Salles d'asile
2. Mgr Grrtsscllini, créature du cardinal Lambruschini , dévoué aux idées autrichiennes.
3. Vrofjyammu per Vopinionc nationale. Ce programme fut le manifeste du grand parti qu'on appelait le parti libéral- modéré; ce parti, qui, ô vrai dire, était la nation tout entière et qui avait préparé le mouvement de 1846, avait déjà exposé ses doctrines dans la brochure célèbre de M. d'Azeglio (1845) : Ultimi casi di Romagna.
Ce Programme pouvait se résumer ainsi : Plus d'émeutes ni d'insurrections ; mais efforts soutenus pour unir dans une même pensée de. progrès intérieur et de nationalité les peuples et les princes ; concilier et non diviser, afin de pouvoir, sans les affaiblir par la lutte, diriger toutes les forces de la nation vers ce but commun : l'indépendance. M. d'Azeglio terminait son manifeste | ar ces belles paroles : a Nous savons que l'occasion de reconquérir l'indépendance est pput-ûlre éloi-
bientôt. Il faut pourtant qu'avant je le communique à Turin, Florence, Bologne. La Bilancia ne peut plus marcher. Orioli est décidé à en sortir. On pense à mettre à la place de la Bilancia un autre journal par actions; nous verrons. J'ai écrit à Balbo de s'occuper du sujet que vous m'avez indiqué. Il le ferait mieux que moi. S'il refuse, je m'en tirerai de mon mieux.
Le pape est parti hier pour Subiaco, à trois heures du matin. Il y avait cinq ou six mille personnes à lui donner le bon voyage. C'était une rude épreuve pour l'enthousiasme des Romains qui aiment assez leur lit; Pie IX en a triomphé, comme vous voyez, d'une manière brillante.
Quant à votre ambassade, elle est toujours plus isolée. C'est tout à fait une quarantaine. J'ai entendu dans la société l'observation qu'elle' était encore plus isolée que l'ambassade d'Autriche, qui du moins vit par soi, agit par soi et pour soi, et qui a un point de contact avec le pays par le parti rétrograde. C'est là un singulier jeu !
P. -S. Je vous envoie la notice sur l'Académie. Antonelli aura le chapeau.
gnée. Nous l'attendrons avec une activité pleine de calme, nous appliquant , non pas à troubler inconsidérément le repos d' autrui , mais à réformer nos institutions dans le lambeau d'Italie qu'on nous a laissé, à nous réformer nous-mêmes, à nous rendre dignes d'un regard de la Providence, et capables de mettre à profit l'occasion, quand elle voudra nous l'envoyer. Que s'il plaisait à Dieu de ne pas l'accorder avant que cette génération ne passe , nous saurons nous soumettre avec une résignation virile. Sous le poids de cette sentence , nous travaillerons avec une égale persévérance à l'œuvre de la régénération italienne ; et nous descendrons dans la tombe, bénissant Dieu de nous avoir permis de la faire avancer d'un seul pas, et de quitter la terre où dorment nos pères moins malheureuse qu'ils ne l'avaient laissée, »
AU MÊMK.
Rome, 24 juin 1847.
Mon cher ami, j'ai reçu hier votre bonne lettre de Paris et je suis bien content que votre voyage ait été heureux et que vous soyez là où vous pourrez mettre à profit vos études sur l'Italie.
La princesse 1 m'a écrit, ainsi qu'à Orioli, et il paraît que tout s'arrange à ravir. Ce qui pourtant ne s'arrange guère, c'est la position de ce cher Orioli qui s'est tout à fait four- v voyé. Il y avait arrangement préalable entre le gouvernement et la Bilancia^ c'est constaté.... Après cela, que Youlez-vous qu'on dise? Je crois ou j'aime à croire qu'Orioli n'en savait rien. Mais le public n'est pas si accommodant, et voilà un homme, qui pouvait rendre de grands services, mis tout à fait à l'index, faute d'esprit de conduite. Et ne m'avoir rien dit de tout cela, lorsqu'on voulait m'enrôler ! N'allez pas raconter cela à Paris per carità; on dirait : Voilà bien les Italiens ! Et pourtant un seul parmi ces messieurs a fait tout le mal, et vous avez pu voir que moi et bien d'autres nous faisons tout notre possible pour mettre hors de cours cette damnée furberia; malheureusement le gouvernement en est pétri; on ne change pas ses habitudes d'un jour à l'autre : l'affaire deDragonetti en est la preuve. Deux foison a voulu le chasser, deux fois on s'est effrayé de la rumeur publique, et on l'a laissé tranquille, et cela avec tout plein de petites furberie qui m'ont l'air de grandes maladresses par le temps qui court. Les fêtes de l'élection