‹ L'Italie des alpes à NaplesChapitre 61 sur 127 · FLORENCE · texte numérisé non relu

FLORENCE

/. Galerie

Paul Véronèse, Martyre de Ste Justine ; 609, le Titien, la Bataille de Cadore, copie réduite de l'original détruit en 1577, dans l'incendie

Loggia dei Lanzi

Diseg

jPalVecchio

CdUK

des Offlcea. FLORENCE. ff «• 21. 167

dn palais des Doges. — II' salle: à dr., *1111, Mantegna, l'Adoration des Mages, la Présentation et l'Ascension (retable). Le GioryUme: 630, Jugement de Salonion; *622, portr. d'un chevalier de Malte; 621, Moïse enfant subissant l'épreuve du feu (d'après une légende rabbinique; œuvre de jeunesse). *631, Giov. Bellini, la Vierge au bord d'un lac, et des saints, composition allégorique (vers 1488); 584*''», Cima da ConegHano,Yi(irge; 592, Seb. del Plombo, Mort d'Adonis; 1064, le Canaletto, le Palais des Doges à Venise; 1521, G. B. Titpolo, Mise en place d'une statue d'empereur (grand plafond); 593, Jacques Bassaii, Moïse devant le buisson ardent; *605, *599, le Titien, portraits de François-Marie de la Rovère et d'Eléonore de Gonzague , duc et duchesse d'Urbin (1537); 595, Jacques Bassan, le peintre et sa famille faisant de la musique. — Sur des chevalets: *633, le Titien, Ste Famille et St Antoine; *626, le Titien, Flore, plutôt une belle Vénitienne à sa toilette, avec des fleurs à la main (avant 1520); 1520, G.B. Tiepolo, portr. d'un page; 1562, Jac. Bellini, Vierge. — De là, dans les

Nouvelles sallks des écoles toscanes. IV® salle: 12, Andréa del Castagno, le Christ en croix, œuvre de jeunesse provenant de S. Maria degli Angioli; 71, Fra Bartolomeo et Mariotto Albertinelli. Jugement dernier (1498-1499), fresque presque entièrement détruite; à côté est une copie en grisaille qui la complète.

Salle de Louenzo Monaco, à côté de la précédente. A g.: 1310, Gentile da Fabriaiio, Ste Madeleine, St Nicolas, St Jean et St Georges (1425). — A dr. : *1544, Barf. Caporali, Vierge et anges en adoration ; 1309, Loi-. Monaco, Couronnement de la Vierge (1413) ; 64, l'Angelico (f), la Vierge trônant et des anges. Idem (Fra Giov. Ang. da Fiesole): 17, tableau à volets sur fond d'or, la Vierge au milieu de saints et un orchestre de douze *ange8, ces derniers d'un charme exquis (1433); *1294, gradin avec la Prédication de St Pierre, l'Adoration des Mages et le Martyre de St Marc; puis, sur un chevalet, *1290, Couronnement de la Vierge, la plus charmante création de l'artiste.

Salle de Botticelli, à g. de la précédente. Exception faite de quelques allégories à'Avt. et Piero Pollaiuolo, cette salle ne renferme que des œuvres de Sandro Botticelli: 1299, la Force; 1158 et plus loin 1156, Mort d'Holopherne; 1182, la Calomnie, d'après le tableau d'Apelle décrit par Lucien; 3436, Adoration des Mages (l'exécution en couleurs seulement du xvii<" s.); 1154, Pierre, fils de Laurent de Médicis; 1179, St Augustin; *39, Naissance de Vénus; 1289, Vierge et anges; *1286, Adoration des Mages, avec les portraits de Cosme de Médicis, de son fils Jean et de son petit-tils Julien (avant 1478); parmi les madones, on remarquera surtout 1267'''», le «Magnificat », médaillon représentant la Vierge et des anges, et le n" 1316, l'Annonciation, dans un cadre ancien.

Salle de Leonardo, où se voient deux tableaux de Léonard

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de Vinci: 1252, Adoration des Mages, ébauche, probablement commencée en 1481; à la paroi, à g. de là, 1288, l'Annonciation, oeuvre de jeunesse peinte peut-être vers 1472. — De plus, tableaux de Domenico Ventziano (1305; Vierge et quatre saints), Cosimo Rosselli, A. et P. PoUaiuolo, Paolo Uceello (52, Combat de cavaliers), Loremo di Credi.

Sali.e de Michel-Ange. A dr. : 1295, le Ghirlandcdo, Adoration des Mages (1487); *1307, Fra Filippo Lippi, Vierge et anges, œuvre de vieillesse; 1297, le Ghirlandaio, Vierge et saints; 1160, Lor. di Credi, l'Annonciation. — *1139, MicJiel-Anc/e, Ste Famille, œuvre de jeunesse, en détrempe, exécutée entre 1501 et 1505: c'est la seule toile de l'artiste en Italie. Des personnages nus, qui du reste n'ont pas le moindre rapport avec le sujet principal, animent l'arrière-plan et prouvent l'habileté du maître dans la perspective.

— A la même paroi, trois tableaux de Luca Signorelli: 72, Vierge ; 3418, la Fécondité, allégorie; 1291, Ste Famille, d'un dessin vigoureux. — 1 547, Luca Siçphorelli et le Pérugin, le Christ en croix entouré de saints; 1298, Luca Signorelli, l'Annonciation, la Nativité et l'Adoration des Mages (gradin d'autel); 1549, Filippino Lippi, Adoration de l'Enfant; 1301, A7d. PoUaiuolo, St Eustache, St Jacques et St Vincent. — De retour dans le corridor, on entre par la porte suivante dans les trois

Anciennes salles des écoles toscanes. — Salle II: à g., *1265, Fra Bartolomeo, la Vierge et Ste Anne invoquant la Ste Trinité, avec les patrons de Florence (1517; ébauche); *1112, Andréa del Sarto, la Vierge, St Jean-l'Evangéliste et St François (ou «la Vierge aux Harpies», d'après les figures du socle; 1517); en haut, 1267, 1270, le Pontormo, portr. de Cosme l'Ancien (d'après un tableau du xv s.) et de Cosme P»' de Médicis; 1271, Angelo Bronzino, .lésus dans les limbes; 1268, 1257, Filippino lÀppi, grande Vierge sur un trône et quatre saints (1485), Adoration des Mages (1496); 81, Piero di Cosimo, l'Immaculée conception ; 93, A. del Sarto, le Christ apparaissant à la Madeleine; *1259, Mariotto Albertinelli, la Visitation (1503); 1254, A. del Sarto, St Jacques et deux enfants portant le costume de Tordre des Jacobites (restauré).

— Sur un chevalet: *1279, le Sodoma, St Sébastien et, au revers, la Vierge sur des nuées, St Roch et St Sigismond. — La III« salle, derrière la précédente, a un plafond à caissons et, aux parois, de grandes cartes anciennes de la Toscane. Sur des chevalets: *1300, Piero délia Francesca, portr. de Fréd. de Montefeltro, duc d'Urbin, et de sa femme Battista Sforza ; au revers, des Triomphes allégoriques du couple princier; 1563, 1564, Melozzo da Forlï, l'Annonciation.

