III- -B
ROME
//. Près du Tibre, r. g.:
saire de toilette, orné de belles gravures, représentant l'arrivée des Argonautes en Bithynie et la victoire de Pollux sur le roi Amycus (voir aussi les copies à dr. et à g. de la fenêtre); les pieds et les figures du couvercle sont d'un travail plus grossier (m» s. av. J.-C). Ensuite, gobelets d'argent, ustensiles de ménage, tête d'Apollon dont les yeux étaient incrustés, etc.
Sur la place du Collège Romain, au S., l'entrée de la galerie Doria (v. ci -dessons). — A l'O., on parvient à Ste-Marie-de-la- Minerve (p. 264).
On revient au rouR.s : à g., l'égUse S. Marcello (pi. D E 4), sur la place du même nom; ensuite, à dr., au coin de la rue latérale conduisant à la piazza del Collegio Romano, se voit la petite église S. Maria in Via Lata, d'origine ancienne, mais dont la façade date de 1680. En face, la via SS. Apostoli conduit à la place de ce nom et au palais Colonna (p. 262).
Sur le Cours, à dr., le palais Doria (pi. D 4), magnifique édifice du xvii^ s., qui a une belle cour à colonnade. L'entrée de la *ga- LERiE Doria-Pamphili, cxposéc au 1^'' étage, est au N. du palais, en face du Collège Romain (p. 259), n° 1a. Visite, v. p. 232. Pourb., 50 c. Catalogue, 1 fr.
Après avoir monté l'escalier, on sonne et entre par la première salle de g. dans les salles principales (Galleria Grande), qui donnent toutes sur la cour à colonnade. D'abord, droit devant soi, dans la
I"* GALERIE (Primo Braccio): 70, le G-iierchin, Jeune homme écrivant ; 71, 72, Claude Lorrain, paysages avec figures; *76, id., paysage avec un temple d'Apollon; 78, 82, Annih. Carrache, Assomption, Pietà; *88, 92, Claude Loi-rain, le Moulin, la Fuite en Egypte (paysage). — Au bout de la galerie, à g., dans un cabiskt: *118, Vdazquez, Innocent X, tableau d'un coloris et d'une vigueur surprenants.
1I« GALEHiB (Secondo Braccio), renfermant quelques sculptures antiques. — Dans une pièce contiguë, la III» salle: plusieurs tableaux deJ/flszolino, 120, Massacre des Innocents; 128, Jésus chasse les changeurs; 137, Mise
au tombeau. — IV» salle:
14.3, copie d' ap-rès Raphaël, la Vierge du Passeggio ; 144, le Garofalo, Ste Famille; 153, écolehollandaise, Jeanne d'Aragon, copie d'après Raphaël ; loti, Fra Paolino da Pistoia, Ste Famille; *159, RondineUi , Viei-ge; 161, le GaroftUo, Visitation ; 1G3, Ronditielli, Vierge ; 164, Solario, Jésus portant sa croix; 171, école florentine, portrait de Machiavel. — V« salle: 173, école de Qiiinten Massys, Dispute de changeurs; 196, école allemande, portrait d'homme; 197, 200, 206, 209, Breughel, les Quatre éléments; 208, école allemande, portrait de femme. — VI» salle: 215, Dav. Teniers, Fête champêtre; 231, école de Rube)is, un Franciscain.
III» OALKRrE (Terzo Braccio): 277, Bordone, Vénus, Mars et l'Amour; 288, Sassoferrato , Ste Famille; 290, Lor. Lotto, St Jérôme; 291, Jan Lievena, Sacrifice d'Abraham; 299, Nie. Poussin, copie des Noces Aldo-
Corso Umberto I
Oorgo. Pal. de VmUe. ROME. "• ^^^- ^ '<!'■ 261
brandines (p. 332). —A g., on descend par quelques marches au salok Aldobkasdisi, où se fout les copies et qui contient souvent pour cette raison des chefs-d'œuvre de hv collcctiou. Antiques, entre iiutres: une réplique de la Diane de Gabies du Louvre; Ulysse sous le bélier de Polyplième; un Jeune Centaure; un autel rond, avec de beaux ornements. Aux parois, paysages do Qaitp. PoiiKifin et de ses imitateurs.
