CHAPITRE X. . l5l
rinimitié qui s'^ley;^ eatir^ Rome çt TÉtrurle, élait evidemoimt }xne colpaie toscane (i). Les li^ns d'açnitié que produisit la réunion des deu;K p^euplfis fu^r^nt coi^ide'rabjienient resserrés p^r l'adoption que fîri^nt les Latio^ des rites et de$ usages des Étrusques., en sort^ que ces peuple^ n'eurent plus qu'un, xaèmfi code civil et religieux (a). De plus, les Tospa^ purent seiiiersnent avoir pour le Latiui^ leutirée liljTf d^ pays des Volsques j qui furent quelque tçipp^ sujets de leur république (3). Ef^fîn, ayant alors franchi le Liris, ils parvinrent dans 1^ h^u^ reuses contrées de la Campàai? , où la fertilité du S9I et les avantages inestimables du site le$ engagèrent ^ fonder un i^ouv^ empire, houo^ rable et juste récompense de leurs belliqueux travaux , et qui devint pour eux la source de tant de gloire et de puissance !
Les Osques, antiques possesseurs de ces provinces (4) , furent alors contraints de céder à ces
(i) Fidenaies quoque Etruscî Jùerunt. Liv. l, iS) Plularch. în Romul,
(2) Yârro, L. L. IV, 32.
(3) Génie Volscorum, quœ etiam ipsa Eiruscorum potestaieregebatur. Calo, ap, Serv, adytEneid, XI, 567 ; Virgile (XI , 58i) donne de même , d'après l'histoire > aux ^ villes volsques , le titre de Toscanes.
(4) Antiocb. Syrac, ap. Strab. V, p. 167.
iS^k PREMIÈRE PARTIE.
fiers dominateurs les vastes et fertiles campagnes qu'arrose le Vulturne , avec tout le territoire adjacent jusqu'au fleuve Silare, qui^ au midi^ filxoit les limites de la Campanie, et en même temps celles de lempire Étrusque (i). Les Toscans envoyèrent dans ce pays , comme ils avoient fait au-delà de l'Apennin^ douze colonies, et y fondèrent autant de cités, dont la principale ëtoit Vulturne, k qui on donna dans la suite le nom de Capoue (2). Nôla (3), Hferculanum, Pompéia et Marcine (4) durent aussi leur origine aux Toscans , qui en furent également les maîtres. Velléius (5), qui, sur l'autorité des auteurs les plus exacts ,* contredit en ce point Caton, fixe la fondation de Capoue à la cin-
(i) Strab. V, p. 178; Add. Pellegrino, Disc, délia Campania, IV^ p. 166.
(2) Polyb. II, 17.; Liv. ÏV, 87; Strab. V, p. 167; Veilleius > 1 9 7 ; PUn. III , 5 5 Mêla , II , 4 ; Eustath. ad Perieg. , 357 ; Serv. ad jlEneid. X , i45 (a).
(3) Cato , ap. Velleiuih , /. c. ; Polyb. /. c. — (/Voye« Eclaire, y n. XXIX.' )
(4) Strab. V, p. 1 70-1 78. — (Voy. Eclaire. , n. XXX.)
(a) M. Micali taroit dû, ce semble , faire au moios mentioa Am témoignages graves et nombreux qai attestent l'origine grecque de Capone , antérieurement à Tinvasion des Étmsqaes. Noos renvoyons nos lecteurs à U note des commentateurs de Velléins , et A notre Histoire critique des Colon, greeq. tom. Il, p. 357-358. R.-R.