Rentré dans la IP salle, on passe à g. dans la

Salle I. Petits tableaux. A g. : 1178, 1184, l'Angelico, Mariage et Mort de la Vierge ; entre les deux, 1153, Ant. PoUaiuolo, Combats d'Hercule avec Antée et l'hydre de Lcrne, dans de beaux paysages ;

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H4, 1163, Lor. di Credi, portr. d'un jeune homme; portr. d'Andréa Verrocchio, maître de l'artiste; 30, Piero PoUainolo, portr. du duc fialéas-Marie Sforza. En face: 11G7, Filipphio Lippi, portr. d'nn vieillard (fresipie); 11(52, VAiiyelico, Nativité de St Jean- Baptiste; 1217, le Ptrugin, portr. d'un jeune homme; 11(31, Fra Bartolomeo , Adoration de l'enfant .Jésus et la Présentation; au revers, l'Annonciation, en camaïeu; 1.312, Piero ili Cosimo, Persée délivrant Andromède; 1198, le Punturmo, Nativité de St .Jean- Baptiste.

Tribunk, à la suite. Cette salle octogone renferme les chefsd'œuvre de la statuaire et de la peinture. Au milieu, cinq célèbres sculptures antiques, en partie fortement restaurées: Sahjre dansant qui a le pied sur un instrument pour marquer la mesure, hetête excellente et les bras attribués à Michel- Ange; groupe de lutteurs; Vénus de Médicis; Bémoaleur ou ScyChe aiguisant son couteau pour écorcher Marsyas, sur l'ordre d'Apollon; il formait un groupe avec la statue mentionnée p. 170 (n° 15tj); jeune Apollon. — Parmi les tableaux, à g. de l'entrée en venant du corridor: **1129, Raphaël, la Vierge au chardonneret (del Cardellino), peinte vers 1507, en même temps que la Belle Jardinière (au Louvre) et un peu après la Vierge dans la prairie (à Vienne), avec lesquelles elle forme un groupe étroitement uni par l'inspiration; elle a été reconstituée il la suite d'un incendie survenu en lô^JS. 1127, Raphaël, St Jean adolescent (copie d'atflierj. En haut: 1130, 1126, Fra Bartolomeo, Job et Isaïe; *1123, Seh. del Piontbo, portr. de femme, donné autrefois à tort comme «la Fortiarina» de Raphaël (1512: v. p. 194, n° 245); 1120, Raphaël (?), portr. de femme, tenu autrefois pour celui de Madeleine Doni (repeint); 287, le Pérugin, portr. de l'architecte Franc, délie Opère (1494); 3458, Seh. del Piombo (f), un gentilhomme («l'uomo ammalato; 1514). Au-dessus: *1117, le Titien, la Vénus d'IJrbin, peinte en 1538 pour Guidobaldo de la Rovère, duc d'Urbin. Une femme nue d'une beauté accomplie, couchée, au sortir du bain, sur un lit de repos, attend que ses domestiques, dans la chambre voisine, aient préparé ses vêtements. **1131, Raphaël, portr. du pape Jules II, peint vers 1512. Ce portr. est d'une exactitude vivante: les yeux sont profondément enfoncés dans l'orbite et le regard est dur, les lèvres serrées, le nez saillant et la barbe blanche très abondante. 1122, le Pérugin, la Vierge, St Jean-Baptiste et St Sébastien (1493); 1115, van Dyck, Jean de Montfort: 1.59, Ang. Bronzino, portr. de Bart. Panciatichi. *l'iAl, Albert Durer, Adoration des Mages, peinte en 1504 à Nuremberg; cette «œuvre très pure, empreinte de la solennité hiératique familière à cet art allemand qui était en retard de près d'un siècle sur l'art italien, est un ouvrage dont une civilisation rafiSnée n'a point altéré la dignité religieuse» (Gebhart). *154, Ang. Brovzino, Lucrezia dei Pucci, femme de Bart. Panciatichi; 1108, le

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Titien,YénuB et l'Amour; 1104, Ribéra, St Jérôme; ^lOT, Rubens, Isabelle Brant, première femme de l'artiste; 1128, van Dyck, portr. équestre de Charles-Quint; *1134, le Corrège, la Vierge adorant l'Enfant, avec un beau paysage à l'arrière-plan.

Autres écoles italiennes («Maestri diversi italiani»): 1006, le Parmesan, Vierge et saints; 1031, le Caravage, Méduse; 1557, Cosimo Tura, St Dominique; *1025, Mantegna, Vierge, dans le fond, un paysage rocheux (1489 env.); 3417, Boltraffto, portr. d'un jeune homme couronné de lauriers, la nuit, dans un paysage rocheux; 1002, le Corrège, la Vierge avec des anges musiciens. Sur un chevalet: 155, Lor. Costa, St Sébastien.

Ecoles hollandaises. A dr., 926, Gérard Dou, Marchande de crêpes; 979, Hercules Seghers (non pas Rembrandt), un Orage, paysage; 958, Gér. ter Bordi , Dame buvant; 961, Rachel Ruysch, Fleurs; *977, Jan Steeii, le Déjeuner de jambon; 854, Fr. van Mieris, le Charlatan; 972, 918, Gahr. Metsu, Dame et chasseur, Joueuse de luth. Sur un chevalet: 882, Jac. van Ruisdael, paysage avec ciel couvert. — Noiis passons dans les deux salles des

Ecoles flamande et allemande. — I"'^ salle. A g., 788, Amberger, portr. d'un marchand d'Augsbourg; 765, Holbein le J., portr. de Richard Southwell (1536). En face, Albert Diirer: 851, Vierge (œuvre d'atelier; 1526); 768, 777, St Jacques et St Philippe (1516); entre les deux, 774, Claude Lorrain, marine; *766, Durer, portrait de son père (œuvre de jeunesse peinte en 1490, à l'âge de dix-neuf ans; la figure fine et les mains sont d'une vérité admirable) ; 793, Elsheimer, paysage. — Dans la II<= salle, en haut, huit bons tableaux par Hans de Kulmbach, élève de Durer, l'Histoire de St Pierre et de St Paul. Du côté de la sortie, 758, Elsheimer, paysage avec un berger.

Ecoles françaises. A dr. de l'entrée , 684 , H. Rigaud , Bossuet; 674, Nie. de Largillière, J.-B. Rousseau; 680, Nie. Poussin, Thésée à Trézène; 695, Phil. de Champaigne, portr. d'homme. En face, 667, J. Œouet, François I^»"à cheval; 668, Gasp. Poussin, une Forêt; 671, Lancret (non pas Watteau), le Joueur de flûte (scène de jardin).

Ensuite, à g. à l'extrémité du corridor méridional, le

Cabinet des gemmes (fermé le dimanche), avec huit magnifiques colonnes. Il y a six armoires renfermant des objets de prix ayant appartenu aux Médicis: des vases en cristal et des pierres précieuses, ainsi que des ouvrages d'or et d'argent.

Corridor méridional (^secowrfo corridore). Antiques: à g., 138, le Tireur d'épine, la tête complétée; à dr., 137, autel avec bas-reliefs représentant le sacrifice d'Iphigénie.