IV» OAi.ERiK (Quarto Braecio): 87»;, Sitgsofernito, Vierge; 384, le Oaravagf. Halte pendant la fuite eu Egypte; 38»!, le Titie,i, portrait; 387, le Corrige, Triomphe de la Vertu, peinture en détrempe restée inachevée; *388, le Titien (œuvre de jeunesse), la Fille d'Hérodiade avec la tête de St Jean-Baptiste; *403, RipluM (copie?), les savants véuitieus Navagero et Beazzano ; 40(î, Loiiit Girrache, St Sébastien.
Sur le Cours, en face du palais Doria, s'élève le palais Odescalchi, érigé de 1887 à 1888, dans le style florentin. A côté, le palais Scdviati, du xvn*" s., où siégea de 1725 à 1803 l'aciidéniie française des Beaux-Arts (p. 242).
Le Cours se termine au S. à la place de Veni.se (pi. D E 4), centre du réseau dos tramways de la ville (v. p. 228-229; n°» 1-7, 12, 13, 19, 20; omnibus pour la place du Peuple). Sur cette place débouchent: à g., au coin du palais de la société d'assurauces Assicui'aziani Generali Venezia, achevé en 1907. la via Xazionale (p. 251); à dr., au coin dn palais Bonaparte, du xvii« s., la via del Plebiscito, prolongement du cours Victor-Emmanuel (p. 267).
Le *palai8 de Venise (Palazzo Venezia), qui a donné son nom à la place , e.st semblable à un château fort. Cet édifice , du style florentin du commencement de la Renaissance, a été commencé avant 1455 et bâti avec des pierres du Colisée. Il fut donné en 1560, par Pie IV, à la république de Veuise et sert, dep. 1797 (v. p. 83), de résidence à l'ambassadeur d'Autriche auprès de la Curie.
Le VER.SANT NORii DC Capitole. devant lequel on arrive ensuite, est en transformation depuis 1885. On est en train d'y ériger le grandiose monument de Victor -Emmanuel H (pi. E5), d'après les plans du comte G-ius. Sacconi (m. 1905), qui doit donner au Corso sa physionomie architectonique définitive. Le montant des frais est estimé à 24500000 fr. et l'on a déjà dépensé plus de 10500(X)0 fr. pour les travaux préparatoires, etc. Un escalier monumental conduit à une galerie supportée par des colonnes de 15 m. de haut, richement décorée de mosaïques et de peintures; c'est devant cette galerie , que doit s'élever la statue équestre du roi par Enrico Chiaradia (m. 1901). La hauteur totale sera de 63 m. 50. On peut visiter le monument le dim. de 9 h. à midi; entrée par la via Giulio Roraano.
Au commencement de la viadi Mnrforio (pi. E5), maintenant fermée aux voitures, qui mène dans la direction du Forum (p. 280), se trouve à g. le tombeau de C. Pohlicius Bibulus (i" s. av. J.-C.), auquel cette sépulture avait été accordée par le sénat et le peuple de Rome.
Les rues conduisent à l'E. au forum de Trajan (p. 291) et à l'O. à l'église St-Marc, .sur la place de ce nom (pi. D E 4). Le porche de cette église a été construit en 1469; les mosaïques de l'abside sont du ii« 8. — La via di S. Marco aboutit à la via d'Aracœli,
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qui mène à g. à la place d'Aracœli (p. 272) et au Capitole, et à dr. à la piazza del Gesù (p. 267).
Le palais Colonna (pi. E 4), situé à l'E. de la place de Venise, au tournant de la via Nazionale (v. p. 252), entre la longue place des Sts-Apôtres et la viaPilotta, a été commencé vers 1417 par Martin V (Colonna), mais plusieurs fois transformé aux xvii« et xviii" s.
