‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 83 sur 283 · CHAPITRE XV. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. a

soasie nom plas heureux de Benévent (i). Au- /tdène ëtoit la eapitale , sinon l'unique vHle des Caraçéniens (2) , peuple peu considérable , établi sur un terrain montueux et stérile , à Toccident des Frentanes. Ces derniers ^ également de race samnite (3), étoient dans une situation beaucoup plus avantageuse , habitant le long de la mer Adriatique , dans un espace d'environ 80 milles depuis le fleuve Pescara jusqu'au Fortore. La ville d'Ortone , que Strabon appelle l'arsenal des Frentanes (4) , se présentoit sur une éminence d'un aspect agréable , auprès du cap où se trouvoit le port le plus spacieux et le plus sûr de cette côte orageuse. On voit encore à T embouchure du fleuve Fore les ruines 'considérables d'un vaste bassin: celles du Fortore (5) et du Trigno (G) offroîent aussi jadis nn asile aux navigateurs. Non

(i) Liv. IX, 27 ; Plin. HI, 11 ; Solin. 8; Senr. VUI , 9 ; XI , 246 ; Procop. de Bello Goth. 1 , 1 5.

(2) Liy. X, 12J Plin. III, 12; Ptolom. m. Le site d'Aufidëne se retrouve àansl'emplacemeatdela luoderne Alfidène.

(3) Strab. V, p. 166; f^w«Miï«FFm«FÏ^»f. Le nom originaire des Frentanes, en langue osque : Q^ d "f M^ Q8 (Frentrcd ) se lit sur les me'dailles. Voy. PI. LIX , 1 3.

(5) Flumen pcrtuosum Frento. Plin, IH , 11.

(6) Trinium portuosum,V\\Tk, l\l\ la.

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loin de là étoit la ville maritime de Buca , et CUternie , située à la droite du Biferno : on décou-. vroit ensuite FantiqueLariaum , ville capitale des Frentanes , a peu de distance de la moderne f mais dans un site beaucoup plus agréable (i). Les ruines d'Ansanum se voient sur une colline , k quelques milles de Lanciano ; et Ton a reconnu avec certitude celles dlstronie dans le beau pays de Yasto. Les nombreux vestiges d'édifices que l'on trouve jusque sur la cime des montagnes les plus pierreuses et les plus escarpées prouvent à quel point la simplicité des mœurs , la coutume d'habiter dans des villages, et l'influence des lois, favorisèrent la population chez les Samnites. En effet , la facilité avec laquelle ils mettoient sur pied de nombreuses armées , dans la circonstance d'une guerre nationale ou auxiliaire , suppose nécessairement une prodigieuse multiplication des hommes ; au point que plusieurs écrivains politiques ont cru , d'après des calculs probables , que le pays des Samnites

( I ) Outre les médailles que nous avons de Tan tique Larinum , il subsiste encore des ruines considérables de cette ville. C'est à Foccasion de Larinum que Gicéron donne aux Frentanes et aux Marrucins le titre de trës-illustres. Mars étoit la principale divinité des Larinates. Cicer. pro A, Cluentio, 15,69.

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