Le corridor occidental (terzo coi'ridore). Antiques: à g., 156, Marsyas suspendu, complété, dit -on, par Donatello; à dr., 208, Bacchus et un satyre , le torse du dieu seul antique. A l'extrémité

den OtHcea. FLORENCE. U- H- 2^- 171

(lu corridor, 585, copie moditiée du Laocoon, par Baccio Bandiiielli. A côté, à g., 259, tête de Jupiter. Aux murs, tapisseries et ■J20, Fruits Sin/ders, la Chasse au sanglier. Près des fenêtres, vitrines renfermant des dessins. — La première porte de ce corridor conduit à la sam.e des nouvelles acquisitions, où se voient: 752, Roiniiey, portr. de l'artiste; 746, Hobnan Hunt , id. — La deuxième porte donne accès dans la galerie menant au palais Pitti (v. p. 172), la troisième conduit dans la

Salle van derGoes, qui renferme des œuvres des vieilles écoles des Pays-Bas et allemandes: *1525, Hugo van der Goes, Adoration de l'enfant Jésus, avec des bergers (délicieux types populaires) et des anges; sur les volets, la famille du donateur Tomm. Portinari et ses patrons; 749, Petrus Ci-istus (f), portr. d'un homme et d'une femme. Hans Memliiig: 703, Vierge et anges, répétition du tableau du musée royal de Vienne ; 778, St Benoît sous les traits de Ben. Portinari; 795, Roger va» der Weyden, Mise au tombeau; 761, AU). Diirer, Crucifîment, dessin vert et blanc (1505) avec copie en couleurs de Jan Breughel (1604); 237, le maître de la Mort de la Vierge, Homme et femme (1520). — Salle de Rubens, à la suite. *140, *147, Rvhens, Henri IV à la bataille d'Ivry et son Entrée à Paris, deux toiles colossales peintes en 1627 pour Marie de Médicis, veuve du roi. En outre, provisoirement: 238, Jac. Jordaens, portr. de l'artiste.

Salle des inscriptions. Inscriptions grecques et latines, la plupart de Rome; puis, des sculptures antiques: statues, portraitsbustes, bas-reliefs dont on remarquera un fragment avec représentation d'un bige grec, encastré dans le mur du passage au fond. Le cabinet de l'Hermaphrodite, appelé ainsi d'après la statue du milieu (marbre grec de l'époque des Diadoques), contient également quelques bonnes antiques: 347, hermès de poète grec; 315, torse de satyre et 318, prétendu Alexandre mourant, en réalité tête de géant, deux originaux de l'école de Pergame. — Dans les murs, an-dessus des portes: bas-reliefs provenant de l'autel de la Paix érigé à Rome (p. 250). De là, on revient sur ses pas pour entrer dans la

Salle du Baroche. Cinq tables avec des mosaïques florentines et des toiles de différentes écoles. Entre autres: 188, Andréa del Sarto, portr. de femme. A/ig. Bronzino: 1266, un Sculpteur; 158, Descente de croix; 167, Dame en deuil; 172, portr. d'Eleonora daToledo. 169, 1119, le Baroche, la «Madone du Peuple»; François- Marie II, duc d'Crbin. 163, Sustermans, Galilée.

Salle de la Niobé. Elle renferme douze copies romaines du célèbre groupe antique (v. p. 236), maintenant détruit, qui représentait Niobé, femme d'Amphion, avec ses sept fils et ses sept filles tués par les flèches d'Apollon et de Diane pour punir la faute de leur mère qui avait persiflé Latone; de plus, un pédagogue et une nourrice. Le groupe formé par la mère et sa plus jeune fille, qui

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se serre contre elle, est de la plus grande beauté. La plupart de ces copies ont été trouvées ensemble à Rome en 1583.

Salle de Giovanni da S. Giovanni, contenant plusieurs tableaux de ce maître florentin, au goût délicat (1590-1636).

Salle des cartons et esquisses (Saladei Cartoni e Bozzetti), à la suite. Beaux cartons de Fra Bartolomeo. Au milieu de la salle, dessins de Michel- Ange et esquisses architectoniques, par Bramante, Bald. Peruzzi, etc. — Salle des miniatures et pastels, à côté. Entre autres, des portraits des Médicis, par Ang. Bronzino.

Dessins (Disegni). — Les trois dernières salles à g., à l'extrémité du corridor, renferment la partie la plus importante des dessins, particulièrement ceux des vieux maîtres italiens (toscans, ombriens, romains et du Nord de l'Italie), ceux des maîtres allemands, des Pays-Bas, français. La collection complète comprend env. 40000 dessins. Les n°« commencent dans la salle du fond. Les feuilles exposées portent toutes le nom du maître.

La porte au bout du corridor occidental donne sur le toit de la Loggia dei Lanzi (p. 164). On a de là une belle vue sur Florence, les hauteurs de Fiesole et les montagnes au N. de la ville.

La galerie menant au palais Pitti (p. 193), à laquelle on descend par la deuxième porte, au commencement du corridor occidental (v. p. 171), a env. 650 m. de long et traverse le Poute Vecchio (p. 192). Sur ses parois sont exposés lus bois gravés et les estomjjes des xiv=-xix« s., commençant par les Italiens, après lesquels viennent les Allemands, les Néerlandaisj les Français et les Anglais. — Dans la 2» travée (au delà de la caisse de la galerie Pitti; au-dessus du Poute Vecchio), une gi-ande collection de portraits de membres et de parents de la maison de Médicis. — Dans la 3» travée, des vues de villes italiennes, du xvn« s. ; des portr. de papes et de cardinaux. — Il faut encore monter plusieurs escaliers pour arriver à la galerie Pitti. — La i™ travée, contenant les gravures, est seule ouverte les dim. et jours de fête. Si l'on veut dans la semaine joindre la visite de la gai. Pitti à celle des Offices et rester ensuite sur l'autre rive de l' Arno, ou peut, moyennant 25 c, faire porter les cannes et les parapluies au vestiaire de la galerie Pitti.

II. Via Calzaioli, Or San Michèle, place du Dôme, place "Victor - Emmanuel.

La via dei Calzaioli (rue des bonnetiers; pi. E 5-4), rue animée partant de la place de la Seigneurie, conduit au N. à la place du Dôme. La première rue à g., la via di Porta Rossa, mène au Mercato Nuovo (p. 176); au delà de cette rue, à g., s'élève une grande consti-uction à trois étages,

*Or San Michèle (pi. E 5), église construite de 1337 à 1404, sur l'emplacement de l'anc. oratoire S. Maria in Orto et d'une halle aux grains. Le rez-de-chaussée est aflecté au culte, les étages supérieurs servirent de grenier jusqu'en 1569, et plus tard d'archives

à la pi. du Dame. FLORENCE. J^- «• 2^- 173

pour la chaiiibrt' des notaires. Les corporations de la ville tirent décorer les faces de l'édifice de statues, présentant le plus haut intérêt pour l'histoire de l'art. A remarquer surtout: côté de la via Calzaioli, au milieu, le Christ et St Thomas, par Andréa Verrocchio (1483); à g., St Jean-Baptiste, par Lar. Ghiberti (1414); — côté S.: à g., St Marc, par DimateUo (1413); — côté 0., où est l'entrée: au milieu, St Etienne, et à g., St Mathieu, tous deux par Lor. Ghiberti (1428, 1422) ; — côté N. : à g., St Georges de Donatello, copie en bronze de l'original mentionné p. 185; à dr., St Pierre, probablement dil aussi à Donatello. L'intérieur est à deux nefs et très sombre; dans la nef de dr., magnifique tabernacle goth. par Orcayiia, orné de bas- reliefs représentant des scènes de l'histoire sainte (1359). — A rO. et en face de l'entrée d'Or S. Michèle, est VArte delta Laiia, la vieille maison des tisseurs de laine, restaurée en 1905; elle sert auj. de bourse et est le siège de la Société de Dante.