La GALERIE Colonna, qui se trouve au 1" étage, a son entrée au n» 17, via Pilotta. Visite, v. p. 232.
Beaucoup de portraits des Colonna, des xvi» et xvn» s., surtout de Pietro Novelli, Girol. Muziano, Aug. Carrache, Scip. Gaetano, etc. En outre à remarquer: I" salle, de dr. à g., 17, le Tintoret, Narcisse, dans un beau paysage; sur la table de marbre, Jeune fille jouant aux osselets, statue antique; 12, Botiifasio (et nou le Titien), Vierge et saints; 15, Palvia le Vieux, Vierge avec St Pierre et le donateur. — II" salle (Gran Sala): maguifique décoration; plafond de la fin du xvn» s. représentant la Bataille de Lépaute (1571); les miroirs sont ornés de fleurs de Mario de' Fiori et de Génies de Carlo Maratta. — III» salle: *douzc paysages en détrempe par Gasp. Poiissiii , comptant au nombre de ses meilleures oeuvres. — IV^ s^lle : 115, Atm. Carrache, Mangeur de fèves; 112, lo Sjmgita, St Jérôme. A la sortie: 107, le Titieit, Moine; 104, Giav. Bdlini, St Bernard. — VI" salle. A l'entrée: 120, 123, ifabuse (?; non pas van Eyck), deux madones entourées de petits tableaux ronds. Au mur de dr.: 132, Jules Bomain, Vierge; 135, Giov. Santi, portrait de garçon.
L'église des Sts-Apôtres {SS. Apostoli; pi. E 4) est contiguë au côté N. du palais Colonna; elle a été rebâtie au commenc. du xviii<^ s. et restaurée en 1871. Le portique, sur la place des Sts- Apôtres, date de 1475.
Sous ce PORTIQUE, à g. , le monument du graveur Giov. Volpato par Canova (1807): à dr. , un aigle antique dans une couronne de chêne. — Intérieur. A l'extrémité du bas côté de g., le tombeau de Clément XIV, par Canova. Dans l'abside, à g., le monument du cardinal Piene Riarin (m. 14.74); à la voûte, la Chute des auges, fresque de Giov. Odassi. peinture baroque mais d'un effet saisissant. — Dans la crypte, le beau tombeau de Raphaël de la Rovérc, père de Jules II (1477).
2. De la place Colonna au Panthéon, à la place Navone et au pont St-Ange.
La voie de communication la plus courte de la place d'Espagne (p. 243) au pout St-Ange (20 min.) passe par la via Condotti et la via Fontanella di Bokgiiese (p. 257; joli coup d'œil en arrière sur la Trinité-des -Monts, p. 242). Dans la via Fontauella, à dr.. le palais Borghèse (pi. D 2-3) , commencé en 1590 par Martino Liinghi le Vieu.v et terminé par Flaminio Pt/nsio (m. 1615), renferme une belle cour. Plus loin, dans le prolongement de la rue, au carrefour des rues di Ripetta et délia Scrofa (pi. C 3), à g., le pal. Galitziu (pi. C 3). de construction récente, sur le modèle du pal. Giraud (p. 30-8). En continuant toujours dans la même direction, on arrive eufiu, près du nouveau powf Hinnhert I»' (pi. C3), sur le Lvngotevere Torre di Nona, large quai menant au pont St-Ange (p. 307).
Place Colonna, v. p. 258. Les rues à dr. et à g. de la colonnade qui est à l'O. de cette place débouchent sur la place du Mont- CiTORio (pi. D 3). L'élévation au N. de cette place est due toute entière à des décombres antiques. Au milieu de la place est un
Pat. Oolonyia. Panthéoti. ROME. J^J- R- 27- 263
obélisque égyptien, de 26 m. de haut. La Chambre des députés (Caméra de' Depntati) qui borne la place au N., est un palai.s commencé en 1600 par le Bernin pour la famille Lndovisi, et terminé sous Innocent XII comme palais de justice des papes. Adapté en 1871 à l'usage du parlement, il est encore en cours de transformation dep. 1905.
