‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 44 sur 283 · CHAPITRE IX. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. l

noltre des traces d'Étrusque (i). On ne voit cependant pas que les Vénètes , confinés dans leurs marais, aient ^u, en aucun temps, des relations avec le midi de l'Italie. Au contraire, leur histoire, de même que celle de tous les habitants de l'Italie supérieure , peut être considérée comme purement domestique et locale, tant quelles guerres et les conquêtes n'eurent point établi de nouveaux rapports , en donnant une plus grande extension au commerce et aux intérêts réciproques des peuples. L'invasion des Gaulois , et le péril d'un pareil voisinage , tinrent sans doute dans l'éveil les Vénètes les plus éloignés des côtes (2), et, comme nous le dirons bientôt plus particulièrement, ils surent bien profiter des avantages de leur position; mais l'empire de l'habitude ^ et l'amour de leurs lagunes, ne permirent pointa cette nation de porter son activité au-delà de ses frontières ; et c'est peut-être pour cela qu'elle fut la seule de tous les peuples d'Italie qu'on ne vit point défendre la liberté commune contre les armes des Romains , alors même que la politique , l'honneur et l'intérêt national auroient du l'y engager.

(i) Maffei, Veron. iîlust, , L. I, et Observ. littér, , toni'. IV, p. 14,

(2j Til.-Liv. X, 2: Semper autem eos in armis accolœ Gain habebanU

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