‹ L'Italie des alpes à NaplesChapitre 8 sur 127 · Partie (p. 108) — V · texte numérisé non relu

Partie (p. 108) — V

Bologne (p. 112) et excursion à Ravenne (p. 121) 2—

Pise (p. 150) — V2

Florence (p. 155) 5—

Sienne et Orvieto (p. 201, 218) 2—

Péroiise, Assise (p. 210, 215) 2V2

Rome et ses environs (p. 224, 338 ut v. p. 231) 14—

Naples et ses environs (p. 363, 395 et v. p. 368 et 396) 10—

Il faut, à ces ô3 jours, eu ajouter encore au moins 8 autres pour les trajets en chemin de fer et les arrêts imprévus. Il va sans dire que le voyageur le plus infatigable ne pourra guère visiter tous ces endroits en un seul voyage. Il fera plutôt son choix suivant ses goûts et le temps dont il disposera, mais restreindra le plus possible le nombre des endroits à visiter, afin d'en garder une impression durable.

Les automobilistes et cyclistes trouveront p. xvii-xvni un plan d'excorsions, combiné spéciolcmeut à leur intention.

Xn INTRODUCTION. Hygiène.

Hygiène. — Quelques règles d'hygiène ne seront pas inutiles à l'habitant du Nord, qui devra modifier sous plus d'un rapport ses habitudes en Italie. Il n'oubliera pas qu'il y a même dans ce pays un hiver, sans doute moins rigoureux que chez lui , mais durant lequel on a encore besoin de vêtements chauds. Les vêtements de dessous en laine garantissent le mieux du froid. Contrairement aux habitudes du Nord, on mettra son pardessus, en hiver et au printemps, en entrant dans les musées, les églises et tous les édifices non chauffés, tandis qu'on pourra l'enlever dehors au soleil de midi. Par une grande chaleur , pour éviter d'arriver en transpiration à l'intérieur des musées et des églises , on s'y rendra en voiture et reviendra à pied. En été, il ne faut pas trop s'exposer aux rayons du soleil ; on se servira d'un parasol et on obviera à l'éclat de la lumière en portant des conserves à verres fumés.

A l'hôtel, la chambre devra avoir un tapis. L'exposition des chambres au sud est de rigueur pour les personnes souffrantes, et presque indispensable même pour celles qui se portent bien. S'il est impossible de se loger au S., choisir l'O. en hiver et l'E. en été; ne jamais accepter de chambre au N., sans soleil. On aura soin de se bien couvrir la nuit, les couvertures dans les hôtels étant, d'ordinaire, iusufiisantes. — Pour la nourriture et la boisson, il faudra se modérer, surtout à Naples. L'habitant du Nord voit sans doute son appétit diminuer peu à peu dans le Midi, mais il est néanmoins porté à se surcharger l'estomac de mets auxquels il n'est pas habitué, tels que macaroni à l'italienne, fruits du Midi, etc. Pour le poisson, on imitera les Italiens, qui refusent celui qui n'est pas très frais; il faudra s'abstenir à Naples comme à Venise de manger des huîtres, celles-ci pouvant occasionner le typhus. En voyage, il est toujours bon de se méfier de l'eau potable ; seules quelques grandes villes d'Italie sont pourvues de bonnes conduites. L'eau de Eome est renommée comme du temps des anciens; celle de la fontaine de Trevi est la meilleure. A Naples, l'aqueduc Acqua di Serino fournit également de l'eau excellente. La meilleure boisson est le vin rouge du pays; si on ne l'aime pas, boire des vins de France. Dans toutes les grandes villes, on trouve aussi de la bière allemande de bonne qualité. Enfin on ne saurait trop recommander de ne pas voyager trop vite (v. aussi p. xi). La plupart des maladies aiguës sont les conséquences non seulement d'un mauvais régime ou de refroidissements, mais encore de fatigues excessives. Le voyageur est souvent indisposé par sa faute, surtout celui qui ne s'accorde aucun repos, veut tout voir le plus vite possible et croit pouvoir se contenter d'un seul repas rapidement pris vers le soir. En cas d'indisposition, même très légère, s'abstenir de toute excursion, afin de laisser au système nerveux le temps de rendre aux organes leur activité normale ; sinon, on consultera immédiatement le médecin.

