‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 9 sur 283 · CHAPITRE II. Jt · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. Jt

rées de l'Italie vers les côtes des deux mers opposées qui la baignent. Ce fut ainsi qu'il se forma des associations populeuses là où il y eut plus 'd'industrie , plus de travtiil productif , et une communication d'idées plus facile. L'agriculture y appliquée à des champs plus vastes et plus féconds , devint un art assujetti à des règles certaines , qui en multipliant et en variant les tributs de la terre , en prolongea la jouissance , et fît entreprendre de nouvelles cultures , vai-^ nement enviées par les peuples septentrionaux. L'échange d'un plus grand nombre de denrées procufa de nouveaux matériaux à l'industrie commerciale qui commença à se développer de toutes parts et à répandre ses productions. Dèslors les communications entre les peuples , devenues plus régulières et plus faciles , accélérèrent beaucoup les progrès de la civilisation dans nos contrées : mais ces heureux progrès se firent principalement remarquer le long des fleuves navigables et des plages maritimes. La plus grande facilité des transports , comme l'observe un écrivain profond (i), en étendant les rap* ports des conventions avec les régions éloi«gnées y fut la cause puissante qui fit que le com-

(i) Smith , Inquirx into ihe Nature and Causes of the fFealth of Nations , 1. 1 , 3.

^4 PREMIÈHE PARTIE.

merce et les arts se propagèrent plus rapidement le long des côtes de la mer que dans Finterieur des terres.

On voit, par les traditions les plus avérées (a) , que les peuples qui les premiers jouirent des avantages de la civilisation, purent se dire comme placés dans Tenceinte de la Méditerranée. Cette mer, la plus vaste des mers intérieures, et dont les eaux, exemptes du mouvement sensible. du flux et du reflux, ne sont agitées que par les vents, favorisa l'enfance de Fart de la navigation : sa surface paisible, la multitude d'Iles qui la couvrent^ et la proximité des plages opposées , étoient autant de facilités qu'elle présentoit à l'homme , dans un temps où, manquant du secours de la boussole , il' craignoit de s'éloigner des côtes , et li'osoit point encore , sur des vaisseaux peu sûrs, s'exposer à la violence du redoutable Océan. De tous* les pays situés sur les rivages de la Méditerranée , l'Egypte , la Phénicie et les côtes de l'Asie mineure sont, sans contredit, les principaux dont l'histoire puisse vanter avec assurance les progrès dans la vie sociale ; mais l'Italie ,

(a) Il exiatoit donc, même poar ces temps si recolés, des iradi^ fions avérées ? CVst an avea qa*il est bon de recneillir de la bonche même de l*aotear. Cependant on aimeroit encore é connoitre ses •ntorités. Poorqnoi ■*exprime*t«il d*ane manière si géntele f R.-R.

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