‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 38 sur 283 · CHAPITRE Yll. gj · texte numérisé non relu

CHAPITRE Yll. gj

àe SOD opinian , et contre Topinion d'autruî. Quant à l'opinion pins récente de M. Petit-Radel , qui , dans les antiques murailles qu'il appelle cjrclopéennes , croix avoir découvert des constructions ntiititaires des Pélasges , nous ne pouvons en parler, sinon comme d'une conjecture ingénieuse , qui manque jusqu'à présent de preuves et d'au* torité. Nous dirons en son Heu les raisons qui peuvent engager à croire que l'espèce de construction dont parle cet écrivain, remonte à une époque moins ancienne que celle qu'il assigne. Mais en tout état de cause , il n'y a point d'argument valable pour nier la barbarie extrême et prolongée des Pélasges. Le docteur Larcber^ pour ne citer que lui entre beaucoup d'antres, les réputait des peuples barbares et féroces , qui saccagent tous les pays oh ils portent leur humeur inquiète et vagabonde (Chronol. dllérod. p. 274); et un écrivain moderne très-indulgent, qui, en contradiction avec nous, admet pour certains tous les établissements des Pélasges en Italie, citant en faveur de son opinion jusqu'au Pecorone, s'exprime en ces termes sur les Pélasges : Le peuple pé'* lasge demeura plongé dans une éternelle enfance. — Les Pélasges y éloignés du sol natal par de fréquentes révolutioifs, restèrent dans leur barbarie originelle , ou adoptèrent les mœurs des nations étrangères qui leur avaient offert un asile, Raoul Rochette , Hist, des Colon, grecques, tome I, pag. 1 1 , 12. — ( V. Eclaire, n. 21VII.)

n8 PRKIHÈKE t>AftTtE.

Page 1