‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 251 sur 283 · CHAPITRE XXTK. 28 ï · texte numérisé non relu

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merce, n eut commencé à en faire usage que vers le second siècle de Rome? Cependant, si l'on écoute le témoignage du fauteur le plus déclaré des Grecs (i) , ce même Démarate fit instruire ses fils dans les lettres étrusques à Tarquinîe : de plus , tout ce que savoient alors les Romains , ils l'avoient certainement appris des Etrusques , leurs voisins, justement réputés le peuple le plus éclairé de l'Italie. Un passage de Pline (2) porte expressément que l'alphabet étrusque étoit en usage dans le Latium avant la fondation jle Rome ; ce qui suffiroit pour expliquer comment les premiers caractères latins ressembloient à ceux des anciens Grecs (3). En effet , la même conformité existe entre récriture étrusque et l'ancienne écriture grecque : elle est constatée par le rapprochement des monuments respectifs des deux nations. Si cette Mbsemblance porte a croire qu'il est vraisemblable que les deux nations ont tiré leur alphabet d'une source commune , l'on n'est point par là autorisé à prétendre que Tun des deux peuples a immédiate-^ ment emprunté de l'autre son système d'écriture. Quel qu'ait été l'heureux génie qui , le premier.

(1) Dionys. Halic. ]TI, 46*

(2) L. XVI , 44 • ^etustior urbe in Valicano ilex, in qua tiiulus œreis litieris eiruscis, etc.

(3) Tacit. foc. cii. Plin. VU, 58 ; Dionys. IV, a6.

28a PREMIERE PARTIE.

exprima ^ par des signes dëterminés, les accenis de la voix humaine , il n'est pas douteux qu'une invention , à la fois si utile et si simple , n'ait dû se propager rapidement parmi les nations qui avoient entre elles des rapports réciproques. U n'est donc pas étonnant que l'on trouve une si grande similitude dans la forme des lettres des anciens alphabets hébraïque, syriaque, phénicien, étrusque et latin (i). On doit regarder comme certain que chacun de ces peuples adapta les mêmes signes aux articulations de son propre langage : c'est ainsi qu'aujourd'hui tous les alphabets utiles, depuis les confins occidentaux de l'Europe^ jusque dans l'Inde , peuvent être rameués sans témérité à la même matrice originale (2). Les Orientaux, ou, pour parler avec plus de précision, les Phéniciens^ premiers possesseuAde cet instrument si admirable du langage, communiquèrent directement leurs caractères, non pas seulement aux Grecs, mais encore aux Étrusques et aux Osques , de qui les anciens Laûns les reçurent sans aucun doute (3). Des savants judicieux ont oppose de

(i) Bianconi, De anliquis litieris, pag. Sseq. ; ChîshuU, InscripL Si^ea^f. 65.

(a) \oj» Edinèurg^revieWfMaLTS 1819.

(3) Nous nous applaudissons de nous trouver d'accord sur ce point, avec un maitre habile dans la science des

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