‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 266 sur 283 · N* IV · texte numérisé non relu

N* IV

M. MtcajLi revienti encore ici à se& idées et à ses ex-. pres^Qn;^. ^vgrites, de Fé^melk ikmiti et de lapi^ tojrgii^r logiqii^ des Grecs, : et ce sont des écrmins

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uàê qu'Arfiobe et LaçUnce, quHl ne eraint pas dmvaquer à Tappui d'allégations aussi dures y contre le témoignage ci*aiiteura certainement plus anciens et protttblement mieux informés , tels qu'étoient ce Sextus Glodius, que M. Mieali cite avec t|mt de mépris, Plutarque, quU voudroil bien envelopper aussi dans le mânie arràt, et Ovide ^ qui , tout poète qu'il étoift dans ses Métamorphoses , n éteit cepeqdant point , dans ses Fastes y ouvrage consacré aux origines de sa patrie , un écrivain si peu digne de confiance. Pour «e qui cQaeerm Jfmms et son opigine gMoque et thésoatieune^ que notre auteur ne daigne pas même réfur ter^ comme s'il lui sufBsoit d'éqoncer une tradition pareille pour la détruire , je me bornerai à«dire que , suivant tons les témoignages que i*ai rassemblés ailleurs ( Uist. erit. des colon, greeq. tem. II, p* 91^95), Iû€my Ion ou Jamu fut pvobableraent le dief d'une colonie d'Ioniens, dont Tétabliseement en Italie eut lieu vers Tan j43e airent notre èrr.X^s tmditioqs recueillies par Draoon de Cknroyre {apud Athen. lib. KV ), et par Ovide ( Fast i , v. a4o) , et appuyées du témoignage de Plutarque ( Quœsé. Grœo^ tom. II , p. 374 )) Tétoient eneore, aux yeux de ce dernier, par Tautorité la moins suspecte de coules , celle des monuments et des plus anciennes monnoies romaines, qui portoient d'un côté l'effigie de Jamis^BiJrons , de l'autre une proue de nauire, signe indubitable de Textraction étrangère de œ personnage , et de son arrivée par mer en Italie. De pareilles momwiies existent en effidt en assez grand nombre dans nos cabinets; presque

tous les as romains présentent le double type qui vient d*ètre indiqué ; et le docte et judicieux Eckbel , qui les décrit ( Doctr. num. vet. tom. V, p. i4*i5), et qui rapporte , pour expliquer ce double type , les mêmes témoïgmges que nous avons cités plus haut , ne condamne pas aussi durement et aussi l^|èrement, que le fait M. Micali , les témoignages de l'antiquité classique confirmés par ces monuments monétaires. R.-R.

- Entre plusieurs usages, auxquels étoienc destinés ces sortes de chars , distingués de tous les autres par le nom de carpenia , je ne sais d'après queUe raison notre auteur s'est décidé ici pour celui des voyages. La structure de ce char , peu commode pour s'y tenir, et la <^irconstanoe qu*on le trouve gravé sur une urne cinéraire, et à la suite d'une pompe funèbre, m'autorisent plutôt à croire que ce fl\t un chariot destiné à porter les images des morts, comme cela sepratiquoit dans ces sortes de cérémonies. La litière, lecticay qui précède ici le carpentum^ pouiroit être la voiture du .mort , et je trouve ma conjecture confirmée par un trait d'histoire romaine que rapporte notre âuteur( tom. IV, p. 376 ). Dans une urne offrant le même sujet, que Gori a publiée ( Mus. etrusc.U III, tav. xxii ), on voit une divinité ailée qui précède le char, avec les ciapos tra^ baies y et derrière ce char une autre déité semblable , également ailée , et portant en sa main un flambeau. Lessymbolesqu'offrentlesautres figures decette pompe funèbre y ne sont pas aussi faciles à reconnoitre,*

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mais il n'en est pas moins clair qu'il est ici question d une pompe religieuse et funèbre , et non d'un cortège de voyage. Le diptyque ou les tablettes , qui se remarquent dans les mains d'un jeune esclave placé derrière le char , n'étoient point déplacées dans une cérémonie de ce genre; c etoit là probablement qn'étoient tracés les noms des morts, ou ceux des personnes invitées , selon Tusage, à rendre ces devoirs funèbres (^apud Pignor. de Servis, p. 221 ). L'homme à cheval peut représenter un des parents, qui dévoient accompagner la pompe jusqu'aux hypogées, souvent éloignées de la ville, et qui s'y transportoient soit à cheval , soit .en litière (Meursius, ^^ Funer. c« IX) , et ce pourroit être aussi la raison qui a fait figurer une litière dans le bas-relief. Le jeune homme, placé au-dèvantdes mulets du char , tieot en sa main une tCH*che , à la vérité, mal figurée dans le, dessin ; c etoit encore l'usage des funérailles, selon Servius (ad ViïgiL JEneid. XI, 142). Et l'on ne peut dire que, dans la supposition d'un voyage, cette torche indiqueroit ici un voyage nocturne, puisqu'en de semblables représentations de pompes funèbres, le jeifne homme portant un flambeau, on voit presque toujours un horloge de soleil, symbole qui seroit au moins inutile, s'il nétoit pas tout-à-fait déplacé dans un voyage de nuit. Dans l'urne originale, d'après laquelle a été .tiré le dessin de M. Micali, et qui se voit au musée de Volterre,'On voit figuré, comme dans la plupart des urnes du même sujet, un Génie portant les clavos trahales^ d'où l'on peut conclure que c'est le Destin lui-même qui est ici

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rapréitoté, avec d'autant plus de rauon^que oette figure préoMe loutei les autres dans Turae eu question , eomme dans ee passage d*I{oraoe ( Carmin. lib. lyod. 35, T. 17);

Te semper anteil sava nécessitas, Clavos trabales et cuneos manu Gestans ahenâ»

Pourquoi dono notre auteur a-tpil préciséinentoniis, dans son dessin , la figure qui offroît le principal în^ dioe du sujet représenté dans4e monument orîgînal? En Toilà assez pour prouver ftie ce n'est point un OÊch€ de v&jrqgêf mais bien un ehar Jiuvsirm qu'il iiut 'voir dans œ monument, et avec eette expUcatioa de notre auteur, tombe en même temps la oonséqueooe qu'il en tire. En efFet, si o'est réellement, eomme je le erots, une^sérémonie Ibnèbre que l'unie en question leprëseiite, le galant Tnisonnemeoe de M. Mîcali , sur fewtpim et la oensidénOûn doiUjows^ eM eH Éirurie eetU MU p(frtien éiu fenre humain f na plus de base solide et de londement raisonnable. An reste, si le lecteiir veut eonAOÎtre les Ténubles chars de parade sur lesquels les antiques matrones étaloient toute la somptuosité de leur parure et toute la dignité de leur maintien , il la trouvera, non d^ns deschariots, tels que celui-di , d'une forme basse , lourde , et propre seulement à transporter des moru, mais dans ces chars de dimension plus grapde et de forme plus élégante, oti Ton pou voit se tenir commodément assis, dont, entre autres monuments , on peut voir une représsn-

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tatiOD eiaole sur les médailles de Marciâne, femme de Trajan , et surtout dans un sartcophage publié par Montfaucon.( Supplément au livre de YAntiq. expHq. tom. V, pi. XLII , XLIII. ) I-

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