‹ L'Italie de 1847 à 1865Chapitre 82 sur 85 · V. Ozanam, Éttides germaniques^ t. IT, p. 3C · texte numérisé non relu

V. Ozanam, Éttides germaniques^ t. IT, p. 3C

2. Le fait est reconnu par un des plus savants et des plus éloquents admirateurs^de la pensée de Léon III, Fr. Ozanam, Études germaniques^ t. II, c. vm.

3. Sur la manière dont Cliarlemagne comprît la mission de l'Empire, voyez le célèbre capitulaire de Tan 802, ap. Pertz, t. I, leg., p. 91 .

des chefs des clans irlandais, les deux astres ne cessent de 8*enire-choquer, et, loin de guider les nations naissantes dans la voie de leurs destinées, compriment violemment leur essor ou égarent leur marche dans les ténèbres d'une guerre éternelle : sous les yeux môme de Pétrarque, l'Empire et le sacerdoce se heurtent dans une lutte de vingt-cinq ans; et au nom de l'autorité dont l'investit son titre*, Louis de Bavière décerne au roi d'Angleterre, contre le roi de France, le mandat souverain de vicaire impérial.

Dans l'universelle confusion créée par le couronnement qui inaugura le neuvième siècle, ce n'est jamais TEmpîre qui se met au service de la civilisation chrétienne. Quand Benoît Vin fait présent à Henri II de l'emblème qui symbolisera le pouvoir souverain, le Pape place bien sur le globe du monde cette croix devant laquelle devait s'incliner l'Empereur*; mais si l'Empire se laisse proclamer V avocat de l'Église^y dédaignant les devoirs, il se contente de faire valoir les droits. Cette haute attribution qu'il reçoit de la main des Papes est pour

1 . Au quinzième siècle , l'empereur Frédéric 111 prendra, comme on Bail, cette devise: « A, E, I, 0, U, » c'est-à-dire : « Âustriae est ira- |9erare orbi universo. »

Voyez dans M. Himiy les textes qui formulent les prétentions des Empereurs à la suzeraineté sur tous les princes chrétiens, à Texception pourtant des rois de France et d'Espagne. {De Sancti Imperii Romani indole atque juribuSt p. 33 et suiv.)

2. « Ut dum si quidem illud respiceret princeps terrent Imperii ,

foret ei documentum, non aliter debere imperare vel militare in mundo quam utdignus liaberetur vivifie» crucis tueri vexillum. » (Rodulfi Glabri, Hist.j 1. I, c. v.)

3. « Sanctœ Catholicœ Ecclesiœ advocalus univcrsalis. » En 1309, Clément V dit à Henri VII : « Sacerdotium vero pium et tutum débet habere recursum ad Imperialemmansuetudinem débite sibi veneratione conjunctam ut Imperii Romani fastigium et ejus Culmini prsesidens specialis advocati et defensoris prœcipue circa Ecclesiam gerat officium. » (Raynald., ÀnnaL, anno 1309, § 10.)

L'empereur Sigismond écrira encore en 1 4 1 3 : « Cum teneamur matrem Ecclesiam per Impériale officium tueri, cujus etiam Canones S. S. Palrum nos appellant advocatum et defensorem. « (Apnd Hontheim, 1. 1, cité par M. Himly, p. 67.)

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