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Le corso Umberto I et les rues a vois mantes

Le *CoKso, officiellement dénomnié corso Umberto I (pi. D 1-4; omnibus, v. p. 229), est une des trois rues qui partent de la place du Peuple (p. 240), au S., la grande du milieu. II était, avant la création des quartiers modernes des collines (p. 240), la principale artère de la ville; il en est resté la rue la plus animée. Il a 1500 m. de long de la place du Peuple à la place de Venise et a conservé le cachet particulier que lui donnent ses belles façades baroques des XVII* et xviii* s.

Dans la via de' Pontefici, sixième rue transversale à dr. du Conrs, se trouve à g., au n" 57, l'entrée du mausolée d'Auguste (pi. D2). C'est là que lurent inhumés la plupart des empereurs jusqu'à Nerva. L'énorme suubaasemeut qui s'est conservé jusqu'à nous, servit au moyen âge de forteresse aux Colonna.

C'est à St-Charles {S. Carlo al Corso; pl.D2), église duxvii^s., que commence la partie la plus animée du Conrs. Il y a beaucoup de magasins, de piétons et de voitures, surtout le soir. — Les rues latérales de g. (ou à l'E.) se dirigent vers la ^làce d'Espagne, notamment la via Condotli (p. 243), rue très fréquentée, où l'on voit se dresser à l'arrière - plan la Triuité-des-Mouts. De l'autre côté du Conrs, la via Condotti se prolonge par la via Fontanella di Borghese (p. 262), qui mène dans la direction du pont St-Ange.

A dr. du CocR.s, n^ 418 a, le palais Rusjjoliy construit en 1586. Au coin do la piazza in Lucina (pi. D3) qui s'ouvre à dr., le Cours fut surmonté, jusqu'en 1662, d'un arc de triomphe antique près duquel se dressait jadis l'autel de la Paix mentionné p. 250. L'église S. Lorenzo in Lucina fut fondée au iv*' s., mais modifiée à maintes reprises, la dernière fois en 1606; elle renferme le tombeau de Nie. Poussin (m. 1665), érigé par Chateaubriand.

La via délie Convertite, quelques pas plus loiu à g., conduit à la PLACE St- Sylvestre (pi. D3), où se croisent plusieurs lignes de tramways (n"" 2, 8, 9, 11, 18) et où l'on a érigé en 1886 un monument au poète Pierre Métastase (1698-1782), enfant de Rome. A l'angle N.-O. de cette place, la vieille église S. Silvestro in Cupite, actuellement aux catholiques anglais. Une partie du couvent qui en

258 m- -R- 27. ROME. II- Près du Tibre, r. g.:

dépendait est occupée pai" le ministère des travaux publics, l'autre par le bureau central des postes et télégraphes (p. 229) ; on y entre de la place St-Sylvestre et de la via délia Vite. Dans la cour, on a déblayé en 1908 des fragments considérables appartenant sans doute ;ï un temple du SoleU qu'Anrélien y avait érigé.

Ensuite, sur le Cours, à dr., n<* 374, le palais Verospi, de la fin du XVI* s., maintenant propriété du Credito Italiano. A g., se trouve le palais Marignoli (au rez-de-chaussée, le café Peroni & Aragno, v. p. 226); puis, toujours à g., les grands magasins Bocconi frères, à côté desquels débouche la via del Tritone venant de la place Barberini (p. 244).

A dr., au coin de la place Colonna, le grand palais Ctdgi (pi. D3), commencé en 1562 par Giac. délia Porta et achevé par C. Maderna; il sert aujourd'hui de résidence à l'ambassadeur d'Autriche auprès du Quirinal.

La belle place Colonna (pi. D3; omnibus, v. p. 229), que le Cours traverse en cet endroit, a été agrandie à l'E. ; c'est une des places les plus animées de la ville. Elle doit son nom de Colonna à la *colonne de Marc-Aurèle qui s'élève au milieu et qui, comme celle de Trajan (p. 291), est ornée de bas-reliefs, représentant les guerres de l'empereur contre les Marcomans et d'autres peuplades germaniques des boi'ds du Danube. La colonne qui mesure 100 pieds des anciens ou 29 m. 60 de hauteur se compose de 28 morceaux, plus le chapiteau et la base. Sixte-Q,uint, qui en entreprit la restauration en 1589, fît placer au sommet la statue de St Paul. — Le bâtiment à l'O. de la place a une galerie de colonnes ioniques antiques. Au rez-de-chaussée sont les restaurants Colonna et Fagiano (p. 226).

Les rues à dr. et à g. de cette galerie aboutissent à l'O. à la place du Mont-Citorio (p. 262). — Une autre rue à g. mène au 8. à la PiAzzA Di PiETRA (pi. D 3), OÙ l'on voit en face onze *colonnes corinthiennes de 12 m. 90 de haut; elles étaient du côté N. d'un temple élevé par Antonin le Pieux, probablement en l'honneur d'Adrien (m. 138 apr. J.-C). Ce bâtiment, aujourd'hui la Bourse, porte encore le nom de Dogana di Terra parce qu'il servit autrefois de douane. — On retourne au Cours par la via di Pietra.

