‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 50 sur 283 · CHAPITRE Xw l · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xw l

quantième année environ avant Fère romaine. Cette antiquité , la gloire et la puissance d^ Ca-^ poue^ la firent regarder comme une des trois cités qui auroient dignement pu soutenir l'em-* pire du ihonde (i). A une si vaste domination, il faut ajouter encore les colonies que les Toscans possédoient dans le Picenum y c'est-à-dire Adria avec son port (a) , et les deux Cupres , la montagneuse et la maritime , ainsi appelées du nom d'une de leurs divinités (3). La conquête

(i) Très solkm urbes in terris omnibus , Cartha^ ginem, Corintkum, Capuam slatuerunt [rnajores) posse imperii gravitatem ac nomen suslinere, Cicer. Agrar, II y 32 ^ Flor. ï , 16.

(2) TAHy Hairiy comn^e on lit sur les monnoîes. On. a trouvé, dans pliisieusv endroîu an Picenum, des inscriptions et des antiquités étrusques. Adria étoit bâtie sur un lieu élevé , à sept milles de la mer , et son port se trouvoit à l'embouchure du fleuve Matrinus , aujourd'hui la Piomba. Strab. V, p. 166 ; Plin. III , i3; Mazoch. Tab, HetacL, 55 ; Justiniani , Diction, géogr. du rtyjraujne de Naples, art. ^tri. — (Voyez Eclaire. , n. XXXI. ).

(3) Strab. V, 1. c; Plin. III, 1 3« L'einplacement de Cupra-Montana , sur lequel on a tant disputé , étoit, scion les conjectares les plus raisonnables , dans le voisinage du lieu appelé Massaccio tTIesi, Yoy. Fontanini, Sarti et Manda , Dissert, intorn, al sito di Cupror-Mantana. Celui de Cupra-Marrtima peut s'établir avec plus de cer-

du golfe de la Spezia , que les Toscans avoieot enlevé aux Liguriens , \ts engagea aussi à bâtir surcexivage l'antique Luni, dont le port devint l'entrepôt de commerce le plus vaste et le plus célèbre de toute la nation.

L'agraadissement des Etrusques ^ fruit du travail, du courage et des armes, fut l'ouvrage de plusieurs siècles de constance et de valeur. Leur supériorité dans la guerre décida seule de l'empire qu'ils obtinrent en Italie sur tant de fiers et intrépides rivaux. Mais cette nation intelligente comprit qu'un peuple ne peut se glorifier de ses lumières etde ses progrès, qu'autant que Sjçs vnes se dirigent vers un but utile, surtout lorsqu'il renonce à ces guerres d'ambition^ don| le moins funeste résultat est de Ëstire retomber les peuples au point d'où ils sont partis , accablés de leurs efibrts pour conquérir, et ruinés par leur propre grandeur. Ainsi, s'applîquant à tempérer par les institutions civiles l'empire des armes, le pouvoir national ne fut plus employé qu'à la défende du pays, à l'extension du commerce et à l'avancement de la civilisation, à laquelle l'Etrùri^ dut l'inestimable avantage de ne changer désormais ni de nom , ni de gou-

titude dans la campagne de Parme , près de Ripa-Transona; Paciaudî, Anliquita di Ripa-Transona , p. 60; Colacci , Cupra Mari t. I , c. 4.

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