La via degli Speziali, autre rue transversale à g., conduit à la place Victor-Emm. II, où l'on voit la statue de ce roi (v. p. 176).

Sur la PLACE DU Dôme (pi. F 4), au coin de la via Calzaioli, à dr., Vo^-atoire de la Miséricorde (pi. F 4), propriété de la vieille confrérie de ce nom, dont le but est de secourir les malades indigents et de les enterrer après leur mort; on en rencontre souvent des membres dans les rues, avec leurs capuchons noirs percés de deux trous pour les yeux. — A g., la loggia du Biyallo (pi. EF 4), hospice des enfants trouvé.s, construit de 1352 à 1358, daus le plus gi-acieux style goth. ; à l'intérieur, une petite galerie de peinture.

Le *baptistère ou S. Giovanni Battista (pL E F 4), en face, est un édifice octogone à dôme, datant du vu* ou du viii'" s. ; mais sa décoration extérieure et intérieure, composée de bandes de marbre polychrome, ne remonte probablement qu'au xii* s. Cet édifice, déjà vanté par Dante, a trois ^portes de tyronze célèbres, ornées de basreliefs. La porte du S. est due à Andréa Pisano, qui y a représenté l'histoire de St Jean -Baptiste et les vertus cardinales. L'artiste l'acheva en 1336, après six ans de travail. La porte du N. est de Lor. Ghiberti, qui l'exécuta de 1403 à 1424; les bas-reliefs représentent des scènes du Nouveau Testament, les Evangélistes et les Pères de l'Eglise. Les encadrements de ces deux portes sont encore gothiques. La porte principale, du côté de la cathédrale, est également de Lor. Ghiberti (1425-1452), qui s'est affranchi ici à dessein des règles de la sculptiu-e, et a créé de véritables tableaux en bronze, d'une beanté merveilleuse; aussi Michel-Ange disait-il de cette porte qu'elle était digne de fermer le paradis. On y admire dix scènes bibliques : histoire du premier homme, de Noé, d'Abraham, de Jacob et de Joseph; Moïse recevant la loi sur le Sinaï; la Prise de Jéricho et la Bataille contre les Ammonites; la Reine de Saba. On remarquera aussi l'encadrement, où l'on voit des prophètes et

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des sibylles. Le Baptême de J.-C. , au-dessus de la porte, est d'Andréa Sansovino (1502).

L'iNTÉEiBUR du baptistère a des mosaïques dans l'abside (1225-1228) et dans la coupole (xiv« s.); on ne les distingue bien que par un temps très clair. A dr. du maître-autel, le tombeau du pape Jean XXIII (m. 1419), par Donatello et Michelozzo. A g. de la porte du S., sur un autel, une statue en bois très réaliste de Ste Madeleine, par Donatello.

Le *Dôm.e, ou Cattedrale di S. Maria del Fiore (pi. F 4), iioiii qu'il doit à la fleur de lis des armes de Florence, a été commencé en 1296 par Arnolfo di Cambio, mais le plan qu'il avait fait ne suffit bientôt plus à satisfaire l'orgueil croissant des Florentins. On confia alors les travaux d'agrandissement à Franc. Taleriti (1357), qui commença la nef majeure avec ses larges voûtes, et continua en même temps la décoration en marbre polychrome de l'extérieur dans le style primitif. Une commission de vingt-quatre architectes donna en 1366 les modèles définitifs du chœur et de la coupole. En 1418 fut ouvert le célèbre concours pour l'exécution de la coupole, à l'issue duquel le génie de Filippo Brunélleschi triompha des concurrents. L'église fut consacrée en 1436. — Cette cathédrale a 169 m. de long et 104 m. de large au transept; la coupole s'élève à 91 m. (ou 107 m. y compris la lanterne qui s'y dresse dep. 1462). La façade resta inachevée, comme ce fut le cas pour tant d'autres églises d'Italie ; la façade actuelle a été construite de 1875 à 1887 sur les plans à' Emilio De Fabris. Les portes en bronze, également modernes, sont dues à Ant. Passaglia et Grius. Cassioli. Les portails du côté S. ont été décorés de sculptures vers la fin du xiv^ s.; celles de la porte N. datent de 1408.

L'intérieur, se distingue par ses grandes proportions, mais il est un et sombre. Au mur de l'entrée: au-dessus du grand portail, le Couronnement de la Vierge, mosaïque du xiv" s. Au-dessus des portails latéraux, deux portr. équestres en grisaille: à dr., John Hawkwood (m. 1394), condottiere anglais à la solde de la republique, par Paolo UcceUo (1436); à g., le général Nicoolô da Toleutino (m. 1433), par Andréa del Castagno (1456), Peu de sculptui'es intéressantes pour le voyageur pressé. A dr,, au grand portail, le tombeau de l'évêque Orso (m. 1321), avec statue assise. Dans la nef de dr. : tombeau de Filippo Brunélleschi, par son élève Buggiano; buste de Giotto, par Benedetto da Maiano (1490); buste du savant Marsile Ficin (m, 1499), par Andréa Ferrucci (1521), A un pilier de la coupole, du côté de la nef centrale, St Jacques le Majeur, statue par Jac. Sansovino (1513), Dans la nef de g,: statues du secrétaire d'Etat Braeciolini et de St Jean l'Evangéliste, toutes deux par Donatello ; à côté de la porte latérale, un portrait de Dante, avec une vue de Florence et des scènes de la Divine Comédie, peint sur bois en 1465, par ordre de la république.

Le cbœui-, situé sous la coupole, a une clôture octogone datant du xvi« s. Derrière le maître-autel, une Pietà inachevée, œuvre de Michel- Ange. Les peintui'es de la coupole (xvi« s,) nuisent à l'effet de l'architecture. Les vitraux des fenêtres du tambour de la coupole ont été exécutés d'après les dessins de Ghiberti, Donatello, etc, — Au-dessus de la porte de la sacristie du S, ou Sagrestia Vecchia (bras dr, du transept), un haut-relief par Luca délia Robbia, l'Asceusion, La porte eu bronze de la sacristie du N. ou Sagrestia Nuova (bras g, du transept) a été ornée par ce même artiste de bas-reliefs représentant les Evangelistes et les Pères

Musée du Dôme. FLORENCE. H- «• 2'- 175

lie l'Eglise. Aii-ili'S8Us, daus le tyiupau d'arcadi', un haut-relief eu terre euite, la Résurrection de J.-C, égaleuieut par L. délia Robbia. — Sous l'autel de l'abside (Tribuna), deiTière le chœur, la châsse en bronze de St Zéuobius, par Lor. Ghiberti (1440).