En prenant au S., dans le bas du mont Citorio, puis à dr. (0.), on arrive à la petite place Capranica (pi. D 3), d'où l'on irait à dr. à St- Augustin et à la via dei Coronari (p. 266). En traversant cette place en biais, on parvient bientôt à la place du Panthéon {piazza délia Rotonda, pi. D4; tramways n»" 6, 7 et 13). Au milieu, une grande fontaine, construite en 1575 ; elle est surmontée d'un reste d'obélisque antique, ajouté plus tard.
Le **Panthéon est le seul édifice antique de Rome dont les murs et la voûte existent encore intacts. Sa fondation remonte à M. Agrippa, gendre d'Auguste, comme l'iudiqne l'inscription de la frise, mais il n'est resté de lui que le portique, tandis que la rotonde actuelle, avec sa voûte, est du temps d'Adrien qui rebâtit entièrement l'édifice frappé de la foudre. Les murs, qui ont près de 7 m. d'épaisseur, étaient revêtus de marbre et de stuc. La voûte est en béton coulé. Le toit était couvert de tuiles en bronze doré, remplacé aujourd'hui par du plomb. Dans l'antiquité, on montait au portique par cinq degrés, maintenant enfouis par suite de l'exhaussement du sol. Boniface IV consacra l'édifice comme église en 609, sous le vocable de jS. Maria ad Martyres. Le peuple le nomme généralement S. Maria Rotonda ou par abréviation la Rotonda.
Le poRTiQUK a seize colonnes corinthiennes de granit, de 12 m. 50 d'élévation et dont le fût a 4 m. 50 de circonférence. La charpente du portique était en pièces de bronze creuses, dont Urbain Vni (Barberini) fit faire en 1632 les colonnes du maître-autel de St-Pierre et des canons pour le château St-Ange: «quod non fecerunt Barbari, fecerunt Barberini », dit Pasqnin (p. 268). — Il y a encore à l'entrée des portes antiques garnies de bronze.
L'*iNTÉRiEUR (ouvert toute la matinée jusqu'à midi et pendant 2 h. à la fin de l'après-midi) est uniquement éclairé par l'ouverture an centre de la coupole; il produit un si bel efi'et qu'on croyait dès l'antiquité que le temple tirait son nom de sa ressemblance avec la voûte céleste («Pantheum» signifiant lieu très saint et non temple de tons les dieux). La hauteur et le diamètre de la coupole mesurent l'un et l'autre 43 m. 40. L'ouverture du sommet a 9 m. de diamètre. Sept niches sont ménagées dans le mur de la rotonde ; elles étaient occupées par des statues de divinités. Des colonnes cannelées en marbre polychrome supportent l'architrave. La décoration de l'attique, qui était faite de marbre, de porphyre et de serpentine, fut remplacée en 1747 par une affreuse couche de peinture. La voûte est divisée en caissons.
264 Ht- R- 27. ROME. II- Près du Tibre, r. g.:
A dr., dans la 2« niche, le caveau où repose le roi Victor -Emmanuel II (m. 1878); dans la niche opposée, celui du roi Humbert !«'■ {m. 1900); ces deux tombeaux sont toujours couverts de couronnes. — Dans la niche à g., à côté du maître-autel, le monument du cardinal Consalvi par TlioriooMsen. — Entre les 20 et 3" niches, à g., le tombeau de Raphaël (mort le () avril 1520), avec buste en bronze, de 1883, et une épigramme latine composée par le cardinal Bembo («C'est Raphaël qui repose ici: la Nature craignit, taut qu'il vécut, d'être vaincue par lui; à sa mort, de mourir evec lui»). La statue de la Vierge sur l'autel, Tpa,r Loreiisetto, a été faite an vertu d'une disposition testamentaire de Raphaël.
