‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 264 sur 283 · N* IL · texte numérisé non relu

N* IL

Cette note me semble empruntée d'un passage de Lanzi, mais altéré et mal appliqué; voici les propres termes dans lesquels celui-ci s'exprime ( Vas. Antich. dissertât. II , p. 98 ) : < Les Grecs ne connurent point « les Faunes, et n*en ont point parié. Les Latins en t ont parlé, mais avec tant d'obscurité , queTuWîanus « Cotu, tout pontife qu il étoit, p&t dire, sans com- « promettre sa dignité ou son savoir , Faunus omnino « qiudsUnescio{apudCiceTon. de Natur. deorum^ III, ft 5 ). » Il est évident que Cicéron , Cotta et Lanzi n'ont point voulu parler ici du dieu Faune, de la race de Saturne, qui enseigna l'agriculture aux peuples du Latium ; mais bien des ûunes qui, p\usieurs siècles après, furent admis au nombre des dieux des Latins^ issus de Fauna ou Fauta y la même que la Bonne Déesse \ et du nom desquels Varron ( de Ling. lat VI , 78 ) fait venir 1 etymologie du root Jando. La fable des Faunes étoit enveloppée de tant d*obscurité dans les écrits et dans les opinions des anciens, ainsi que l'a montré notre savant Lanzi ( ubi supra ), qu'il n'est point étonnant que le pontife Cotta ait avoué son ignorance à cet égard. M. Micali a donc confondu ici le dieu Faune avec les dieux

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faunes, comme, dans son explication dn monument, il s'est mépris sur le satyre. ( Voy. cette explication , et k note qui y est jointe^ ) I.

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