L'ascknskin de i,a COUPOI.K mérite particulièrement d'être faite, d'abord pour se rendre compte de la coustruction de ce chef-d'œuvre d'architecture (c'est la première voûte double protégée par une coupole extérieure), mais aussi parce que la vue y est plus étendue qu'au cj,mpanilc. L'entrée est daus la nef de g., par uue petite porte (entrée 50 c. ; de 9 h. à midi d'oet. à mars et de 7 h. à midi en été). 11 y a un escalier de 4(53 marches jusqu'à la galerie supérieure.

Le *campanile (pi. F 4), commencé en 1334-1336 par Giotto, a été continué pur Andréa Pisano et Franc. Talenti et achevé en 1387. Il est de forme carrée et s'élève à une hauteur de 84 m.; on peut le considérer comme le plus beau campanile gotb. en Italie. Toutes les parties sont décorées de marbre de couleur et d'une quantité de statues: des Prophètes, des Sibylles et des Patriarches par Donaiello et son aide Iiu.sso (1416-1426). On remarque, à l'O., deux statues d'une exécution trè.s réaliste, dues à Donaiello, David (?), le célèbre «Zuccone» ou chauve, et Jorémie. Au-dessous, des basreliefs à' Andréa Pisano (à partir de 1343) ; à remarquer, dans la rangée inférieure, les Progrès de la civilisation depuis le premier homme (côté 0.) jusqu'à l'épanouissement des sciences et des arts en Grèce (ces derniers du côté N., par Liiea délia Rohbia; 1437). On monte au sommet par un escalier commode de 414 marches (50 c. à 1 fr. de pourboire).

En face du chœur de la cathédrale, à g. daus la cour du n° 24, est le *inusée du Dôme ou musée de S. Maria del Fiore (pi. F 4), qui se compose surtout d'œuvres d'art appartenant à la cathédrale et au baptistère. Heures, etc., v. p. 159.

Le rez-de-chaussée contient des fragments architectoniques et quelques sculptures. Les œuvres les plus importantes sont au

PKEuiEK ÉTAGE. — Grande salle. A dr. et à g. à l'un des petits côtés, 71 et 72, les *tribuues («cantorie») des orgues du Dôme, ornées de charmants bas-reliefs, représentant des enfants qui chantent et qui dansent, par Lî/ca delta Robbia ili31-U3S) et Dcmatello (liSi-USS) ; les bas-reliefs de la première sont aussi attrayants par la sincérité de l'expressiou que par la grâce des formes; ceux de la seconde, pleins de passion et de vigueur, très caractéristiques. Au fond, 87, 88, cadres avec miniatures byzantines en mosaïque , dn xi" s. Au mur principal de dr., 92, 93, Ste Réparata et le Christ bénissant, statuettes de martre à' Andréa Pisauo; *97, le grand autel eu argent du baptistère, qui a douze bas-reliefs relatifs à l'histoire de St Jean-Baptiste. Le devant a été fait de 1366 à 1402, mais la statue du saint y a été ajoutée en 14.51 par Michelozzo et les basreliefs sur les côtés , par Ant. FoUaiuolo (Nativité du saint), Verrocchio (Décollation dn saint) et d'autres artistes, de 1477 à 1480. Le crucifix en argent, au-dessus (98), est à' Ant. PoUaiuolo (1457-1459). Plus loin, deux bas -reliefs qui étaient sur les côtés de la tribune de l'orgue' par Litca délia Robbia (v. ci -dessus). A l'autre mur principal et daus la dernière salle, dessins anciens et modernes de la façade de la cathédrale (p. 174) et modèles de la coupole (v. ci-dessus).

Du coin S.-E. de la place du Dôme, la via del Proconsolo mène an musée National du Bargello (p. 184); du coin N.-E., la via dei Servi mène à l'Annunziata (p. 181) et au musée archéologique (p. 182). Bœdcker. Italie. 3» édit 12

176 II- R- 2^- FLORENCE. m Quartier du N.

Au N. de la place du Dôme s'ouvrent les rues dites via Ricasoli et via de' Martelli, cette dernière prolongée par la via Cavour (v. cidessous), menant à la place St-Marc (p. 178; Académie, p. 179). A rO. de la place du Dôme, on va par la via de' Cerretani ou par la via Pecori à la piazza di 8. Maria Novella (p. 190).

Le vieux quartier, dit Centra, au S.-O. de la place du Dôme, s'est modernisé dep. 1888; on y voit maintenant de longues rues monotones et la grande place Victor-Emmanuel (pi. E4-5), qui est le centre du mouvement. Cette place est particulièrement animée dans la soirée (cafés, v. p. 157). Au milieu, une grande statue équestre de Victor-Emmanuel II, par Em. Zocchi (1890), faisant face à la via degli Speziali (p. 173). Du côté 0., au milieu d'un portique, un arc de triomphe imposant forme l'entrée de la via degli Strozzi (p. 189). — Du coin S.-E. de la place, la via Calimara conduit au Mercato Nuovo (pi. E5), édilîce construit de 1547 à 1551, servant de marché aux fleurs (surtout le jeudi matin), aux objets en paille et aux étoffes de laine : il y a une copie en bronze du Sanglier antique mentionné p. 165, et des statues de Florentins célèbres. — Les vieilles ruelles, à l'O. du Mercato Xuovo, ont quelques vieilles maisons, remontant jusqu'au xiii'' s. Dans la via di Porta Rossa, n° 9, le palais Davanzatl (pi. E 5) , du xw* s., semblable à un château fort. La via Por S. Maria (pi. E5), très animée, débouche sur le Ponte Vecchio (p. 192).

m. Quartier du N. : St-Laurent, St-Marc, Académie des Beaux-Arts et musée archéologique.

Au commencement de la via Cavouk (pi. FGH 4-2), anc. via Larga, à dr., le pal. Panciatichi (pi. F 4), construit vers 1700 et qui a au coin un bas-relief de la Vierge, par Desiderio da Settignano. A g., à l'angle opposé de la rue,

le *palais Riccardi (pi. F 3-4), a,nQ,. palais Médicis, occupé auj. par la préfecture. Il a été construit vers 1435 par Michdozzo pour Cosme l'Ancien; il fut habité de 1469 à 1492 par Laurent le Magnifique qui y tint sa cour brillante, puis par ses successeurs, jusqu'à ce que le duc Cosme se fixât au Palais-Vieux (p. 163). En 1659, le palais fut vendu aux Riccardi, qui y firent d'importantes transformations et l'agrandirent. On reconnaît à bien des endroits le plan primitif, surtout dans la belle cour à arcades où l'on pénètre par la grande porte cochère, ainsi que dans les escaliers et dans î'anc. *chapelle des Médicis. Cette dernière où l'on monte, accompagné d'un domestique, par l'escalier de dr. (heures, v. p. 160), a des fresques de Benozzo Gozzoli, peintes de 1459 à 1463 et représentant le voyage des rois mages à Bethléem, brillante cavalcade de chasse des Médicis.