Près du Piinthéon, au S.-E. , s'étend la place de la Minerve (pi. D 4), ornée dep. 1667 d'un éléphant de marbre par le Bernin; l'obélisque sur le dos de l'animal est antique.
*Ste-Marie-cle-la-Mmerve {S. Maria sopra Minerva; pi. D 4) , construite sur les ruines du temple de Minerve érigé par Domitien, est la seule église gothique de la Rome du moyen âge. Elle a été commencée en 1280, restaurée et repeinte de 1848 à 1855. Elle est à trois nefs et renferme des œuvres d'art de premier ordre, entre autres le Christ de Michel- Ange.
Dans le bas côté de r., à g., le tombeau du Florentin Franc. Toruabuoni (m. 1480) par Mino da Fiesole; dans la S» ehap., à dr. de l'autel, St Sébastien, statue du xv" s. — Bas côte de dh. Dans la 4« chap., un tableau sur fond d'or, en mémoire de la confrérie de l'Annuuziata, fondée en 1460 pour la dotation de jeunes filles pauvres ; à g., le tombeau d'Urbain VII (m. 1590) par Ambroqio Buonvicino. Daus la 5" chap., les tombeaux des parents de Clément VIII par Giacomo délia Porta. — Bras dk. du traksept. D'abord une petite chapelle avec un crucifix en bois attribué à Giotto; ensuite la chap. Caraffa, qui a une belle balustrade et des fresques par Filippino Lippi: à dr., St Thomas d'Aquin défendant les dogmes catholiques contre les hérétiques ; dans la voussure , St Thomas et le miracle du Crucifix; à l'autel, l'Annonciation; au fond, l'Assomption. Dans la voiite, des Sibylles par Raffaellhio del Garbo. A g., le tombeau de Paul IV (m. 1559), sur les plans de Pirro Ligorio. Au mur à g. de la chap. Caraffa. tombeau d'évêquo (1296), avec une Vierge en mosaïque, une des meilleures œuvres de l'école des Cosmas. — Dans le chœur, les grands monuments de deuxMédicis: à g., LéonX; <à dr.. Clément VII, d'après Antonio da Sangallo, Léon X par Raphaël da Montélupo, Clément VII par Nanni di Baccio Bigio. — Devant le maître-autel, à g., *Jésu8 ressuscité avec sa croix, par Michel-Ange (1521). La draperie en brouze a été ajoutée pour eu permettre l'exposition daus l'église. Le pied dr. a été garni d'une chaussure en bronze, pour qu'il ne fût pas usé par les baisers des fidèles. — La chapelle à g. du chœur (d'où nu passage conduit à la via S. Ignazio) renferme la pierre tumulaire et le portrait de Fra Giovanni Angelico da Fiesole, le peintre célèbre nommé ordinairement l'Angelico (m. 1465). — Daus le bras g. du transept, la chap. St- Dominique, avec huit colonnes noires et le tombeau de Benoît XIII (m. 1730).
Non loin de Ste-Marie, à l'E., l'église St-Ignace et le Collège Romain (p. 258-259).
On retourne au Panthéon, puis prend la via délia Palombella qui en longe la façade S. et dans laquelle il y a des restes des thermes d'A(/rippa, pour parvenir à la place St-Eustache, à l'O. de laquelle se trouvent à dr. le palais Madame (p. 265) et à g. l'Université (pi. C 4) , commencée en 1575 sur les plans de Giac. délia Porta (l'entrée est via délia Sapienza, 71). L'église (St-Ivon) qui
Ste-Marie-Mhi. St-Ixmis. ROME. ^^J- R- 27. 265
en dépend, constrnite en forme d'abeille par Borromini (1660), en l'honneur d'Urbiiin VIII qui avait cet insecte dans ses armoiries, a une tour en siiiralc du style baroque. L'Université, l'ondée en 1303 par IJouiface Viil, brilla de son plus vif éclat au coniinencenient du .XVI'' s., sous Léon X. C'est maintenant un étabiissemeut de l'Etat.
