V. la carte p
Le ooLFK DE Salerxf, n'est limité par des montagnes que du coté N. C'est lA que se trouvent les villes de SfileiTie et A' Amalfi, si importantes au moyen âge et qui auj. rappellent encore leur grandeur passée par quelques monuments. Plus au S., les rives du golfe sont plates et uniformes; mais, dans la contrée déserte qui environne PsMtum, la beauté des temples grecs antiques produit sur le voyageur une impression, qui fait pâlir même celle qu'il a conservée du forum Romain.
Pi^N DE VOYAGE. On joindra de préférence cette excursion à celle de Sorrente et de Caprée (p. 422, 424). — l" jour: en ch. de fer de Naples ou
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de C'ava dei Tïrreni, où l'on peut coucher, à Pxsttan, et le soir, à Salerne; si l'on ne s'arrête pas à Salerne et que l'on ait retenu sa chambre à Amalfi, on peut pousser jusque-là. — 2« j.: Amalfi. — 3" j.: à Sorrente. — 4ej.: à midi, en bat. à vap. à Capri. — 5«j.: retour à Naples.
Chemin de fer: de Naples a Cava dei Tirreni, 45 kil. en 1 h. V4 à 2 h. 3/4; prix 5 fr. 75, 4 fr. 05 et 2 fr. 65 ou 2 fr. 55, 1 fr. 35; a Salernb, 54 kil.; 1 h. 1/2 à 3 h. ; 6 fr. 90, 4 fr. 85 et 3 fr. 15 ou 3 fr. 10. 1 fr. 70 (pour Amalfi, on descend à Vietri); a Battipaolia, 73 kil.; 2h. à4h.; 8 fr. 50, 5 fr. 95 et 3 fr. 85 (train omu.); a P^stum, 94 kil; 2 h. 3/4 à 5 li. (express seulem. jusqu'à Battipaglia; mais au fort de la saison, les trains express ont des wagons directs entre Naples et Pœstum): 10 fr. 95, 7 fr. 65 et 4 fr. 95; IG fr. 45, 11 fr. 60 et 7 fr. 50 aller et retour; — de Cava dei Tirreni à Pœstum : 5 f r. 70, 4 f r. et 2 f r. 60 ; 8 f r. 95 , 6 f r. 30 et 3 fr. 95 aller et retour; — de Salerne à Paestum: 4 fr. 05, 3 fr. 25 et 2 fr. 10; 7 fr. 25, 5 fr. 10 et 3 fr. 30 aller et retour.
Jusqu'à Pompéi (24 kil.), v. p. 106-407. — 25 kil. Valle di Pompei, localité qui s'est formée rapidement autour du pèlerinage de S. Maria dei Rosario. — Le train suit la fertile vallée du Sarno. — 27 kil. Scafati, 31 kil. Anyri, ont des fabriques importantes. C'est près d'Augri que Teïas, dernier roi des Ostrogoths, fut battu en 553 par le général byzantin Narsès. — Les montagnes se rapprochent peu à peu. — 35 kil. Pagani.
37 kil. Nocera de' Pagani ou Inferiore, ville de 11900 hab., avec de grandes fabriques. Elle est située près de l'anc. Nuceria Alfaterna. A g. du chemin de fer, au-dessus d'un grand couvent de capucins, les ruines du Castello in Parco. — 40 kil. Nocera Superiore; un peu avant d'y arriver, on voit, à dr., le vieux baptistère de S. Maria Maggiore. — La voie commence à monter.
45 kih Cava dei Tirreni. — Hôtels(v. p. xvm):*//. de Lo«rfre« (ch. dep. 3 ou 4 fr., rep. 1.50. 3 et 5, p. 10 à 12, omn. 50 c); *II. Savoie (ch. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3 et 4.50, v. c., p. dep. 7); *H. Vittoria é P. Suisne (l'hôtelière est de la Suisse romande; eh. 3 à4 fr., rep. 1.25, 3 et 4, v. c, p. dep. 7); Park-Hotel (ch. 3 fr., p. 7).
Cava dei Tirreni (196 m.) , entre des hauteurs couvertes de villages et de verdure, est une ville de 23 400 hab. (avec sa banlieue), composée surtout d'une longue rue à arcades de 1 kil. de long. Elle est très fréquentée au printemps et en automne par les étrangers et en été par les Napolitains, à cause de ses jolis environs et de ses promenades agréables. La piazza, qui s'étend devant l'église principale, est embellie par une grande fontaine donnant de bonne eau. Non loin de là est la Villa Pubblica, jardin public on il y a musique le soir en été.