La VIA GoRi, à g., entre le palais Riccardi et S. Giovannino degli Scolopi, église transformée au xvi^ s., conduit à la place St-Laurent

Quartier du N. FLORENCE. //• R- 21. 177

(pi. F 4-3), où se trouve une statue de Jean des Bandes-Noires (m. en 1526, en combattant contre les Impériaux), [)èr(! du tlucCosuie, par Baocio Bandinelli. A g. sur cette place, S(! voit la l'aeade en briques et sans aucune ornementation de

St-Laurent (S. Lorenzo; pi. EF3-4), église très ancienne, reconstruite de 1420 à 14()1, aux frais des i^Iédicis et de sept autres familles, par Brnuelleschi et son successeur Ant. Manetti, en forme de vieille basilii[ue chrétienne à colonnes. Nef majeure à plafond, coupole et, sur les côtés, chapelles en forme de niches.

L'iNTÉKiEUB montre la teudiuue de Uruiiellcsclii à revenir à l'antique. Il a replace sur les colounes rentablimcnt supprimé au moyeu âge, ce qui fait paraître plus élancés les pleins cintres reposant sur ces colonnes. L'intérieur de la façade est de Michel-Ange. Les bas-reliefs des deux chaires, au bout de la nef centrale, sont dus à. Donatello et à ses élèves. Dans le bas côté de g., une jolie balustrade d'orgue, aussi par Donatello. Près du bras g. du transept sont la chapelle Martelli (où se voient un monument moderne de Donatello ainsi qu'une belle Annonciation de Filippo Lippi) et la Vieu.le Sackistik, bâtie par Brunelleschi de 1421 à 1428, qui renferme les simples monuments des plus anciens Médicis; son ornementation intérieure et sa belle porte de bronze sont de Donatello. — Sous la coupole, en avaut des marches du choeur, une simple inscription désigne la tombe deCosme l'Ancien (ni. 14ti4). Dans le bras dr. du transept, sur l'autel à l'extrémité, un tabiernacle en marbre, par Desiderio da Settlgnano.

Le cijOîtrk attenant, à g., a de doubles arcades à colounes; on y entre par le n» 9 de la piazza S. Lorenzo. Dans le passage, à dr. de la porte de l'église, un magnifique escalier mène à l'étage supérieur et à la bibliothèque St-Laurent (Bihlioteca Laurenziana; pi. EF4), fondée par Cosme l'Ancien en 1444 et dont la principale richesse consiste eu 10000 manuscrits des classiques grecs et latins, réunis par les Médicis; l'édifice lui-même a été commencé par Michel-Ange de 1523 à 1520.

De la Vieille Sacristie (v. ci-dessus), on se rend par le cloître au n" 3 de la piazza San Lorenzo, et va visiter les chapelles des Médicis (Cappelle Medicee), c.-à-d. la chap. des Princes et la Nouvelle Sacristie, attenant à l'église au N.-E. et faisant face à la place de la Madone (pi. E3). De l'entrée (heures d'ouverture, etc., v. p. 160), on monte l'escalier et arrive d'abord à la chapelle, à g. (0.), puis à dr. à la sacristie. — La chapelle des Pnnces (Cappella dei Principi), sépulture des grands-ducs de Toscane commencée en 1604, mais achevée seulement en 1838, est une construction octogone décorée de précieuses mosaïques en pierre. — La **N'ouvelle Sacristie (Sagrestia Nuova) a été bâtie par MicJiel-Ange de 1520 à 1524, comme mausolée des Médicis. On avait projeté d'y ériger plusieurs monuments, dont deux seulement ont été exécutés, ceux d'un fils et d'un petit-fils de Laurent le Magnifique. Ce sont: à dr., Julien de Médicis (m. 1516), qui avait reçu du roi de France le titre de duc de Nemours, représenté en général, plein d'une fière assurance; an-des-sous , le sarcophage, avec les *statues couchées du Jour et de la Nuit, admirées de tout temps, surtout la deniière ; — puis à g., Laurent de Médicis (in. 1519), duc d'Urbin, qui semble plongé dans une profonde rêverie, ce qui lui a fait donner le surnom de Pensif,

178 II- R- 2i. FLORENCE. IH- Quartier du N.:

«il Pensieroso» ; le sarcophage est décoré des statues du Crépuscule et de l'Aurore. «L'architecture et la sculpture sont aussi bien adaptées l'une à l'autre que si l'artiste avait modelé le tout d'avance de la même argile»; et cela, bien que Michel-Ange, indigné de l'anéantissement de la république, ait abandonné cette œuvre en 1534, en laissant à ses élèves le soin de la placer. — ■ Les sculptures du troisième mur, en particulier une Vierge inachevée de Michel-Ange, étaient destinées aux autres monuments.

La via del Giglio, à l'extrémité 0. de la piazza ]Madonna, mène à S. Maria Novella (p. 190).

Revenant au palais Kiccardi (p. 176), on prend la via Cavour, qui mène au N.-E. à la place St-Marc (pi. G 3), où il y a une statue en bronze du général Fanti (1872), et où s"élève, au N.-E., la vieille église St-Marc, souvent modifiée et dont la façade ne date que de 1780. A côté de l'église, se trouve l'entrée de l'ancien

*eouvent St - Marc (pi. G 3), ouvert au public sous le nom de musée de St-Marc (entrée, v. p. lôO). Il a été rebâti pour les dominicains sous Cosme l'Ancien, de 1437 à 1443. L'Angelico le décora de fresques qui n'ont pas encore été surpassées pour la vérité dans l'expression des sentiments extatiques.

De la rue, on entre directement dans le premier cloître, où l'on prend immédiatement à dr. Dans le coin S., à dr. au-dessus de l'entrée (lu logement des étrangers (foresteria), Jésus en pèlerin, d'une beauté juvénile, reçu avec la plus grande urbanité par deux dominicains.

— La porte à l'angle E. du cloître (au-dessus de cette porte, Jésus avec les stigmates) conduit au grand réfectoire, dont un mur est orné d'une « Providence » (les frères réunis à table, avec St Dominique, sont servis par des anges)7"^ ue' la"'gàlerie N.-E., contiguë à g., on accède dans la salle du chapitre où l'on remarque, au mur du fond, un grand Crucifîment avec vingt saints. — • A l'angle N., andessus de la porte de la sacristie, St Pierre Martyr se mettant la main sur la bouche pour rappeler la règle de l'ordre enjoignant le silence.

— La porte à g. de la salle du chapitre donne sur le deuxième cloître, qui renferme des fragments d'architecture du moyen âge, des armes, des inscriptions, etc. Le petit réfectoire, à dr. du passage, renferme une fresque Axl Ghirlandaio, la Cène. — A côté, l'escalier par où l'on monte au

I'='' étage. — Les corridors et les cellules sont ornées d'une quantité de fresques de VAngelico et de ses élèves. Dans le 1'"' corridor, en face de l'escalier, une Annonciation d'une grande délicate^e de sen- 41ment. — Dans les cellules de g., surtout des scènes de la vie de IVIam; une, dans la Qf^ cellule, est particulièrement belle: le Couronnement de la Vierge, dont la joie, empreinte d'humilité, est exprimée d'une façon merveilleuse. — Les dernières cellules du corridor voi-sin ont été habitées jadis par Savonarole (p. 161), qui fut prieur de ce couvent à partir de 1491 ; on y voit son buste moderne en bronze par

Acad. des B.-A. FLORENCE. Il.R.'ii. 179

Giov. Dupré, son portrait peint par Fra Bartolomeo, ainsi que divers souvenirs rappelant la tin tragique de ce fougueux prédicateur. — On revient à l'escalier, où est, à g., n" 31, la cellule de St Antonin (ui. 14511). — Plus loin, à dr., la bibliothèque bâtie en 1441. Au milieu, des antiphonaires avec des miniatures du xv« 8. — De l'autre côté du corridor, dans les cellules 33 et 34, trois petits tableaux de V AwjeUco, d'une remarquable finesse d'exécution. La dernière cellule à dr., qiu contient une belle Adoration des Mages par le même, est, dit-on, celle où Cosme l'AnçiejLJJvait des entrevues avec St Antonin et l'Angelico; là aussi, son portrait, par le Pontormo, et un buste en terre cuite de St Antonin.

