CHAPITRE X. l-J
leur liberté : nous ne manquons point d'exemples de cet indolent désespoir , qui se livre alors à la jouissance des biens présents, sans plus s'inquiéter du soin de l'avenir , et se plonge dans tousces excèsdevenusun aliment nécessaire pour des esprits remuants que n'occupent plus l'ambition et la politique.
Nous examinerons ailleurs, avec plus de dé« tail, la constitution fédérative des Etrusques, ses inconvénients, et les fautes d^adminlstration qui entraînèrent la dissolution de cette concorde qui avoit rendu leurs aïeux invincibles. Ke fut par une suite de ces vices et de ces fautes que les assemblées nationales^ qiH se tenoient dans le temple de Voltumne, et où les députés de la confédération avoient si souvent donné des preuves des plus éminentes vertus morales et politiques, ne présentèrent plus, à la naissance de Rome, que l'humiliant et pénible spectacle de haines et de rivalités domestiques, présage infaillible de la ruine commune. La puissance continentale des Toscans, se trouvant donc alors en même temps attaquée par les Romains, les Gaulois et les Samnites , et leur puissance maritime par les Carthaginois, les Syracusains et les Grecs d'Italie, leur empire, après une longue prospérité , dut enfin céder au sort commun de toutes les choses humaines. Toutefois