Le palais Madame (pi. C 4) était à l'orij^ine une maison fortifiée des Cresoenzi, dans laquelle fut installée plus tard la banque romaine des Médicis et qu'habita aussi, vers le milieu du xvr s., «Madame» I\Iarguerite , c.-à-d. Marguerite de Parme, fille naturelle de Charles-Quint et veuve du duc Octave Farnèse de Parme. Cet édilice fut restauré en 1642 par un architecte florentin et sert auj. A^ palain du S&iiat. Sa façade principale est à l'O., sur la petite place Madame. Il y a des sculptures antiques (statues, sarcophages, bas-reliefs, bustes) dans le vestibule, dans la cour et dans l'escalier. La salle de réception a été ornée, en 1888, par Maccari, de fresques remarquables, représentant des épisodes de l'histoire romaine. — Vis-à-vis de la façade X. du palais s'élève
St- Louis -des -Français {S. Luir/i de' Francesi; pi. C 4), l'église nationale des Français, consacrée en 1589. La façade est de Giacomo délia Porta^
Intérieur. Bas côte de dr. 1" ohap. de dr., au pilier en face de l'autel, le monument des Français tués au siège de Rome en 1819. 2« chap., le Dominiqtiin, magnifiques fresques tirées de l'histoire de Ste Cécile, re-
Srésentaut la sainte: à dr., distribuant des vêtemeuts aux pauvres; auessus, avec son fiancé et couronnés par des anges; à g., souffrant le martyre et recevant la Lcuédiction du pape ; au-dessus, refusant de sacrifier au,x faux dieux; au plafond, arrivant au ciel. A l'autel, la Ste Cécile de Raphaël (p. 119), copie par le Guide. — Au maître-autel: Franc. Bassan, r.A.ssomption.
De la place St-Louis, on parvient au N. par la via délia Scrofa à S.- Augustin (v. p. 267); — en prenant à l'O., entre l'église St-Louis et le palais Madame, puis par la place Madame, on arrive à la place Xavone.
La *PLACE Navone (piazza Navona: pi. C 4) correspond à l'anc. circpie ou stade de Domitien (v. sur le plan les lignes pointillées) ; c'est pourquoi elle a reçu le nom officiel de Circo Agonale (d'«agôn», mot grec signifiant lutte; le nom «Navona», qui date du moyen âge, a la même origine). Des trois fontaines décorant cette place , celle du N., qui représente Xeptuue luttant avec un monstre marin, est moderne (1878); les deux autres ont été construites par ?€ Bernin vers 1650. La grandiose fontaine du milieu a, aux coins, des statues représentant le Danube, le Gange, le Nil et le Rio de la Plata; en haut, un obélisque antique. — En face, à l'O. de la place Navone, Ste-Ar/nès (S. Agnese), église construite de 1625 à 1650 par Boi'romini; elle a une façade de style baroque, très expressive: c'est pour ne pas voir cette façade, disaient les Romains, que le Nil de la grande fontaine du Bernin se cache la figure. A g. de l'égli.se se trouve lepalait Pamphili, aujourd'hui propriété du prince Doria.
266 fil- R- 27- ROME. JI- Près du Tibre, r. a.:
Vis-à-vis, à l'E., S. Giacomo degli Spagnuoli, l'église nationale des Espagnols. — La via S. Agnese, au N. de Ste- Agnès, mène de la place Navone à
Ste -Marie -de -l'Ame (S. Maria delV Anima; pi. C 4), l'église des catholiques allemands et hollandais, construite de 1500 à 1514, qui aune belle façade. Au-dessus du portail, un petit groupe de marbre : la Vierge invoquée par deux âmes du purgatoire, explique le nom donné <à cette église, qu'on peut visiter le matin jusqu'à 8 h. '/j, les j. de fête jusqu'à midi ; si elle est fermée, on en fait le tour et l'on sonne à la porte de Vhospice allemand, en face de Ste-Mariede-la-Paix.