On devra prendre garde à la malaria ou fièvre intermittente,

Chem. de fer. INTRODUCTION. XIII

qui règne Je juillet à fin octobre on conimencemeut de novembre lians certaines contrées de l'Italie. La Campagne romaine, les environs de Naples, surtout ceux de l'O., et Pœstuni j- sont particulièrement exposés. Cette maladie se propage par une espèce de moustique (anophèles claviger) qui commence à piquer à la fin de juin et est notamment dangereux pendant la nuit. Cependant, à Rome, comme rians les rues et les appartements des grandes villes, il n'y a rien à redouter.

m. Moyens de transport.!)

Cherains de fer. — Les grandes lignes italiennes sont la propriété de l'Etat; seules quelques voies secondaires sont propriété particulière. L'exploitation laisse encore à désirer sur bien des points. Ces années dernières , les retards étaient presque de règle. Le service des guichets se fait très lentement. Défense d'entrer dans les salles d'attente sans billet. Les !■** classes sont surtout fréquentées par les étrangers et les voyageurs accompagnés de dames. Mais on peut aussi fort bien prendre des 2«s cl. — Les rapides ou treni direttissimi et les express ou diretti ont des 1"^» et des 2«" classes (quelques express même des S"^); ils sont composés de nouveaux wagons d'un type perfectionné. Les trains ordinaires (accelerati, omnibus, etc.) ont encore de vieux wagons. Les 3<=« cl. servent presque uniquement aux classes inférieures de la société. On cherchera soi-même une bonne place {èpreso (juesto postof cette place est-elle prise?). Les compartiments de fumeurs portent l'inscription fumatori, ceux où il est interdit de fumer, é vietato di fumare. Expressions indispensables: fermât a, arrêt {quanti minuti di fermata? combien de minutes d'arrêt); si cambia treno, changement de voiture; dove parte il freno per . . .? d'où part le train pour . . . ?; essere in coincidenza, être en correspondance; capostazione, chef de gare ; conduttore, conducteur; nscita, sortie (où un employé retire le billet à la fin du voyage).

Dans les grandes gares, les guichets ouvrent 40 min., dans les petites, 20 min. avant le départ du train. Prendre son billet se dit fare il biglietto. Il est bon d'arriver à temps et de préparer à l'avance le prix du billet (plus 5 c. pour droit de timbre), les employés pouvant refuser de changer; on fera attention à la monnaie rendue (v. p. ix-x). Dans les localités importantes, on peut prendre son billet d'avance au bureau de ville (agenzia di città). — Comme on n'a pas besoin de billet pour faire enregistrer les bagages (spedire ou far

t) Le meilleur indicateur, qu'on trouve dans tontes les gares et chez les marchands de journaux, est l'Orartb ujjiciale ddle strade ferrate, etc., qui parait tous les mois chez Pozso frères à Turin (grande édition, 1 fr.; petites édit. 80, 60 et 20 c).

XrV INTRODUCTION. Che^n. de fer.

registrare il hagaglio), on peut les expédier d'avance aussi loin qu'on le désire. Le tarif des portefaix (facchini), qui chargent ou déchargent les colis, est différent d'après les stations et le poids : 5 à 20 c. par colis, et l'on donnera un petit pourboire en sus. Faire plomber {j)io77ibare, 5 c. par colis; v. p. xxv) les malles en mauvais état. — Pour les bagages mis en consigne (dare in deposito, depositare), on a à payer 5 c. par jour et par article, le minimum étant de 10 c.

