‹ L'Italie confortable manuel du touristeChapitre 113 sur 125 · CHAPITRE XXIll · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIll

TURIIV.

Climat et Hygiène. — Le voisinage des Alpes expose Turin à de rigoureux hivers; mais le printemps est précoee , et l'automne, la plus agréable saison du pays , se prolonge jusqu'à la fui de novembre. Le thermomètre descend parfois jusqu'à 12 degrés et même 15 ; il monte l'été jusqu'à 26 et 27. Les maladies dominantes sont : en hiver, les rhumatismes, les pleurésies, les péripneumonies et surtout les bronchites opiniâtres ; au i)rintemps , les affections exanthématiques, les phlogoses aiguës de poitrine; en été, les encéphalites, les apoplexies , les fièvres gastriques et intermittentes. L'air, quoique humide, n'est toutefois pas insalubre ; des cas de longévité se rencontrent, et depuis la démolition des hauts remparts qui enveloppaient la ville, il n'y a plus d'épidémies.

Mcdecivs. — MM. Bellingieri ; Martini ; Griffa ; Gallo ; Zacchero ; Bertini ; Beruti.

Chirurgiens. — MM. Rossi; Riberi; Schina; Demichelis.

Le prix des visites, d'après le tarif royal , n'est que de 1 franc ; celui des chirurgiens de 50 centimes. Mais les personnes aisées et bien élevées ne se tiennent point à ce trop rigoureux et sordide tarif.

Comestibles. — La chère est excellente à Turin. La viande, le poisson, les légumes, le laitage abondent et sont très savoureux. Le bœuf ne revient qu'à 26 centimes, le veau à 33. La cuisine piémontaise, sorte d'éclectisme culinaire , allie la légèreté , la déhcatesse de la j'uisine française à la force et à l'expression , si j'ose le dire, de la cuisine italienne. Le Cuoco Piemontese indique un certain nombre de mets fort recommandables. Le riz , justement estimé, se prépare principalement en risotto j, pareil à celui de Milan '. Les agnolotti, rissoles, et les tagliarini, sorte de pâtes, forment des potages exquis. La polenta^ popu-

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