‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 274 sur 283 · N« XV · texte numérisé non relu

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Ce ne sont point des ailes que portent à W tète les deux figures alliées ici, maïs bien la peau d'une tête de monstre avec ses oreilles très-distinctes. Ces deux monuments , et un troisièrae dont il sera qoes^ tion plus bas, ofirent trois figures monstrueuses, dont les pattes , du genre de celles des teptilei, ressemblent aux jambes des géants , avec cette différence que leur extrémité se termine en unee^>èce de qnene de poisson, au lieu d une tôte de serpent qu'on étok habitue de donner aux géants* Les déités marines, représentées sur les sarcophages , portoient presque

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toujours sur leur doé des nymphes lascives , au lieu que les figures en quesiion ont dabs leurs mains des instruments homicides. Le graml nombre de Junes qui se voieut sur les urnes de Yolterre^ et principalement sur les faces latérales de ces urnes ^ indique que les diTinités infernales étoient assev vénérées dans les céi*émonies funèbres. Mais en fait de monstres infernaux, furies ^ m&nes et laryes, il existe dans le^ récits des poètes et des mythologues, comme dans les représentations des artistes, de si graves et de si nombreuses variétés^ qu'il seroit extrêmement difficile d*assigner à chacun d*enx la figure précise et les attributs propres que les anciens leur ont donnés. Je me borne donc à observer que la figure portant des miles à la tète et aux épaules, avec des flambeaux ou des poignards et des marteaux dans la main , figure qu on remarque si fréquemment sur les urnes de Vol terre, de Todi et de Perugia, se voient également dans les grottes de Gorneto , avec les mêmes symboles, les mêmes costumes, les mêmes ol-nements, dans Tattitude de tourmenter les âmes des criminels. Les instruments que notre auteur explique plus bas par dena: ancres , se trouvent aux mains de quelquesunes de ces figures ^ qui s'en servent pour tourmenter . les corps des damnés. D'autres portent des épées semblables à celle que nous offre 1 un des deux monuments ici indiqués, et en menacent également les coupables; d'autres enfin tourmentent les malheu* reux livrés à leur vengeance^ au moyen de ces mêmes flambeaux allumés, qui sont représentés sur les urnes

de Volterre et de Penigia. La première des deux déités monstrueux que notre auteur vient de citer, paroît plus évidemment analogue à celles des grottes de CornetO; <{u'a recueillies et dessinées M. d^Agincourt ( HisL de Fart y architect, planch. X et Xi ) ,- elle semble occupée à tourmenter deux personnes de différent sexe^ et elle se sert d*un rocher, comme instra- ^ment de supplice, à la manière des géants. Les moyens dont les furies procédoient à la punition des âmes, dévouées aux peines étemelles, n'étoient pas uniformément convenus dans Topinion des païens. Les Grecs représentoient Oresie courmenlé par les furies armées de serpents (voy, d*Hancarville , Antiq. grecq. et ronu Tom. II , pi. XXX). Les Romains suivirent cette tradition ; mais les Etrusques substituèrent aux serpents, les flambeaux et les marteaux; comme on le voit sur plusieurs urnes inédites de Volterre et de Chiusi (Gori, Mus, etrusc. tav. cli). Quand bien .même les jambes monstrueuses de ces divinités seroiont des queues de poissons et non de serpents , et qu*il seroit également vrai que quelques-uns des instruments dont leurs mains sont armées , fussent •des instruments propres à la navigation , il ne s*ensuivroit pas que ces déités appartinssent à la mer, mais bien à l'enfer, oh de pareils monstres sontpiacés par Virgile (JEneid. VI, a86) , et par Strace ( Thetaid, IV, 534)* Il résulte de toutes ces observations que Ton doit voir dans les monuments allégués par notre auteur, des déités infernaies ^ et non , comme il le dit , des divinités marines. I.

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