Les BDFFETS des principales gares mettent en vente des paniers de provisions contenant des repas froids avec Vs litre de vin (3 à 4fr.); ils sont généralement bons et préférables aux repas hâtifs des buffets. — Oreiller.s (cuscino, guanciale) pour la nuit, 1 fr.

Pour un VOYAGE CIRCULAIRE, OU Utilisera de préférence les billets comhinàbles internationaux («biglietti combinabili internazionali»), qui offrent, outre une réduction de prix s'élevant jusqu'à 22''/o en Italie, certains agréments qui ne sont pas à dédaigner; ils doivent représenter pour le moins im parcours de 600 kil. et sont valables pour 60 j. jusqu'à 3000 kil., pour 90 j. jusqu'à 5000 kil. et pour 120 j. au delà ; ils peuvent contenir des coupons dits de jonction qui se payent à part et sont utilisés pour le passage des Alpes ou le trajet en bateau de certaines sections de route. Ils donnent la faculté d'interrompre le voyage sans formalité à toutes les stations indiquées sur les coupons. Sur certains parcours de peu d'étendue, les porteurs de billets circulaires sont exclus des express (v. p. 146). — On peut .se procurer ces billets dans toutes les gares des chemins de fer français et dans certaines agences de voyages (v. l'Indicateur Chaix: «Voyages circulaires et à prix réduits»), p. ex.: chez Tli. Cook & Son, à Paris, 1, place de l'Opéra; à Bruxelles, 41, rue de la Madeleine; à Genève, 90, rue du Rhône, etc. En Italie, les commandes sont reçues à toutes les grandes gares, mais ne peuvent être effectuées que par Gondrand, à Milan, galerie Victor- Emmanuel et par T/i. Cook & Son, à Rome, piazza Termini.

Il y a en outre des billets à itinéraire fixe, au S. des Alpes, délivrés en France, avec des billets circulaires français et franco-suisses aboutissant à Vintimille, Modane, Luino et Chiasso ; des billets italiens à itinéraire facultatif (biglietti a itinerario combinabile) sur le réseau italien, combinables au gré du voyageur (v. l'Orario , pages vertes) et enfin un grand nombre de billets italiens de voyages circulaires à itinéraire fixe (biglietti comhinati) ; on ne peut les avoir qu'aux grandes gares d'Italie (v. rOrario, pages vertes).

Les BILLETS d'aller et retour (biglietti di andata-ritorno) ne sont valables dans la semaine que pour un jour sur un parcours de 100 kil. ou moins , pour deux jours jusqu'à 200 kil., pour trois jours jusqu'à 300 kil. et pour quatre jours au delà. Les billets délivrés le sam. ou la veille des jours de fête officiels (v. p. xxni) sont valables pour 3 jours, ceux pris les dim. et fêtes pour 2 jours an moins. On ne peut s'arrêter en route avec ces billets.

Les billets d'aller et retour de Paris à Turin (147 fr., 106 fr. 16), Milan (104 fr. 80, 110 fr. 75), Gènes (169 fr. 80, 121 fr. 40), Venise (217 fr. 76, 151 fr. 95) et Florence (218 fr. 70, 152 fr. 80), via Mont-Cenis, avec vali-

Bat. à vap. INTRODUCTION. XV

dite de 30 jours et Hirêta facultatifs, peuvent être prolongés (prorogare) d'une période nnique de 15 jours, moyennant le payement d'un supplément égal à lOo/o du prix du billet. — Franchise do 30 kilos de bagages sur le parcours P.-L.-M. ; aucune franchise en Italie.

