‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 271 sur 283 · N** XL · texte numérisé non relu

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Et tout au contraire, la solidité de murailles aussi anciennes que le sont les murs étrusques, démontre que Vart de la défense fut antérieur au progrès de la civilisation chez les Étrusques, et au développement qu'acquirent parmi eux les autres arts, lesquels ne se perfectionnèrent sensiblement qu'après l'entière con-

quête de la Grèce par les Romains. Notre auteur offre encore ici un autre exemple de ces fausses inductions , lorsqu'il prétend que c'étoit \à faiblesse des remparts des villes latines , volsques et autres , qui les mettoit hors d'état de résister à Timpétuosité d'un premier assaut. Tite-Live , dans le passage allégué par M. Mi* cali I ne parle point de brèche Jaite aux murailles y laquelle ne s'opère point au moyen d* échelles appli^ guées, scalis captiun y mais bien à Taide de machines où instruments destinés à cet usage. Le passage de Tite-Live prouve la solidité , et non la faiblesse de ces remparts , puisque l'escalade étant regardée comme le genre d'attaque le plus périlleux et le plus meurtrier, employer ce moyen, c'est un signe manifeste qu il n'existe point de voie plus facile pour pénétrer dans une place de guerre. L'on ne tente point un assaut au mojren des échelles y tant qu'il reste quelque espoir de s'ouvrir^ par la brecbey un passage dans une ville assiégée. Notre auteur devoit donc , de ces mots : Scalis captuniy tirer une. conséquence absolu^ ment contraire à celle qu'il a exprimée; savoir, que les murs antiques des cités italiennes étoient trop solidement construits pour être accessibles à tout autre moyen qu'à celui de l'escalade. I.

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L'auteur a prétendu plus haut que les Etrusques

étoient considérés comme les inventeurs de cette

espèce d'architecture militaire; plus bas, il revient encore sur cette proposition , et fait dériver l'étymoê

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logî« du nom de TyrrhénienSy de res toiits, iarresj dont la «Mfistrtiction leur éloit prtfculîère. Examinons eepefridalit si toutes les assertions de M. MicaH s*aceerrdent dans son système. Au temps d'Hérodote, qui Sorissoit Ters Tan de Rome 276 , YBtrum portofr d^ le nom de TjrrrhiniêyT^frnnnf^ comme il Tappefle lui-même , \\v. I , c. 94 ; par conséquent, en admettant l'opinion de notre auteur sur Forigine du mot Tjrr^ rkénien, cette contrée devoit être dès-lors célèbre par ses hantes et fortes murailles, turres; c'est dire que cette espèce de construction étoit déjà inventée arant Tan de Rome a^S. Or*, nous avons vu quenotte au» teur trouToit, dans un assaut livré Tan de cette ville 337, )a preuve de \^J!nUesse des murailles des anciennes villes d'Italie; il résulteroit donc, de ces deux assertions tlifférentes, que les constructions solàtei annotent de beaucoup précédé les constructions ^^- MeSy déBs la même contrée et chei les mêmes peuples; cetiséquence qui ne répugne pas moins au bon sens qu'à la doctrine de notre auteur, sur les progrès successifs de l'art de fortifier les plao^. Mais Topinion de M. Mieali donne encore lieu à d'autres difficultés: premièrement , le monument qu'il alloue pour montrer le genre de construction des anciennes villes étrusques, nest nullement propre à cela, puisqu'il représente la ville de T/ùbes , et non une cité étrusque; M. JMicali en convient lui-même. En second lieu, rét3^mologie que notre auteur donne du nom de Tjrrhéniensy et qu'il dérive des tour^y turres ^ employées comme fortifiéations dans les villes étrusques, est

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contredilpréoédemment par lui-ni£iiie(toiii. I,p. io6, oot, a). J'ajoute que Rulilius, cité par M. Mirali, en preuve de l'existence des tours dans les plus anciennes villes étrusques^ n'écrivit son Itinemire que vers Tan 4ao /le notre ère^ temps auquel les fortifications d'Italie dévoient être un peu différentes de ce qu'elles étoient avant l'époque oii l'Étrurie n'étoit pas encore soumise à la domination romaine. Enfin, en me servant des monuments mêmes publiés par notre auteur, afin de prouver la fausseté de sa propre doctrine, j*observerai que les plans des cités étrusques, qui font partie de son recueil ^ n indiquent point l'existence des tours dont il parle , à l'exception de Cossa^ rangée par M. IVUcali lui-même , au nombre des pkis modernes cités étrusques. Gomment donc Thkbes de Béotie pourroit-elle servir d'exemple pour les villes étrusques P Notre auteur remarque que ces villes avaient des murailles garnies de tours , et c'est le cas de Thèbes, dont les tours, bâties par Amphion et ZétbuSySont mentionnées par Apollonius de Rhodes ( jirgonaut, lib. II, ), et par une autorité plus grave et plus ancienne encore, celle d'Homère {Pdjrss, lib. XJ[, ). Le sculpteur, en représentant ici Thèbes avec des tours , n'a donc fait que se conformer à la vérité historique ; et, de cet ex^nple , il n'j a rien à conclure pour le genre de fortification des anciennes villes étrusques. I.

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