L'intérieur, à trois nefs, a été récemmeut restauré. L» voiite est ornéo d'im.ages de saints à fresque, par L. Seitz (1875-1882) qui a aussi dessiné le vitrail au-dessus du grand portail. Bas côté dk dr., l^chap. : tableau d'autel par Carlo Saraceni (élève du Caravage), St Benno reçoit d'un pêcheur la clef de la cathédrale de Meisseu retrouvée dans le vautre d'uu poisson. — Bas côté de g., 1'° chap.: C. Saraceni, Martyre de St Lambert, tableau d'autel. 3» chap.: Michel C'oxie, Scènes de la vie de Ste Barbe, fresques. — Dans le chœur: au maître-autel, tableau de Jules Romain, peint pour Jacques Fugger; à dr., le beau monument d'Adrien VI, d'Utrecht (m. 1523), d'après Baldassarre Peruszi , avec statues de la ■Justice, la Prudence, la Force et la Tempérance. En face, le tombeau du duc Ch. -Fréd. de Clèves (m. 1575). Dans le vestibule de la sacristie, au bout du bas côté de g., bas-relief représentant l'investiture de ce prince par Grégoire XIII.
Ste-Marie-de-la-Paix {S. Maria délia Pace; pi. C 3-4), l'église voisine, a été construite en 1484 et décorée de son beau portique en hémicycle par Pierre de Cortone, vers 1660. Elle renferme d'excellentes fresques du commencement du xvi« s., notamment les Sibylles de Raphaël. Meilleure lumière de 10 h. à 11 h. du mat. Si la porte est fermée, s'adresser au sacristain, vicolo dell' Arco délia Pace, 5, où se trouve aussi l'entrée du cloître construit en 1504 par Bramante.
L'intérieur a la l'orme d'un octogone surmonte d'un dôme et précédé d'une courte nef. — Au-dessus de la 1" chapelle de dr., les *Sibylle8 par Raphaël, fort habilement groupées à la ligne semi-circulaire de l'arcade ; elles ont été peintes en 1514 par ordre du banquier Chigi (p. 333). Dans la voussure au-dessus des Sibylles, quatre Prophètes, par Timoteo Viti, contemporain de Raphaël. Des deux côtés de la l'» chap. do g., deux beaux monuments de la famille Ponzetti, de 1505 et 150!). Au-dessus do l'autel, une fresque de Bald. Peritzzi (1516): la Vierge entre Ste Brigitte, Sto Catherine et le cardinal Ponzetti, le donateur, à genoux devant elle. Dans le haut, trois rangées do sujets tirés de l'Ancien et du Nouveau Testament, également par Periizzi. — C'est dans cette église que les nouveaux maries viennent entendre leur première messe.
En prenant la rue eu face de l'église et en traversant ensuite la via del Governo Vecchio qui est très animée , on arrive au cours Victor-Emmanuel, non loin de la Chiesa Nuova: v. p. 2fi9.
La VIA DEi CoRONARi (pi, CBS), à peu de distance au N. des deux églises qu'on vient de décrire, est le plus court chemin entre la place Navone et le pont St-Ange (p. 307; 6 à 8 min.).
A l'extrémité E. de la via dei Coronari, au N.-E. de la place Na-
Ste-M.-de-la-FUix. Gesù. ROME. IH- R- S7. 267
vone, s'élève St- Augustin (^S^. Ayostino; pi. C 3), église const de 1479 à 1483. On y remarque des madones en marbre par
construite -- -, ^ . ^-j Jac.
et Andréa Sansovmo; dans la grande nef, 3^ pilier à g., une fresque de Rapliaël (endommagée); à g. dn maître-autel, le tombeau de Ste Monique, mère de St Augustin. — A l'O. de 8t-Augustin, on arrive à la place St-Apollinaire, où est l'église du même nom (pi. C 3).