CHAPITRE Xir
lectîf de Latins^ et leur territoire porta la dénomination commune de Latium. Ce principe, que nous développerons en son lieu , d'incorporer les vaincus avec la nation victorieuse ^ étendit ainsi le Latium politique des bords du Tibre jusqu'au paisible Liris (.1)1 qui , sortant des hauteurs de l'Apennin, parcouroit le pays des Volsques, passoit au milieu de Minturue, et , traversant le bois sacré de Marica et le marais voisin^ alloit^ par une large embouchure V se décharger dans la mer. C'est ainsi qu'après la conquête, la région des Auninces se trouva réunie au nouveau Latium , lorsque les Romains, par le même esprit de politique, rendirent commun à toute cette nation l'honneur du droit latin , honneur que nous verrons dans la suite si ambitionné par tous les autres peuples de l'Italie.
(i) «... Liris quietâ.
Mordtt aqua taciturnus amnit.
HoEi.T. I, Od» aijj,--^ LncAir. U, 424.
Le Liris, aujourd'hui Garigliano, s'appeloit ancienne-' ment Clanis, nom appellatif , qui se retrouve' dans d'autres rivières de la Campanie , et qui subsiste encore dans un petit fleuve dlËtrurie , appelé la Chiana, Strab. V, p. 161 ; Plin. m , 5.
2l6 PREMIÈRE PARTIE.