance de chaque villede Tltalie (a), nous porte à croire que des peuples moins illustres que les Toscans avaient aussi leurs annales particulières. Mais, comme l'Etrurie avoit pjerdu son autorité, et que sa puissance et sa gloire étaient déchues , lorsque les Romains commen-^ cèrent à se familiariser avec les habitudes et les arts des Grecs , on ne sera pas étonné que la littérature et les doctrines sévères des Toscans aient été négligées, pour des productions plus agréables et plus conformes au changement du goût et des mœurs. Il n'en fallut pas davantage

(i) Tv^^>viie4?f. Suet. in Claud, ^2. Jean d'Antîoche, ainsi que Suétone, rend un témoignage avantageux et peu suspect du mérite littéraire de l'empereur Claude , élève de Tite-Live. Excerpt. ap. Vales. pag. 3o5.

(2) Unde quœque civilas orla sit italica. Corn. Nep. in Caton. 3. Cicéron fait parler ainsi l'auteur même: Septimus mihi Originum liber in manibus omnia aniiquitatis monumenta colligo. De Senect. c. 1 1. II. i8

3^4 FREMIÈRe PARTIE.

pour faire en tout y des écrivains latins, les dis- ' ciples des Grecs y et pour précipiter dans J ouLIî les monuments du savoir de leurs premiers maîtres.

CnAPITBÏ XXIX. S'y 5

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