‹ L'Italie de 1847-1865;Chapitre 15 sur 102 · PRÉFACE. XXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXI

cieux ministre a voulu s'emparer pour traîner à sa suite le parti avancé, sauf à mettre, à un moment donné, ce drapeau dans sa poche.

Si M. d'Azeglio ne veut à aucun prix de « Rome capitale, » d'un autre côté, il a joué un rôle trèsactif dans les affaires de Romagne, aux mois de juin et de juillet 1 859 (V. Lettres xuv, xlv, xlvi), et il a poussé de tout son pouvoir aux annexions de l'Italie centrale 1 . Comment donc envisageait-il la question du pouvoir temporel? Quelle était, pour lui, la solution du redoutable problème dont il sondait la profondeur, et qui résumait à ses yeux les plus grands intérêts politiques et religieux du dix-neuvième siècle?

Au moment où la Convention du 1 5 septembre 1 864 va échoir, il est de haute importance de savoir quelle était, à cet égard, la pensée de l'ancien président du Conseil. Or, cette pensée est tout entière, et en détail, dans les Lettres qui composent le présent volume. Il n'en est pas une, à vrai dire, où ne soit envisagée, sous quelqu'une de ses faces, tantôt sous le rapport religieux, tantôt sous le rapport de la nationalité italienne,

1 Voy. les lettres de Tannée 1860, et notamment celle du 15 avril et du 15 mai.

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