PRÉFACE. XXIII
« pensé que les plus grands événements reli- « gieux étaient liés à la régénération politique « et morale de mon pays. » « Si Pie IX- veut, « — écrit-il au mois d'avril 1 848, — s'il con- « sent à être ce que Topinion fait de lui, la « papauté est définitivement la force dirigeante « de ce siècle. S'il s'y refuse, je ne sais cje qui « arrivera. »
La guerre nationale éclatant, M. d'Azeglio y vit, pour la papauté temporelle, le moyen de retrouver, en se transformant, une raison d'être et un principe de force. « D'ailleurs, — écrivait-il « tout en guerroyant en Lombardie (du quartier « général de Bellune), — il ne s'agit pas seule- « ment aujourd'hui de l'Italie; il s*agît de la « chrétienté tout entière. Il faut décider quel « sera le principe qui lui servira de pierre an- « gulaire ; et je pense, comme vous, que le prîn- « cipe catholique doit occuper cette place. »
Au milieu même de la lutte , il eut une grande idée. Il écrivit au pape pour le supplier de quitter Rome, de venir à Milan, de se poser en médiateur, et par l'action d'une autorité morale alors toute-puissante, d'arrêter l'effusion du sang chrétien. En demandant à la papauté de se faire