‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 69 sur 283 · CHAPITRE XII. i2o · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. i2o

particulièrement sous la conduite du toscan Mëzence^ qui rendit, à ce qu'il parolt , leur nom redoutable à tous leurs voisins (i). La société des Rutules non-seulement continua de se montrer indépendante jusque dans le troisième siècle de la naissance de Rome (2) , mais elle se distingua encore du reste du Latium par un certain éclat de richesse qui contrastoit d'une manière très-marquée avec les mœurs grossières des autres peuples (3}« Ârdée , leur capitale ^ entourée de murailles d'un accès difficile^ fière de sa force (4) et ornée de belles peintures (5) > tiroit de son commerce maritime des richesses (6) qui tentèrent plus d'une fois l'avide ra-

(i) Cato , ap. Maerob. Sai. VU , 5 ; Yarro , ,ap, Plin. XrV, 12; L. Csesaret A. Posthuxnius, inlibro de advenlu AEneœ , ap, Sex. Aur. Victor. O. G. R, 14 » i5.

(â) Les Butules exercèrent les fonctions d'arbitres entre les Romains et les Latins , vers le milieu du troisième siècle de Rome ( Dionys. V, 62 ). Ardëe ne fut convertie en colonie romaine que dans Tanni^e 3i^, Liv. IV, II.

(3) Rutuli gens in eâ regione atque in ed œtale

diviiiis profpollens, Liv. I, 57.

(4) Magnum Ardea ^omen, Virg. VII, 409*41 ^y 470. Cette ville , selon Strabon (V, p. i58), ëtoit une des plus anciennes.

(5) Plin. XXXV, 12.

(6) Les Ardëates sont aussi compris dans le traité dont

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pacilé des Bomaios. Les Ëques, au coutraire, ainsi que les Heraiques^ renfermés entre les stériles cimes de l'Apennin, prlyés de commerce et de toute espèce de superfluité , n avoient à se vanter d'aucun avantage , sinon de leur force et de leur valeur. Ces deux peuples , dans le principe , distingués de la race des La«tins, s'acquirent une égale célébrité par riné-» branlaUe constance avec laquelle ils résistèrent aux armes romaines. L'énergie des sentiments naturels éclatoit dans toute sa force chez ces peuples fiers et grossiers , continuelleraeat appliqués à des travaux pénibles et utiles. La guerre, l'agriculture et la dbasse, exercices convenables à la fierté de leurs mœurs , étoieat les seules occupations conformes à l'esprit mâle de ces temps héroïques (i): ce qui nous montre

il a été parlé , entre Carthage et Rome. Une de leurs colonies établie en Espagne , fonda la célèbre ville de Sagunte.

(i) Horriâa prœdpuè cm gens , assuetaque muito FeiuUu nemorum , duris jBçuicola giebis .« Jrmati terram exercent , semperque reeenfes Convectare ju9at pr€eda* , et vwere apto.

ViM. VII,746-949*

La chasse étoit tm indispensable supplément à la subsistance, dans un pays stérile, montueux, et rempli de bois. Dans cet exercice^ où l'on retrouve une image d€ la guerre , le CQurage valeureux peut être considéré

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