Plus loin dans le Cours, à g., n° 239, le palais Sciarra- Colonna (pi. D 3-4), le plus beau de toute la rue, construit par Flaminio Ponzio au commencement du xvii« s., avec un portail plus moderne. — En face, la caisse d'épargne, bel édifice dû à Cipolla (1868).

La rue qui se détache à dr. du Cours, la via del Caravita, conduit à St- Ignace (pl.D4), église grandiose, du style baroque, construite de 1626 à 1685 sur les plans du Dmniniquin par le père G-rassi, en l'honneur d'Ignace de Loyola (m. 1556), fondateur de l'ordre des jésuites, qui fut canonisé en 1622. La façade est de VAl-

Chjso. 3Tus,>e Kircher. ROME. Ifl- H- 27. 259

(farde. Les peintures de l'intérieur sont dues au père Pnzzo, un maître de la perspective.

Le Collège Romain {Collegio Romano; pi. D4), vaste corps de bâtiment conticfu au chœur de .St- Ignace, au S., est l'anc. école supérieure des jésuites. Sa façade principale donne sur la place du Collège-Romain, où est l'entrée du lycée Ennio Quirino Visconli. La plus grande partie de ces bâtiments est occupée actuellement par le musée Klrcher (v. ci -dessous) et la bibliothèque Victnr- Emmanuel ; cette dernière, formée de la bibliothèque des jésuites et de celles d'autres couvents, s'enrichit constamment de nouvelles œuvres scientifiques.

Le musée Kircher (Museo Kircheriano), riche collection de petites antiquités fondée par le savant jésuite Afhunase Kircher (m. 1680) et augmentée depuis 1876 d'un muséa ethnograpliique et préhistorique, encore plus important, a son entrée du côté E. du bâtiment, dans la via del Collegio Romano, parallèle au Cours. Heures de visite, etc., v. p. 233. -^

On monte à l'étage supérieur (trois escaliers) en passant devant la bibliothèque. Du vestibule ou entre, à g., dans le musée ethsogeaphique, comprenaut 28 salles disposées autour de la grande cour intérieure, des corridors, chambres et cabinets. — La porte à dr. du •Vestibule, an contraire, doune accès à la salle 54 (v. ci-deasons) qu'il faut traverser pour arriver au

MUSÉE PRÉHisTORKiuK, Commençant par le cabinet 29. Cabinets 29-32: âge de pierre. Cab. 33-35: âge de bronze. Cab. 36-39: âge de fer. Le cab. n" 40, le dernier de la série, contient le *trésor de Préneste, du commencement du vu» s. av. J.-C. ; dans la rangée du milieu: 1, fine parure en or, sur laquelle sont soudées des figures d'animaux; 26, fragments d'une coupe en argent, à bas-reliefs dorés, genre égyptien; 20, vase en or à denx anses; 25, 23, 24, vases du même genre en argent doré; puis, armes, bas-reliefs en ivoire. — De ce cabinet on passe, i dr., dans un corridor (41), où se trouve la reproduction d'un «nuraghe» de Sardaigne, c. -à-d. d'une de ces tours coniques élevées par les premiers habitants pour servir de monuments funéraires ou de refuges en temps de guerre; en outre, des modèles de monuments mégalithiques (menhir et dolmen) du Sud de l'Italie. Puis, à g., une série de six cabinets (42-48) d'où l'on

Sasse à dr. dans uu corridor (45) renfermant des objets préhistoriques 'autres pays de l'Europe et des antiquités d'Amérique. — Une porte vitrée, à l'extrémité N. de ce corridor, forme l'entrée du

MUSÉE Kircher proprement dit, qui, dans un corridor (49) et les pièces attenantes à g., renferme les anciennes collections. Nous n'en donnons qu'une description sommaire. Cab. 50: inscriptions clu-étiennes et lampes provenant des catacombes, objets en bronze, sculptures en bois. Cab. 51: pierres tumulaires des premiers temps du christianisme, bas-reliefs de sarcophages; au milieu: vase de marbre, très détérioré, orné de reliefs représentant l'Adoration des Bergers et le Christ trônant; devant la fenêtre, le crncifii-caricature, griffonnage à la pointe provenant du « paedagogium •> du Palatin (p. 295) et représentant un homme à tête d'âne, en croix, et à côté un homme qui l'adore, avec une inscription grecque qui signifie «Alexamène adore son Dieu». Cab. 52: terres cuites, ivoires sculptés, verres. Cab. 53: riche collection de monnaies italiques fondues en bronze («aes grave»). La salle 54, par laquelle on retourne au vestibule, renferme de beaux objets en bronze: entre les portes d'entrée, armature en bronze incrustée d'argent d'une couche, faussement reconstitaée en fauteuil; devant la fenêtre de g., la célèbre *ciste de Fîcoroni, néces-

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