VILLEFRANCHE
Une charmante promenade est celle de Villefranche. La route est carrossable , mais il y a tant à monter et à descendre, qu'il vaut mieux aller à cheval ou même à pied. De cette dernière manière, trois heures suffisent. En décembre et en janvier, les campagnes de Riquier , que l'on côtoie à gauche, res])lendissent d'anémones, comme la villa Pamfili,
VILLEFUANCHE. liKAlLlEL. 'iSo
près de Rome. Du haut de la colline , on jouit de la vue de Nice, de sa terrasse, du port et des côtes de France. Après avoir descendu quelque peu et remonté ensuite, on découvre une plaine d'eau calme, limpide, azurée , que borde un tapis toujours vert, et qui rappelle les lacs de la Suisse. C'est le golfe de Villefranche dont bientôt on aperçoit l'issue et la commiuiication avec la mer. Des bouquets de caroubiers, au feuillage luisant et foncé, contrastent agréablement avec la pâle verdure des oliviers.
Villefranche , qui n'a rien de très remarquable, présente au dehors, ainsi que son golfe , un imposant coup-d'œil , surtout de la route de Beaulieu à l'endroit où Ton a creusé un banc dans le rocher. Les voyageurs d'Orient assurent que cet aspect a de l'analogie avec celui de Beyrouth.
BEALLIEU.
De Villefranche , on fera bien de pousser jusqu'à Beaulieu, très digne de ce nom par la douceur de l'air et la riche culture de sa plaine. On ira voir les trois célèbres oliviers,
28ft REALLIEU. — SAINT-IIOSl'ICE.
de proportions si extraordinaires, et dont l'âge est ignoré.
Le fanal mérite une excursion pour le mode d'éclairage. Le réflecteur a été exécuté en France , d'après le système de M. Fresnel ; la lumière paraît beaucoup plus vive que celle de notre phare d'Antibes , qui s'aperçoit de la terrasse de Nice.
Si, partant de Villefranche, on veut abréger la route, on s'embarque, et l'on descend à Passable , près de Beaulieu.