CHAPITRE \s l
grandes incertitudes cfaes» les anciens, et elle* a étéhsL naaticure de nouyeUes discussions parmi les modernes ( i) . Hérodote , qui rédigeoit les bruits p<^ulairesy sans néanmoins se regarder comme oblige d'y ajouter une foi entière (^2), dit que
les Étrusques étoîent venus de JLydie , sous la
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(1) Ma£Eei, sur quelques jappocis de moeurs et de lan* gage, se persuada que les Étrusques étoîent descendus des Chananéens. Mazzocchi, Guarnacci , et généralement tous ceux qui ont suivi Bochart , soutiennent également qn'ûs étoient Chananéens oh Phéniciens. Bonarotti croit qu'ils étoîent venus d'Egypte , s'autorisant de quelque ressemblance qu'il aperçoit entre les deux peuples. Pelloutier, Fréret , Bardètti , Durandi et plusieurs autres , ont embrassé l'opinion plus récente qui les fait venir du liord, et veut qu'ils tirent leur origine des Celtes : d'autres , plus fidèles aux traditions des anciens , les ont con« fondus avec les Pélasges. La manie des étymologies a été presque l'unique base de ces systèmes, que Ton peut comparer aux héros de Cadxnus, qui se combattent et se détruisent entre eux. ^ ( Voy. Éclairciss, n. XX. )
(2) '£y« ^f c^tiXs^tyttvT* Xtyofufti f irnêia-^ttt yt fiif «v ftmrriwm9%3 ê^uXm. Vil, l52 (a).
(a) Ne senblerpit-il {mm » 4*<prèfl cette citatioii , qae le phrae* dHérodote s*app1ii|oe k Ilii«toire des Tyrrhéoien* t et que l'hUtorien ne ]*aaroit ainsi placée aa-devant de son récit que poor détraire lai-méme tonte confiance en ce récit ? Cependant, la phrase d'Hérodote se rapporle k nu passage de son Histoire, tont différent de celui^à. Toili par qaelle «dresse notre aatenr cherché fréquemment à donner. le ehange A ses lecteurs ; et c'est nn petit arti^ce en critique , contre Uqnel il est bon de les prémniiir. R.-R.
]36 PBEHIÈRE PABTIE.
conduite de Tyrrfaénus, filsd'Atys, descendant d'Hercule (i). Ce récit , accompagnée de circonstances trop peu croyables \ si elles ne sont pas entièrement fabuleuses {i)j il l'avoit sans doute puisé dans les frivoles narrations de ses prédécesseurs y qui y dirigés par un esprit tout poétique y chercfaoient les fondements des faits historiques dans la seule mythologie (3). Néanmoins cette opinion , mise au jour par l'histoire grecque y trouva sans peine des partisans et des copistes dans tous les âges ^ spécialement parmi les poètes , qui donnèrent aux Toscans le nom
(i) I, g4' "~" (Voy. Éclairciss. n. XXI.)
(2) Les Lydiens, affligés d'une grande disette, cherchèrent un remède à la faim dans l'invention d4i jeu des dés , des osselets et de la paume : pour faire diversion au besoin de manger, ils jouoient pendant une journée entière , et le lendemain , laissant le jeu , ils prenoient quelque nourriture. Ils vécurent ainsi dix-huit ans ;^ mais cet expédient ne guérissoit point la cause du mal : alors le roi divisa la nation en deux parts , et décida par le sort laquelle devoit rester, laquelle sortiroit du pays. C'est cette dernière qui , sous la conduite de Thyrrhénus, passa en Italie , et y fonda la nation des Toscans. — (Yoy. Éclaire, n. XXII.)
(3) Denys (I, 27) dit expressément que l'histoire de Tyrrhénus avoit été puisée dans les récits poétiques , fiv^tçy des premiers historiens. *