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Strabon nous apprend quelle idée on se bisoitdeson temps du style toscan ; voici les propres expressions du géographe grec ( lib. XVII, p. 8o6); il est question de temples égyptiens : « Les murs en sont couverts de figures semblables a celles des Tyrrhéniens et aux an'ciens ouvrages des Grecs. » Il résulte de là que, selon le sentiment de Strabon , le style toscan ressembloit à l'égyptien et au grec antique. Or , dans l'urne cinéraire alléguée ici par M. Micali , outre qu'on n'y voit
éCLAIRGIs'SEMENTS. 3ll^
aucune iface^u style égyptien ou grec antique , c estâ-dire du style primitif de l'art à son enfance; on reconnoit le même caractère de sculpture que dans les ymes de Volterre , dont notre auteur lui-même assigne Fépoque au septième ou huitième siècle de Rome. Quant à cette déité marine ayant des ailes a la tête , dont parle ici notre auteur , je ne sache pas qu'on en ait jamais vu de telle, ni qu'aucun mythologue en ait fait mention. Si c'étoient des ancres que cette figure tînt en sa main, elles seroient garnies de l'anneau où s'attachoit le câble, comme on le voit aux Téritables ancres des monnoies étrusques rapportées par Lanzi ( tom. II, p. a6 , y. planch. I et III du m'éme^ome ). Mais nous ayons encore à relever une méprise oe notre' auteur; il se fonde sur ces ancres^ pour s^ppuyer la conjecture que le mérite de cette invention appartient aux Etrusques, et il trouve la confirmation de cette idée dans le fréquent emploi de Yanere^ gravée à la fois sur les monnoies et sur les monuments toscans. Mais autre chose est un symbole de monnoie, et autre chose un symbole employé sur des urnes cinéraires. Souvent on trouve représenté sur les monnoies le type particulier au peuple auquel elles appartiennent; et, dans ce cas, il peut, jusqu'à un certain point, indiquer la prétention de ce peuple à l'invention qu il désigiïe, quoiqua vrai dire la plupart de ces symboles de l'antiquité soient tellement obscurs qu'il est extrêmement difficile d*en rendre raison. Mais les urnes uniquement consacrées aux morts, n'offrent ordinairementque des symboles religieux. Je neconçois
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donc point que notre autear puisfé aut^riai^, d'an pareil monument , la coniecture qui attribue au jcToscaos la décottvtrfe de Taiicre. Daif^ des notes récemment publiées à la suite d'une Tersion italienne an poème des Argonautes, par M« Flanginî, il est dit (sor le Kv. 1, T. i4i3), que rinyention de l'ancre étolt attribuée aux Ég[yptiens, ckex lesquels on trouvait une cité qui emprunta son nom du ^roisinage oci elle étott d'une carrière d*où se tiroient ces ancres de pieire fecDurbëe) qui succédèrent dans la pratique de la natigation à celles dont parie Honidre* Dmos Je ibit, il semble difficile de téfuêer on de eontesier aux Égypéens le mérite d*uae intention , dont ils darem éprouver le besoin bien pins tftt que les Etnisques. Mais ce sont 11 de pures conjectiitas ^ propres tout au plus à amuser une vaine coriostté, et qui ne conviennent point à la gravité de Thistoire. L