CHAPITRE XVIII, a^y
pour labandance de ses moissons , les rades de ses chevaux et la beauté de ses laines , qui sont encore aujourd'hui le produit le plus précieux de ce pays (i). Cest ainsi que les laborieux Apuliens (a) savoient tirer de leurs soins industrieux cette félicite domestique qui rendit leur contrée une des plus populeuses et des plus florissan*tes (3). On comptoit treize cités principales de leur dépendance (4) , parmi lesquelles on peut citer encore Téanum^ Géronium^ Ascule, Lucérie^ Yénusie, Arpi^ Canusie^ Achérontie, qui retiennent encore en partie leurs anciens noms (5). Et bien qu il *ne soit pas possible d'assigner en particulier à chacune de ces régions plusieurs des lieux dont il est fait mention dans Pline , il n'y a poittt de doute que tout ce côté oriental de la péninsule, autrement dit la Calabre^ ne fût pas moins abondamment peuplé de nations indigènes que d'étrangères (6). Une si brillante prospérité fut néanmoins si malheureusement détruite par les armes romaines , que non-seu-
(i) Strab. VI j p. 196.
(2) Impiger Appulus, Horat. III, Od. 16, 26,
(3) Polyb. m, 88 5 Strab. VI, p. 194.
(4) Strab. VI, p. 194.
(5) Cluyer. p. 1213^1227.
lement tant de biens disparurent , mais que cette belle région de l'Italie ne fut plus dès-lors, poar ainsi dire , qu'un désert (i).
(i) Strab. YI, p. 194-197- Sur Tëtat actuel de cette contrée , voyez les observatioQS géologiques faites dans le territoire d'Otrante par M. le Gh. Brocchi , Bibl. Ittt» liana, T. XVIlIi p. 5a, avril i8ao.