‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 8 sur 283 · CHAPITRE II. . ai · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. . ai

cîyilisation , toutes les fois que des causes extraordinaires n'agissent point sur lui pour en accélérer le progrès par le choc de nouvelles passions , ou par l'influence propice de l'agriculture y qui a eu une si grande part à la félicité du genre humain. C'est ainsi , comme nous l'avons dit , que l'introduction de quelques autres arts utiles jetèrent les vrais fondements de la vie civile dans nos contrées : mais son développe* ment ultérieur fut l'ouvrage successif des cir-> constances et du besoin.

Les antique^ traditions de l'histoire de l'Italie nous montrent les habitations de ses premiers peuples sur les sommets des hautes montagnes ; et nous retrouvons partout cette même prédilection des hommes pour les lieux élevés. La mer » qui s'est visiblement retirée du pied des Apennins 9 laissa d'abord à découvert la cime des collines, et se maintint dans les plaines , qui restèrent long-temps humides et faingeuses. De plus , le grand nombre de fleuves qui ont leur source dans les Alpes et les Apennins , et les vastes réservoirs qui sont renfermés dans l'intérieur de ces mont£(gnes , répandirent sur toute la péninsule une masse considérable d'eau qui en inonda toutes les parties basses. Les travaux qu'entreprirent les hommes pour régulariser le cours des eaux i enchaîner les fleuves y et dessé*

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cher les lagunes le long des côtes de la mer , soot les meilleures preuves que les vallées et les plaines durent être les dernières habitées. De quelque manière que se soient originairement formées les vastes plaines de la Lombar* die, de la Fouille, et des autres parties de ritalie , il est incontestable que le terrain qui les couvre est un don des eaux qui ont entraîné naturellement, avec une force irrésistible, les dépouilles des montagnes dans le, creux des vailles. C est ainsi que les hauteurs primitives perdirent insensiblement leur fécondité , et ne purent plus fournir à la subsistance de leurs nombreux habitants. Alors ceux-ci éprouvèrent le besoin de chercher de nouvelles demeures , et furent portés à occuper les lieux les plus favorablement situés le long des fleuves navigables ou sur les rivages de la mer. L'histoire , d'ac- Cord avec la nature, nous montre (a) que les peuples anciens furent la' souche d'autres peuples plus modernes descendus des régions éle-

(a) Comment Ikutwre peni-elle prouver <:«/«, siHiistoire de ces temps cecalés n est, comme oa l*a dit plus hant , qD*an tÏMQ de ûiblet MHS aatorité ? et pais , oà est la preuve de ce que Ton fait dire ici à tMistùire? Il est évident qoe raateur donne en cet endroit ses oonjootaressnr la marche naturelle de la civilisation ponr des témoignages historiques; car, dans quel livre, sur quel monument ancien a-t-il pu trouver la notion de ces premiers progrès de la popnJatîoii de ritaiie, après la retraite dea races prinùtivcs ? R.-R.

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