CHAPITRE X. i
yernemént, ni de \(^i$, djif^nt tout le coufs de son existence politi4|ue. Cesjt ^lors qu^ la gloire du xutfp toscan s'étendit avec justice depuis les Alpes jus()uau détroit de Sicile (f). Ce fut à raison de leur paissauce qu on appela les deifi: mers qui environnent Tltalie , Tune Tyrrbénienne, oun^er de Toscane , laut^e Adriatique, du nom d'Adria, cette figinieuse colonie quib ayoient fouiàfie çur les qonfips ()es Vénètes {%).
^i) JTania opibus Ettvn'a erat, ut jam non terras soluTHy sed mare etiam, per totam Italiœ longitudi" nem, ab Alfibu^ adfretum Siculuni,/amd sui nominis implcsset. Lîy. 1 , 2.
(2) Lib. y, 33; Strab. Y, p. 148; Tl^eQpoixip. ap, eumd. VII , p. 219, cum i^ot. Cas^ub. jf Plin. III, 16; Plutarch. in Camill, ', iusûn. XX , | ; Vêtus Couloi. J[Iûratv çd Od. ni 9 L. I; £us$aih. aj Perieg. 92. Le nom le f\u8 ancien doooé 4 la n;ier supérieure y et vr^semblal^Iement emprunté de Saturnia tellusj fut celui de Sa^ tMtmienne ou chronienne : c'est ainsi que l'appelle Apollonius ( Argon, 509-548 ). Par la suite les Grecs donnèrent à la partie centrale de celte mer le nom d'Ionienne , nom, qui, en dernier lieu, fut restreint à cette portion de la même iper qui s'étend depuis la pointe de la péninsule JMqu'4 rUe de Crète. ApoUoii. Vf, Sod, et Schol. ihid. Machjh JPrometh. 835 seq. Tlieop.; /oc. cit. — ^y. sur tout cela , une dissertation fort judicieuse de M. Letronne , lequel a discuté et fixé l'origine et l'usage de ces dénominations successives, d^ins les notes de son édition de Pi*' coiL B.-&.
l56 PREMIÈRE PARTIR.
Leur célébrité se trouvant surtout répandue dans la Grèce en un temps presque inaccessible à l'histoire (i), le nom italique y resta comme perdu dans celui de Tyrrhéniens jusqu'au siècle d'Euripide et d'Hérodote (a). Enfin l'empire de ce peuple étoit si étendu et si bien établi dans la péninsule y qu'on retrouve à chaque pas sur ce sol célèbre des vestiges des établissements et du nom des Tyrrhéniens (3). Ainsi la domination heureuse d'une nation si habile effectua , pour une grande portion de l'Italie, cette union
(i) Dionys. I, a5. Virgile {AEneid. VIIÎ) présente de même les Étrusques co/mme un peuple déjà trës-pnissant avant la guerre de Troie. Add. Serv. ibidem, VIII, 65.
(2) Euripid. inMedea, 1842, 1 SSg ; Herodot. I, i63; VI, 2a; Denjs, I, 39(11).
(3) Cato, ap, Serv. inAEneid. XI, 567 : inThuscorum jure pcnè omnis Jtalia fiterat ; et in Georff, II, 533 t nam constat Thuscos usque ad mare Sictilum, omnia possedisse.
(a) Il fembleroil, d*apr^ cet témoîgiugea, qa*Earîpide et Hérodote eniseot ignoré le nom d'Italie ; cependant le poète remploie plasiean fois, et , dans le passage de sa Btétlée , allégoé ici , le mot de Tyrsénie ne désigne qne la partie de la mer Tyrrhénienne comprise entre l'Italie et la Sicile. Il en est de même des denz passages d*Hérodote don A*aatorise M. Micali. Le mot Iftûie revient fréqnemmcnt chei cet historien, appliqué, tant à la péninsole entière qn a la partie méridionale qni porta la première le nom d'Italie. Un exemple da mot Italie employé dans ce dernier sens, et do nom IttUiotes, donné aoz habitants de cette partie de la péninsnie , se tronve an livre lY, e. x5. Les antres exemples seroient trop nombreux à rapporter. R.-IL.
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si désirée qui d^à lui présageoit l'empire du monde, si cette haute destinée n'eût été réservée au Latium.
La puissance des Toscans étant fondée sur les armes et sur l'empire maritime , elle deyoit aussi nécessairement s'étendre aux lies voisines. La piraterie y qui, loin d'entraîner alors aucune honte , étoit regardée comme la profession des gens de cœur ^ fut l'école laborieuse où ils apprirent à entreprendre des navigations plus régulières^ lesquelles, en augmentait leur commerce, accrurent l'empire et les richesses de la nation (i). C'est à leur force qu'ils durent la conquête de Tile d'Elbe et du littoral de la Corse et de la Sardaigne, où ils établirent plusieurs colonies, qui tirèrent de leurs sauvages habitants de grossiers objets d'échange et des tributs annuels (2). Les épaisses forêts des contrées maritimes et les inépuisables mines de fer de l'Ile d'Elbe (3) , leur fournissoient abondam-
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(1) Gicer. in Hortens. apud Serv. VIII, 479! ^9 '^4> Strab. y, p. i52 ; Ëustath. adPerieg. 347 ; Euseb. Chro^ nie. pars II « ad an. 837, pag. 137» ex Armen. textu, ed, Aucher, in-4. 1818.
(a> Strab. V, p, i55; Diodor. V, i3; XI, 88; Sleph, in AlO«A9.
(3) Jnsula inexhaustis Chaljrbum generosa metullis. Virg. X, 174. Le» mines de FUe d'Elbe étoieut connues
l58 PREMIÈRE PARTIE. ^
ment des matériaux pour la ccmstructtoii de leurs vaisseaux I et pour toute autre espèce d^armement. Cest pourquoi l'empiré maritime des Toâcans étoit si bieki établi, que pendant plusieurs siècles ils conservèrent la supériorité que leurs aïeux avoieht acquise sur la Méditerranée (i). Un peuple si intrépide et â actif au
des le» temps les plus anciens (Aact. de Mirab. p. ii58; Diodor. V, i3^ Strab. Y, p. i54). Le naturaliste I4ni ( Dissert, sur Jffle d!Elbe ) a -prouvé par des calculs qu'il est possible que cette mine ait été creusée trës-anciennement, sans qu'elle ait éprouvé de diminution sensible. On peut rapprocher de cette conjecture les observations (aites par M. Cuvier, dans ses savantes Recherches sur les Ossements fossiles , tom. I, Disc, prélim. p. i©g.
(i) Tv}fnfô\ B^m?imTT9tpmréwttç. Diod. V, i3. Voy. eiaprès , Cbap. xxvi. Il est probable qu'ils eurent, dotant quelque temps , la même supériorité sur l'Adriatique , où ils possédoient toutç la plage comprise entre Âdria et Bavenne (Scjlax, Peripl. p. 12)^ outre les colonies qu'ils avoiént dans le Picenum. Le savant Lucius {de Regn. Dalmat. ) soupçonne que l«rs Tdseàns d'Adria 3'é(oient emparés de plusieurs îles illyriennes pour s'assurer rem))ire du golfe: cette opinion lui a été suggérée par différen-tes antiquités étrusques trouvées à Lissa y qui appartint par la suite aux Syracusains , ainsi que dans quelques autres îles voisiaes. Relativement à l'alliance trèsprobable entre les Toscans d'Adria et les Libumièns , voyeï l'abbé Fortis, Viaggio in Dalmozia, toto. Il, ^p. 16S. — Tout cela paroU manquer de fondèrent, aussi