‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 265 sur 283 · N^ III · texte numérisé non relu

N^ III

Qui ne sait que les arbfes représentent ordinairement la forêt entière? Qui ne sait que la Sibylle a les cheveux épars? Qui nereoonnoit enfin , dans ce basrelief, une consultation d'oracle? L'explication d'un pareil monument consistoit à indiquer quel oracle en particulier l'artiste avoit voulu représenter ; j'y recon* Bois\» pour moi, celui de Tirésias. La prophëtesse Manto , les cheveux épars , est descendue des monts d'Ogygès à Thèbes , et semble prédire au roi Étéocle les fatales destinées de son pays. Elle tient par la main un homme, dont l'attitude indique qu*il est guidé par elle : c'est probablement son pèsre, l'aveugle Tirésias , qu'elle a conduit près de l'autel dans la forêt ismé* nienne,où déjà avoient été sacrifiées les victimes, et où elleinvoquoTt les ombres. La figure qui élève la main , dans une attitude d'étonnement et d'horreur, est sans doute Étéocle , effrayé des terribles paroles que prononce Manto , et hésitant s'il doit la laisser poursuivre de si funestes prédictions (Stat. Theb* lY, 490)- ^^ passage deTertullien {^de Anima ^ c. 48), ainsi conçu : Sic enùn et dœmonia sobrietatem expostulant a suis somniatoribus , prouve que la figure couchée est dans un état de sommeil, circonstance que n'a point remarqué notre auteur. Stace nous peint à merveille ( Thebaid. IV, 5o3 ) la longue attention prêtée par

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Tirésias, p^o^nt que las ombres qu*il a éToqiiées sortent 4^ l'enfi^. Mais, ^u lieu de faire dormir 500 devin , comme il le devoîl, selM le rite des oracles , Stace le foit éclater en paroles qui expriment Timpatience qu'il ne peut plus contenir. L'artiste, privé de cette ressot^ifce!! a 4wc reproduit Tirésiaa au pied de Tau tel , dormant $ur le^ peaux des yidÛEies dé^ imai»lées a^^ dieux ^^^qaux., en attendant que lei Biànes évoqués lui apparaissent en songe. La même passage de Te^L^HieQ,, qn^i aï cUé> prouve qu'ici c'est un dk mon^ et nonu,j^g0nietujt4lwre , que leprètreainvo^ué: On peMt. yoir, dans Stace ( Thebaid. I\\ 47^)9 ^ Ion|;«i» suite des ombresi et dies^ es^'ts infét^aux qu'ïk net d^uxs la boi^cbe de Tirésift^^ afiii qu'ils se' manifasteiit d'une manière yisible dans cet. eSrajant oracle. Manta voit la trompe in(<çi:nale et en a^rtit son père; leUa e$;t la véritable ^çène qae l'ai^tisyte a ^oulu représenter, puisque ^, Sibylle conduit d'une p^n son père, et, df» Vautre, montre l'esprit téiiéhreiix, déjà sorti du noÀr séjiQur, avec sçs yeux épouvantés, lea aîles dé* ployées, et i^ oreiUe# d^ip«|ssées ) toutes particularités o.ipisesou altérées dans le d^aîn de notre auteur; mais qui e^stient dans lop^ipf), et qui sont le&4iraits c»? racté^tiques d*uR ssprif infisrnal, et non d'un génie tuUlairej, comme \\^ supposé M. Mîcali. L

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