‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 33 sur 283 · CHAPITRE Vif · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vif

à cette horde qu'Homère, par un-certain respect pour Tantiquîté, a voulu ennoblir par le surnont

d'Éphore , les regarde comme le plus ancien de tous le» peuples; et Denys ( 1 , 17) affirme qu'ils sont Grecs d'origine , issus du Péloponnèse. Selon les traditions des Arcadiens ( Pausan. VIII , 1 ) , Pélasgus fut le premier homme qui régna dans leur contrée , dont il poliça les habitants , jusque-là errants et sauvages. Ce qui peut éle* ver quelques doutes , c'est de voir Hécatée de Milet( ap. Strab. VII, p. 32a), Hérodote ( 1 , 5; ) , et Thucydide même ( lY, 109 ) , donner aux Pélasges le nom de Bar« bares ; et de plus , le second distingue expressément leur langue (fiafSttf«f yxStnnf) de celle des Grecs. On doit, sur cette question , une attention particulière aux réflexions sensées du savant Heyne , qui pense que les Pélasges tiroient leur origine des peuples asiatiques qui s'étoient établis entre la mer Caspienne et la mer Noire ; ou peut«f être ne faut-il voir en eux , d'après M. de Volney, qu'une tribu Indo-séy the. Tout ce qu'il y a de certain , c'est que leur premier établissement en Europe eut*lieu dans la Thrace. Voy, Heyne Nov. Comm, soc. GotL L page 86. Idem , in noL Homer, tom. IV, p. 4> 7 ; Herbert Marsh , Horœ philoL part. I, 181 5 ; Volney , Discours sur r étude philos, des langues (a).

(a) Je ii*ai pas la prétention de remonter aassi bant qne tons Ita «nteors précédemment citéa, dans la recherche de lorigine des Pélasges : ces faivestigations, n*ayant ancnne hase solide, poar des temps aassi anciens , ne sanroient condaire à an résultat mile. Je me borne i dire que les premières traditions historiqaes des GrecA nous montrant établi sor toute la Taste étendae de leur pays , un peuple nommé Pélttsge ^ ce peuple^ quelle que soit son origine , doit être

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de divine (i) » donna lieu à ces fréquentes migrations dont leur histoire est remplie , et qui ont fait croire que plusieurs contrées, non-seulement de la Grèce 9 mais de TAsie et de Tltalie, avoient été originairement occupées par les

(i) Aiû/rt TltX^ayôi, Od^ss, XIX, V. I17: c^qui re- TÎeDt à trhs'illustreê {a). Mais un tel titre de no})les8e a été étrangement méconnu j^ar les Grecs d'Italie , qui appeloient la classe de leurs esclaves du même nom de Pélasges ( Eustath. ad Perieg, 535 ; Etienne de Bjz. in Xi#r. ).

feconnd comme la souche de la nation grecque. Je relèverai aassi ^ne errenr qne notre anlevr prête bien gratuitement à Hérodote , lorsqu'il assure que cet ancien distingue expressément la langue des Pélasges de celle des Grecs. Cette distinction nVst donnée que poor le temps où florissoit Hérodote , le cinquième siècle avant J. Ç. ; et Ton. sent qu'à cette époque , ce qui s^éioit conservé de Tidiome pélasgique dans qnelqoes petites colonies de la Thrace ou de la Propontide , isolées du reste de la nation, pou voit très-bien ne pas res-> sembler au grec que parloient les compatriotes de Pisiatrate ou d'Hérodote, sans que décela il faille conclure qoe les deux langues n*avofenten, dix siècles plus haut, aucun rapport, aocnoe analogie. R.*R.

(a) Kemarques qu'Homère , écrivain très-ancten lui même, a voit probablement, sur le sujet des Pélasges, des 1 ornières que nous n*avons pins. RemarqaeEcn outre qn^Eustathe, daas son commentaire snr cet endroit de TOdyssée, explique Tépithète de Aïoi , par le service qoé les Pélasges avoient reuj^u an genre humain toot entier, en conservant, après une grsnde inondation , la connoissahce des carsctères de récriture. Cette tradition, puisée sans doute à une source ancienne, dépose encore contre Tidée quon veut nous donner ici de ce peuple. R.-R.

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