En face du couvent, au coin de la via Cavour et de la via degli Arazzieri, le joli Casino di Livia (pi. G 3), de 1775. A côté, via Cavour n« 63, le Casino Medici, construit en 157C, sur l'emplacement du jardin, dans lequel Laurent le Magnifique avait assemble une partie des ses trésors artistiques. Plus loin, à g., au n'^ 69, le gracieux préau à colonnes du cloître du Scalzo (pi. G2; entrée, v.p. 159), où l'on voit d'excellentes fresques eu camaïeu brun, peintes de 1515 à 1526 par Andréa del Sarto et représentant des scènes de la vie de St Jean-Baptiste. — En continuant au N.-E., puis en prenant à g. par la via Salvestrina, on arrive à la via S. Gallo. Au coin, n'>74, est l'anc. jja^ois Pandulfini (pi. GH2), construit de 1516 à 1520 sur des plans de Hapbaël.

Au N.-O. de la place St-Marc, via 27 Aprile A, le Cenacolo di S ApoUonia (pi. 0 3), réfectoire de l'anc. couvent de ce uom, reuterme une petite ealene de peinture (entrée, v. p. 100), comprenant surtout des œuvres à' Andréa del Castagno: neuf portraits d'hommes et de femmes célèbres, restes de fresques de la villa Pandoltini a Leguaia. De plus, a la paroi de dr., la Cène (vers 14.Ï0?), fresque très bien conservée.

Dans l'angle S. de la place St-Marc est l'entrée de la paisible via Ricasoli, qui conduit à la place du Dôme (p. 173).

L'*Acadéniie des Beavix-Arts {Accademia di Belle Arti ; pi. G 3) est à g. dans cette rue, au n" 52. Elle possède une importante galerie de peinture, dite galerik Antique et Moderne, qui n'ofire sans doute qu'un nombre restreint de toiles s'imposant à l'attention de tous , mais où l'on peut le mieux se faire une idée de la peinture florentine du xiv^ au xvi" s. Entrée, v. p. 159.

Du vestibule, où se trouve la caisse, on passe droit devant soi dans la salle a coui-ole dont la partie antérieure renferme de belles tapisseries flamandes du xvi« s. Au bout de la salle, on remarque le célèbre *David de Michel- Am/e («ilGigante»), que l'artiste exécuta à l'âge de 26 ans, de 1501 à 1503, dans un bloc gigantesque de marbre mal coupé. Il était précédemment au Palais -Vieux (p. 163). Aucune statue de Michel- Ange ne fut tant vantée par ses contemporains que le David. Effectivement la hardiesse et la sûreté ^de ce maître exciteront toujours la plus grande admiration, si l'on

180 II- R- 21. FLOKENCE. III- Quartier du N.:

songe que les proportions mêmes de son sujet lui étaient données, et avec les limites les plus étroites pour l'attitude et les mouvements. — A dr., le torse d'une divinité fluviale, modèle original de Michel - Ange , destiné à un des tombeaux de la Nouvelle Sacristie (p. 177). Tout autour se voient des plâtres des autres sculptures de Michel- Ange, ainsi que des photographies de ses dessins (bras dr. du transept) et des fresques de la chap. Sixtine (p. 314; bras g.). — A l'extrémité g. du transept, on passe (quelques marches d'escalier) dans les trois

Salles des écoles toscanes. — Salle I (xiii«-x\'« s.). En avant, sur des chevalets: 165, Gentïle (la Fabriano, Adoration des Mages, chef-d'œuvre de ce maître (1423) ; 166, V Angdico, Descente de croix. Aux murs: Vierges, scènes tirées du Nouveau Testament et autres, par Cimabué, V école de Giotto, Amhrogio Lorenzetti, Smidro BotticeUi; 147, partie antérieure d'un bahut où est représenté un mariage, intéressante pour l'histoire des mœurs ; 164, Luca Signorelli, la Vierge et des saints. — Salle II (xv«-xvi« s.). A g.,

168, Fra Bartolomeo, Jésus et des saints, fresques, belle tête de moine au milieu; au-dessus, 159, Alessio Baldovinetti, la Trinité;

169, Albertinelli, l'Annonciation. Au milieu, 195, le Ghirlandaio, Adoration des Bergers (1485). — Salle III (xvi*" - xviii*^ s.). A g., 198, Al. Allori , l'Annonciation. Au milieu, 70, Masaccio, Vierge trônant et Ste Anne. — Rentré dans la salle à coupole, on passe à dr. dans la

Salle IV. Ag. : 57, .56, 241, 242, le Pérughi, l'Assomption (1500); Pietà (œuvre de jeunesse); portraits de deux moines de Vallombreuse; Jésus an jardin des Oliviers. An-dessus du n" 56: 65, Luca Signorelli, Jésus en croix et la Madeleine. En face: 66, le Ghirlandaio, Vierge trônant avec des anges et quatre saints; 62, Fra Filijypo Lippi, Couronnement de la Vierge, un des meilleurs tableaux de cet artiste, qui s'est représenté dans le moine du bas, à dr., avec l'inscription «is perfecit opus»; 61, Andréa del Sarto, deux anges. — Salle V, contiguë à dr. A dr. : 76, 75, A. dd Sarto, quatre saints, le Christ ressuscité (fresque); 71, Andréa Verrocchio (aidé par Léon, de Viiici), Baptême de J.-C. (restauré); 73, Sandre BotticeUi, le Couronnement de la Vierge; 55, Fra Filippo Lippi, Vierge et quatre saints; 72, Franc. Pesellino, gradin d'autel: Nativité de J.-C, Décollation de St Cosine et St Damien, Miracles de St Antoine ; 79, Fra Filippo Lippi, Adoration de l'Enfant; au-dessus, 78, le Pérugin, le Christ en croix; *80, S. BotticeUi, allégorie du Printemps: à g.. Mercure et les Grâces; au milieu, Vénus et l'Amour décochant une flèche: à dr., la déesse du Printemps et Flore, accompagnées de Zépliyre; 82, Fra Filippo Lippi, Adoration de l'enfant Jésus. — Salle VI, de l'autre côté de la salle IV. A dr. : 98, Filippino Lippi et le Pérugin, Descente de croix. En face, 84, Franc. Botticini (ici école de Ver-

Ainwtisiata. FLORENCE. ^i- ^- 'il- 181

rocchio)^ Tobi« accompiigno des trois archanges; 85, S. Botticelli, Vierge et saints; 86, Fra Filippo Llppi, gradin avec scènes de la légende de Si Frigidien et de St Augustin; 92, Lor. di Credi, Adoration de l'enfant Jésus; 97, Fra Bartolomeo, Apparition de la Vierge à St H<'rnard (œuvre de jeunesse). — On rentre dans la salle à coupole; de la première travée, à g., dans la sallk VII, où sont exposées plusieurs toiles de VAngelico: à dr., 246, Pietà; 243, histoire de St Cosme et St Damien; 233-237, 252-254, Vie de Jésus sur huit tableaux (en partie seulement de la main de l'artiste); 257, 258, scènes de la vie de St Cosme et St Damien; à g., à côté de la porte: *266, Jugement dernier, où la représentation des bienheureux placés à g. est pleine de charme et de sentiment. — A côté, deux salles de la vieille école florentine (xiv« et xv* s.).

