‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 97 sur 283 · CHAPITRE rvill. tl'jS · texte numérisé non relu

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pies a l'yard des Grecs , et le titre de barbares que ceux-ci donnèrent ^ échange tant aux Dau* niens qu'aux Peucétiens et aux Messapes (i), paroissent être une preuve suffisante qu'ils étoient d'une race différente de celle des Grecs. L'uniformité de langage qu'un judicieux écri-* vain (2) a remarquée parmi les peuples de l'A-pulie f démontre leur affinité , et leur ancienne et commune descendance des Osques^ qui occu> poiént toute l'Italie méridionale. C'est précisément ce nom originaire queportoient les peuples que les navigateurs grecs rencontrèrent la première fois qu'ils abordèrent sur ces plages, dont les habitants 'Cherchèrent dans l'intérieur du pays un asile plus assuré (3).

Toute cette délicieuse contrée offroit , comme dans une plaine majestueuse, des pâturages si

moderne pour accuser là-;de8sus d'erreur ce jttdîdeux géo§prapbe. Macodi. Tab. HéracL p- 9^ » 96, not. 5i.

(1) Dionys. VII, 3,4; Paoïaii. X, io-i3 ^Diodor. passim. .Taets. ad Ljcophr. 6o3. Thucydide, dans le dénombrement ^qu'il &it de Farmée envoyée par lei Athéniens contre Syracuse, range également les lapy» gieoiiB au nombre des Barbares , VII , 67,

(a) Strab. VI,p. 197. L'osque étoit certainement la, langue naturelle de Canusie et de Rudie , patrie d'£nnîui. Horat. I, SaL 10, 3o ; Gell. XVII> 17.

(3) Nicander, ap, Anton. Libéral, c. 3i.

a 76 PREMIÈRE PARTIE.

fertiles, que ses premiers habitants , aussi-bien que ceux d'aujourd'hui , regardoient le soin des troupeaux comme la première de toutes les industries (i). La région de l'Apulie, malgré la chaleur du climat et l'aridité du sol (2) , étoit particulièreinent renommée chez les anciens

(1) Nicanaer, /. c. Strab. VI, p. 194 ; Plin. VIII , 48; Horat. I , Orf. 3i , 5 ; Colum. VU , 2.

(2) Siticulosœ Apidiœ, Horat. Epod, III , 16 ; et Od. III, 3o, II. Les anciens font souvent mention de la sécheresse du climat de TApiiHe ; et , sur leur témoignage, on regarde encore aujourd'hui cette province comme un pays sec, aride et sans pluie. Cependant il résulte d'observations faites , plusieurs années de suite, sur la chute de l'eau, dans quatre de ses villes, que la quantité moyenne de la pluie est de 23 pouc. 2,9, pour toute la contrée ( Giovene , Prospetto comparato délia piog^ gia di Puglia), Le médium pour toute Tltalie , calculé sur la table météorologique de Toaldo, se trouve de 4^ pouc. 6L Yo-. Par conséquent il pleut dans la Fouille la moitié moins que dans le reste de l'Italie, pays où les pluies sont plus abondantes que dans tout autre lieu de l'Europe. L'aridité de l'Apulie étoit remarquée des aneiens, principalement à cause du vent ma4fiusant qui y soufHe du S. O. , et quelquefois du S. , et qui amène un» chaleur si excessive y que souvent on voit dans un instant iës fruits et les feuilles se dessécher sur les arbres : c'est ce même vent qui fit perdre aux Romains la femeuse bataille de Cannes. Voy. Horat. StjL I, 5, 78; Plin. XVII , 24..

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