♦Excursion a Corpo di Cava, village à ^/^ d'h. ou 1 h. au S.-O. : voit, à 1 chev. 3 fr., à 2 chev. 5 fr. et à 3 chev. 6 fr. aller et retour, y compris 1 h. d'arrêt. De la place do Cava dei Tirreni, on prend à l'O., fait le tour du jardin public et prend derrière, au milieu, un chemin à l'O., qui passe à dr. à une petite église, puis entre des murs et aux bâtiments rouges d'une manufacture de tabac, et monte eu V4 d'h. à l'église et au village de S. Arcangdo. Là on laisse à dr. lui chemin qui mène à Passiano et on descend par un autre à g. dans une gorge , franchit un pont et remonte le long du bois. Dans le haut, on aperçoit Cava dei Tirreni et le golfe de Salerne. A 20 ou 25 min. d'Arcangelo, en suivant toujours la lisière
Saler ne. ENVIR. DE NAPLES. IV- R- ai. 431
du bois (Il dr.), ou atteint l'égliso do Pietrasanta, du xvii» 8. Plus loin aboutit il notre olierain un antre qui vient du côtr prauc-iie. Ensuite, une bifurcation: à dr. , on va au viliapre do Corpo <ii Cava (400 m.; deux aub. de campagne); l'i g., par le viaduc, à l'abbaye do bénédictins de la Trinità della Cava, fondée en 1025 et auj. transformée en lycée, comme celle du Mont-Cassin (p. 3t;2>. Les bâtiments actuels ont été construits à la fin du xviii» s. Les visiteurs y sont admis tous les jours do 9 b. jusqu'au soir, excepte aux faraudes fêtes (p. xxiii). L'église possède des sareopbages en marbre des premiers abbés, ainsi qu'une eliaire du xii« s. On montre aussi les arcbives, une pinacothèque sans importance et quelques jiarties encore existantes de l'anc. abbaye.
En deçà de Vietri, on commence à voir le golfe de Salerne.
49 kil. Vietri, ville de 3000 hab.. dans un beau site. Si l'on veut gagner directement Anialli, on quitte ici le train, et l'on prend l'une des voit, qui stationnent à la gare ou la diligence (v. p. 434).
La voie descend rapidement, par des galeries et quatre tunnels, le dernier dans la colline du château de Salerne.
54 kil. Salerne. — La oake est à l'extrémité E. de la ville. — VoiTDRES. Du chemin de fer dans la ville: à 1 chev., 50 c; à 2 chev., 1 fr. le jour; 70 e, et 1 fr. 50 la nuit; omnibus, 10 c.
HôTEi.s (v. p. x\nn): H. d'Angleterre, corso Garibaldi, 34, avec vue sur le golfe (ch. 4 fr., vep. 1.50, .S et 5, p. dep. 9); U.-Rest. Vittoria, corso Vittorio Emanuele, 18, près de la gare, Alb. Borna, coreo Garibaldi, 8, tous deux modestes.
Salerne, en ital. Salerno, le Salernum des anciens, est une ville de 27 000 bab. et le siège d'un archevêché, dans un site pittoresque, à l'extrémité X. du golfe du même nom et entourée de champs fertiles à l'E. Très importante aux ix<'-xv<' s., la ville possédait alors la plus célèbre école <le médecine de l'Europe.
Le long de la mer s'étend, sur une distance de près d'une demilieue de long, le cours Garibaldi, où se trouve le théâtre, dans un square. A l'E. du théâtre, la poste. Plus loin, le monument du Génois Carlo Pisacane, duc de S. Giovanni, qui prit part en 1857 aux tentatives de soulèvement, et périt dans sa fuite. Le grand édifice, env. 5 min. plus loin à l'E., est \a préfecture, à g. de laquelle une rue étroite conduit aux églises St-Georcjes et St-André, qui renferment (la première, au 2*^ autel de dr., la seconde, au 2^ autel de g.) des tableaux d'Andréa (Sabbatini) da Salerno (1480-1545), originaire de Salerne. En poursuivant son chemin, on arrive à
la cathédrale St-Maihieu (S. Matteo), construite vers 1070 par Robert Guiscard; elle a été inhabilement restaurée en 1768, mais est encore intéressante.