Un escalier dans le vestibule conduit au l"' étage , où est la GALERIE DES TABLEAUX MODERNES. Il n'y a pas d'oBuvres de grande importance.

Dans le même corps de bâtiment se trouve encore (entrée via degli Alfani, 82) la célèbre manufacture de mosaïques de Florence, où sont exposés des échantillons, qu'on peut voir en sem. de 10 h. à 4 h.

La via délia Sapienza, qui part au S.-E. de la place St-Marc, conduit à \& piazza delV Annunziuta (pi. G 3-4), bordée à l'E. par l'église du même nom, au S. et an X. par les arcades de l'hospice des enfants trouvés (p. 182) et de la confrérie des Servi di Maria (1518). Sur cette place s'élèvent une statue équestre du grand-dric Ferdinand /"^, par Jean Bologne (1608), et deux fontaines dues à Pietro Tacca.

L'*Anniuiziata ((S'aH^issima J.«nMHSjafa rfe' »Serft; pi. GH3), église fondée en 1250, a été transformée de 1444 à 1460 par Miehelozzo. Son porche a été renouvelé en 1601. Elle mérite une visite, en raison des fresques d'Andréa del Sarto, qui en décura la cour de 1510 à 1514; elles représentent des scènes de la vie de St Philippe Benizzi, fondateur de l'ordre des servîtes, et des scènes de la vie de la Vierge. Par la variété des formes magnifiques et par le ravissant coloris aux tous vaporeux, ces fresques font partie des plus belles œuvres du milieu de la Renaissance florentine.

On accède au parvis par la porte du milieu. Les peintures ont souffert des intempéries et ont été pour cette raison protégées par une galerie vitrée qu'ouvre le sacristain (30 à 50 c. de pourb.). A g. de l'entrée de l'église, deux fresques plus antiennes: l'Adoration des Bergers, par Alessio Baldocinetti (1460) et la Prise d'habit de St Philippe Benizzi, par Oosimo Bossdli (1476). Puis, toujours à g., cinq compositions d'Andréa del Sarto: St Philippe donnant sou habit à un malade. Joueurs frappés de la foudre pour s'être moqués de St Philippe, Guérisou d'une possédée. Corps de St Philippe ressuscitant un mort et Guérison d'un enfant par le contact des vêtements du saint. Andréa del Sarto se révèle ensuite comme un maître parfait dans les peintures de l'autre côté: au mur de l'église, l'Adoration des Mages (à dr. au premier plan, Jac. Sausovino, et l'artiste lui-même montrant quelque chose devant lui); à côté, à dr., la maenifique Nativité de la Vierge, de 1514 (la femme aux nobles traits, an. milieu, est l'épouae de l'artiste). Ensuite, trois œuvres d'amis ou élèves

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d'A. del Sarto: le Mariage de la Vierge, par Franciabigto; la Visitation, par le Pontormo; l'Assomption, par Rosso, exécutées de 1513 à 1517.

L'iNTÉBiB0R de l'église , décoré après coup dans le style baroque , a perdu son caractère primitif. La Cappella délia Vergine Anniinziata, à g. de l'entrée, est toute cachée sous de précieuses offrandes. — La rotonde originale du chœur, commencée en 1Î51 sur les plans de ilichelozso, a été achevée de 1470 à 1476 d'après L. B. Alberti. Dans la 5« chap., un crucifix et six bas-reliefs, par Jexni Bologne et ses élèves.

Une porte dans le bras g. du transept donne sur le cloître. A côté de cette porte, mais à l'extérieur, se voit une fresque à.' Andréa del Sarto, la Madone du Sac (1525).

L'hospice des Enfants Trouvés {Spedale degli Innocenti;

pl. G 4), au S. - E. de la place, commencé en 1419 par Brunelleschiy e.st une des prémices de l'architecture de la Renaissance. Entre les belles arcades, des Enfants au maillot, médaillons polychromes d'Andréa délia Rohhia, aux sujets ofi'rant une grande variété d'attitude, indiquent clairement la destination de l'édifice. Dans la cour, à g., au-dessus de la porte de l'église S. Maria degli Innocenti, une Annonciation, aussi par A. délia Rohhia. A l'intérieur, au-dessus du maître-autel, une Adoration des Mages du Ghirlandaio (1488 ; voilée). — Au coin de la via de' Servi , qui de la place de l'Annunziata (p. 181) mène à la place du Dôme (p. 173), à dr., le palais Riccardi-Mannelli, maintenant pal. Grifoni (pl. G 4), par Bern. Buontalenti (1565).

La via della Colonna, qui part de l'angle E. de la place de l'Annunziata, se dirige auS.-E. Dans cette rue, à g., le grand Palazzo della Crocetta (pl. H 4), qui contient

le *musée archéologique (entrée, au n» 26, près du coin de la via della Pergola; v. p. 159). Ce musée offre au voyageur venant du Nord comme le premier coup d'œil sur la civilisation étrusque. Les objets, tels que vases, bronzes, parures, proviennent presque tous de tombeaux; ils ont été en partie importés de Grèce par des commerçants et en partie imités de modèles grecs. Les Etrusques n'ont en qu'une faculté de production artistique peu considérable. Ils se distinguent des Grecs par un réalisme très marqué, qui devait revivre encore dans l'art romain.

Rez-de-chaussée. — Musée étrusque, partie topographique, comprenant 17 salles, dans lesqiielles les objets sont classés d'après le lieu où ils ont été trouvés: I-III. Vétulonif, {Vetidonia, p. 200). — IV. VuLSiNaES ( Voisina, p. 218). — V. Cortojoî et Arezzo (p. 210, 209).

— VL et VII. Clusium (Chii/si; p. 218). — VIIL Ldna (Linii; p. 148), etc.

— Xy. et XVI. Florestia. — XVII. F^sul^ (p. 198, 199). — Le jardin, à côté de la VIII'= salle, renferme des reproductions de tombeaux étrusques de toutes formes (fosses, tombeaux circulaires, tertres). Conduite, toutes les Va b- ; s'adresser à un des gardiens.

I" étage. — A g., salles I à VII, renfermant le

Musée égyptien. Dans la VU» salle, un char de guerre égyptien, du xiv« s. avant J.-C. — A dr., quinze salles formant la 2« partie du

Musée étrusque. VIII» salle. Vases noirs, en terre, de fabrication étrusque. — On traverse alors la XI» salle pour entrer dans la X« salle: objets en bronze (miroirs finement gravés, candélabres; casquen

Musée urchéol.

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