Pour les voyageurs qui préfèrent ne pas s'astreindre à suivre uu itinéraire fixé d'avance, il e.st bon de l'aire observer que l'administration des chem. de fer italiens a créé en 1906, i titre d'essai, un TARIF SPÉCIAL A RÉDUCTION GRADUELLE (taHffci diffère nziale Aj, ofl'rant pour les grands parcours une très sensible diminution de prix. Ce tarif est applicable à un trajet d'au moins 150 iiil. en express et 250 kil. en train ordinaire. On a intérêt à prendre un billet pour une section de route aussi longue que possible. Ainsi, le trajet Milan-Bologne-Florence (340 kif.) coûte 38 Ir. en 1" cl. et 26 fr. 30 c. en 2«, au lieu des anciens prix de 44 fr. 55 et 31 fr. 20; le trajet Milan-Florence-Rome (665 kil.), 59 fr. 80 en 1« cl. et 38 fr. 90 en 2% au lieu de 84 fr. 90 et 59 fr. 40; Milan-Florence-Rome-Naples (914 kil.), 68 fr. 60 en l-* cl. et 45 fr. 20 en 2*, au lieu de 116 fr. 65 et 81 fr. 65. La ditférence est donc de 14,7 ^/o pour le parcours Milan-Florence, 29,5 o/o pour le trajet Milan-Rome et même 41*/o pour celui Milan- Naples. — Ces billets, valables 1 jour (compté de minuit à minuit) par 100 kil., donnent droit à 1 interruption de voyage jusqu'à 300 kil., à 2 jusqu'à 600 kil., à 3 jusqu'à 900 kil., à 4 jusqu'à 1000 kil. et à 5 au delà de 1000 kil.; p. ex. le billet de Milan à Florence est valable 4 jours et donne droit à 2 arrêts en cours de route, le billet de Milan à Rome est valable 7 j. et permet 3 arrêts en cours de route (Milan-Naples, 10 jours, 4 arrêts).

Il y a enfin des billets d'abonnement spéciaux «système suisse» (biglietti dî abbonamento speciali) valables pendant une période de 15 ou de 30 jours, de 3 mois ou d'une année pour les lignes comprises dans une zone déterminée; ils sont sans importance pour les touristes.

Tramways. — Toutes les grandes villes sont desservies par des lignes de tramways, à traction électrique pour la plupart, tandis que les lignes de banlieue sont généralement à vapeur. Dans nombre de villes, p. ex. à Milan et à Florence, il n'y a pas de haltes fixes (tfermata»); on fait signe au conducteur ou l'on sonne, si l'on vent descendre. Dans d'autres villes, à Rome par exemple, ils s'arrêtent aussi entre les stations, quand on fait signe. Il n'e.st pas coutume de donner des pourboires. — On fera bien de faire attention aux pickpockets (v. p. xxv).

Bateaux à vapeur. — On trouvera dans le corps du livre les renseignements nécessaires sur les divers services de bateaux à vapeur dans laHante-ItaUe. Leurs horaires sont aussi dans l'indicateur des chemins de fer (v. p. xin).

Pour les bateaux des lacs du Nord de l'Italie, les billets se délivrent à l'agence dans les grandes stations et à bord, si l'on s'embarque atix petites stations intermédiaires. Il est d'ordinaire interdit de descendre aux escales intermédiaires, à moins de ne pas

XVI INTRODUCTION. AuU>8. Bicycl.

vouloir aller plus loin. En été, il y a des billets du dimanche très bon marché, mais les bateaux sont alors encombrés. — On fera bien de s'attendre à des retards; mais il arrive aussi aux petites stations intermédiaires que les bateaux partent même 10 min. (5 min. an lac de Lugano) avant l'heure indiquée sur l'horaire.

Sur la Méditerranée, les trajets en bateau sont charmants dans la bonne saison. Dans les eaux italiennes, les services sont faits par la société dite Navigazione Générale Italiana, dont le siège est à Rome, via délia Mercede, 9. Les bateaux de la C*' Fraissiitet circulent entre Gênes, Nice, Cannes et Marseille; ceux du Nwddeutsche Lloyd, entre Gênes et Naples (trois fois par mois ; agences, v. p. 138, 367).

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