On monte par un escalier dans un atrujsi entouré de vingt-huit colonnes provenant de Paestum. Le long des murs sont placés quatorze sarco-
Shages antiques, qui furent réemployés par les Normands. Les portes e bronze, ainsi que celles d'Atrani et d'Amalli, ont été faites à Constantinople en 1099.
IsTÉRiEUR. On y remarque : dans la grande nef, au-dessus de la porte d'entrée, un grand buste en mo.saïque de St Mathieu, de l'époque normande; deux ambous décorés de mosaïques des Cosmas. — Dans le choeur, le pavement et les écrans ont des mosaïques de l'époque normande et il y a deux colonnes antiques en marbre vert, devant le maitre-autel. — Dans la cha-
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pelle, à dr. de l'autel: le tombeau du pape Grégoire VII (lîildebrand), mort ici en 1085, expulsé de Rome par l'empereur Henri IV et accueilli à Salerne par Robert Guiscard. Ce monument a été restauré en r578. La statue et les fresques sont modernes. A côté, à g., le tombeau de l'archevêque Carafa (m. 1668), avec un bas-relief de sarcophage antique. — La CRYPTE, où l'on descend de ce côté, en passant devant un bas-relief antique (Déchargement d'un bateau), contient les reliques de St Mathieu l'Evangéliste, apportées d'Orient en 930. Elle est richement décorée.
Sur la hauteur sont les ruines de l'ancien château fort (275 m.) des princes lombards, que prit Eobert Guiscard. L'ascension mérite d'être laite à cause de la vue: on passe devant la cathédrale («salita del Castello»), tourne à dr. au-dessus de la prison («Carceri»), monte par des sentiers escarpés et arrive en 45 à 50 min. dans le haut, où il y a une ferme (10 à 15 c).
Plus loin, on a du chemin de fer des vues magnifiques: à dr., jusqu'à Caprée; à g., sur les montagnes. — 63 kil. Pontecagnano.
— 70 kil. Monfecorvino.
73 kil. Battipaglia (buffet passable), point de jonction de la ligne de Pœstum et Eeggio; on change de voiture. — Pour la suite du trajet sur Eboli, Métaponte et Brindisi, v. Vltalie méridionale, par Bsedeker.
La LIGNE DE P^STUM travcrsc des landes marécageuses où l'on ne voit guère que des troupeaux de buffles. La malaria y règne en été.
— 79 kil. S. Nicola Varco. On franchit le cours torrentiel du Sele, le Silarus des anciens. — 87 kil. Albanella. — 91 kil. Capaccio. — 94 kil. Pesto (Psestum).
Psestum.
La plupart des voyageurs se contentent d'y passer les 3 h. d'arrêt entre l'arrivée du train de Naples et le retour par le train suivant. — La visite des temples coûte 1 fr. dans la sem. et est gratuite le dimanche. Le bureau est au temple de Neptune. — Il y a, dans la saison, un bufifet à la gare (médiocre ; déj. 2 fr. 50).
Pœdum,, en ital. Pesto, ville d'une haute antiquité, a été fondée vers l'an 600 av. J.-C, par des Grecs venus de Sybaris. Son nom primitif était Poseidonia, mot grec qui signifie «ville de Neptune». Au iv^ s., elle était au pouvoir des Lucaniens , qui l'opprimaient. En 273 av. J.-C, les Eomaius y établirent la colonie de Pœstum. Mais l'endroit était déjà décrié sous Auguste pour le mauvais air qui y régnait; la ville déchut de plus en plus, et elle resta pendant des siècles abandonnée et oubliée. Ses temples, datant de la meilleure époque de l'architecture grecque et en bon état de conservation, ne sont surpassés sous ce rapport et en beauté que par ceux d'Athènes.
La gare est à l'E. de l'anc. ville; près de là, on voit les restes d'un aqueduc et d'un pavement antique. C'est par la *porte de la Sirène» qu'on pénètre dans le territoire de la ville, dont l'énorme enceinte a 5 kil. de circonférence. En 8 min., ou arrive à la route qui traverse la ville antique du N. au S. , et l'on est tout à coup
PxHiim.
ENVIR. DE NAPLES.