CHAPITRE X
Grandeur et décadence des Etrusques.
Au milieu des épaisses ténèbres qui couvrent l'histoire de nos peuples , lorsque » après tant de siècles I tant de funestes circonstances ont conspiré pour en détruire la mémoire ^ c'est une douce satisfaction pour l'esprit du philosophe observateur de voir comment quelques débris du goût et du génie ont suffi pour fixer l'attention généride sur le progrès des arts chez les Étrusques , et ressusciter pour jamais l'antique renommée de cette illustre nation. L'histoire véritable des peuples ne commence qu'à l'époque de leur civilisation. Tout peuple dont l'existence, quoique ancienne , a été stérile pour l'avancement de la raison , ne mérite aucune gloire. Il ne suffit point qu'une nation compte un grand nombre de siècles, il faut que le temps de sa durée ait été employé d'une manière utile pour l'humanité, par la culture et le perfectionnement des arts, par de bonnes institutions, par des travaux et des actions dignes d'éloges. ^L'origine des Étrusques étoit enveloppée de