‹ L'Italie de 1847-1865;Chapitre 6 sur 102 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

avait inspiré sa vie, l'ancien président du conseil écrivait ces mots où brûle la flamme de 1 849 :

« .... Si j'étais jeune, je pourrais et je devrais « même prendre part à la lutte (politique); « mais il est tard à cette heure. Le but de « toute ma vie est manqué; Dieu ne l'a pas « voulu ou pour le moins l'a ajourné à une épo- « que qui ne m'appartient plus ! Dès lors , il n'y « a qu'à se retirer, ce que j'ai fait. Car, après « avoir eu l'âme pleine de l'indépendance de « sa race, les questions de mur mitoyen et « môme de portefeuille..* franchement c'est plus « fort que moi! Mais si, par impossible, l'occa- « sion arrivait, mes vieux os ne resteraient pas « aux équipages ! »

Quand le coup de foudre éclata, M. d'Azeglio était à Florence. «Je suis accouru, lisons-nous « dans une lettre du 9 février 1859, et j'ai « écrit à Cavour que, malgré les objections « que j'avais pu avoir par le passé contre sa « politique, au point où en étaient les choses, je « croyais qu'il n'était plus temps de la discu- « ter, mais de la faire réussir. Ainsi me voilà « enrôlé et cavourien ! J'ignore à quoi je pour- « rai être bon, et j'attends. »

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