‹ L'Italie de 1847 à 1865Chapitre 79 sur 85 · Animos animis , signis sigaa conjungite · texte numérisé non relu

Animos animis , signis sigaa conjungite

3. « Sic vos Indus, sic Britannus, iËthiopsque permetuet. Sic Taprobaaem, sic Fortunatas insulasfamosamque sed incognitam Ttiylem... Securus vester nauta transiliet; modo invicem tuti sitis/nil aliunde trepidandum est. »

4. a Qui adbellum quasi ad nuptias compti et imbelles, vina'etfercula el libidinem méditantes eunt, fugamquepro Victoria cogitantes.... (SeniLf 1. V, ep. m).»

6. « Quem morem nescio quidem unde, sed non utiiiue a Romanis parentibus ac fundatoribusnostrisaccipiunt, utomnis exotici dogmatis, oxternasque consuetudinis miratores, sic paternorum atque salubrium indociles exemplorum... » (Scm7.,l. II, ep.ï.)

vue, n'a ressenti plus profondément en lui-môme le contrecoup des fautes que commettait son pays; nul n'a plus souffert de ses douleurs et tenté avec plus de fermeté de mettre le fer sur la plaie saignante :

Voi cui fortuna ha posto in mano il freno

Délie belle contrade Di che nulla pietà par che vi stringa , Chefan qui tante pellegrine spade?

tf Ah ! s'écrie-t-il, en s'adressant à Boccace, qui exprimera «'l'indignation dont je suis animé, quand je vois des hommes « nés sur le sol italien, s'ingénier à l'envi pour paraître « barbares. Puissent-ils en réalité être barbares, pour délivrer « les yeux de tout véritable Italien d'un si honteux spectacle, « ces traîtres à qui il ne suffit pas d'avoir oublié les vertus « des ancêtres, d'avoir perdu, par leur indolence, la gloire des « armes et la gloire des arts de la paix, mais de qui la dé- « mence déshonore encore la langue maternelle * l »

Ainsi, — condamnation de l'influence étrangère, à tous les points de vue, — résolution de fermer les frontières de la patrie commune aux incursions du dehors, — plan de fédération, ou du moins, pour éviter un mot qui réveille une idée trop moderne, plan d'union et de protection réciproque pour les différents Étals de la Péninsule : triple fondement sur lequel s'appuie une doctrine que, dans toute la force du terme, je le répète, il faut appeler nationale; qui se pose avec une netteté singulière à rencontre de la doctrine des droits de l'Empire ; qui, après tout, il ne faut pas craindre de l'affirmer (quoi qu'aient pu dire, à cet égard, d'éminents publicistes de la Péninsule)*, donne un puissant relief à une physionomie dont le rayon d'une gloire plus douce a trop amolli les

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