CHAPITRE X
et allie aux Voisîniens; toutes villes plus ou moins éloignées de la nier , mais communiquant avec elle par le moyen^ de Fembouchure des fleuves , et par les communications navales ou le long des côtes, lesquelles servoient d'échelles commodes pour le commerce maritime (i).
Parmi les villes les plus fréquentées par les navigateurs de la mer Tjrrhénienne, on voit men^ tiennes dans l'histoire Pjrgos, port renommé de Géré (2), et eu-^eçà du promontoire A rgentaro, à Torient du golfe où git le port d'Hercule,
cûément dans Je lieu appelé de temps immëmorial Piano di f^olci. Pour le plan , les murailles et autres ahtiquitës de Gossa , voyez PI. IV, X , avec Jes explications.
(1) Strab. V, p. i56^ Mêla, II, 4; PHn. IIÎ, 5. RatîHasNumaiîanus, écrivain du temps d'Arcadius et d'Ho- Borius .» a décrit avec beaucoup d'exactitude et de détail toute la plage de la mer de Toscane. Il résulte de sa na-* vigation que plusieurs de ces villes étoient alors aban-^ données , ou dans une grande décadence (/liner. I, 202- 40a). Le savant' géographe d'Ànville a parfaitement dé* terminé la situation et les distances des principales ^villes qui botdoient la mer Tyrrhénienne (^nâ^^ff g^ogr* de V Italie, part. II, p. iaS«i35). Gonf. Targionî , Fiaggi délia Toscana, tom. IX > p. Soo^Big.
(2) Diodor. XV, 14 ; Serv. X, i84- Castellnm nobili»^ simum eo tempore <iuo Tuscî piraticam exercuerunt. Virgile, pour relever les habitants, les appelle Pjrgi 9eleres.
172 PREMIÈRE PlRTiE.
Télamone (1), Populonîe (2) , et Pise (3) , située alors près du confluent de TAmo et du Serchio.
(i) On retrouve avec plus de certitude rancienne Telamone , à rembouchurè de la rivière Osa , dans le liea dit Talamone vecchio , ou Talamonaccio.
. (2) Populonie est bâtie sur la cime d'un monticule qui s'avance sur la mer. Le circuit de ses anciennes murailles, qui renfermoit deux éminences , avoit envirop un mille et un quart d'étendue } mais la partie peuplée dans une plus grande étendue se tvouvoit auprès du port (aujourd'hui le port Baratti ) , 011 subsistoient encore , du temps deStrabon (V, p. i54), plusieurs édifices. Voy. PL II. Les polypes que Ton voit sur des monnoies (PI. LIX , 3 ; LX, 5,6) doivent être considérés comme un symbole de fécondité (Spanhem.^^e prœsL et usu Numism. Dissert. IV, p. 23i ). Le titre étrusque de cette ville étoit flHV>i1V1 ( Pupluna ) ; et ce fut probablement, d'après l'opinion ancienne (Serv. X, 172), une colonie des Volterraniens dont elle suivit constamment le sort jusqu'à l'époque de sa destruction , au temps de Sylla.
(3) Les Grecs, ^ui vouloient s'attribuer en Étrurfe la fondation de cette cité des plus anciennes , disoient qu'elle étoit une colonie de Pise en Élide : d'autres prétendofent qu'elle avoit été fondée par Pélops , ou par les Pyliens qui suivirent Nestor après la chute de Troie , bien que leurs nomis ne se trouvent point dans le catalogue d'Homère , ou enfin par Épée , chef des Phocéens (Strab. V, p. i54; Plin. m, 5; Justin. XX, i ; Solin. 8, etc.). Les Lydiens, c'est-à-dire les Tyrrhéniens, qui se disoient venus de Lydie , avoient habité Pise , suivant Lycophroa