‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 255 sur 283 · II · texte numérisé non relu

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agO PREMIÈRE PARTIS.

inscriptions les plus anciennes s(mt semblables à celles du dernier âge, et en les confrontant dans leur ensemble , on est frappe d j voir le langage et l'ëcribure soumis aux lots d'une grammaire constante ou peu variable. Une telle fixité décèle clairement une pratique des lettres fort ancienne, et les habitudes d'un peuple cultivé, lesquelles se communiquent jusqu'à un certain point aux classes inférieures. Or -si les langues sont la mesure la plus marquée et la plus évidente des progrès de l'esprjt bum^in , notre Italie a dû. précéder Rome de plusieurs siècles dans la carrière de la dvilisation. Quelques variations observées dans les inscriptions eugubiennes , osques et samnites , provenoîent de la différence de prononciation et non de celle du langage, qui , malgré les vices dont le vulgaire ne se corrige jamais , avoit dq>uis Jong-temps acquis une régularité , qui le rendoit propre à exprimer convenablement toutes sortes de sentiments et d'idées.

Le génie d'une langue est toujours déterminé par le caractère d'une nation, et par les circon'^ stances où elle se trouve. Quand un peuple est civilisé , riche , nombreux , et que les individus y sont partagés en différentes classes, son idiome doit s'enrichir promptement pour pouvoir correspondre à tous les besoins d'un tel état de choses.

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