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Homo lo oonlro do leurs conspirai ions; pormellre à ces élernpls ennemis do la pairie do s'adjoindre les prétendants obstinés du droil divin serait une faiblesse qu'on ne pouvait s’imaginer. Il est des heures pour les nations ou la [dus sévère rigueur n’est que justice; laisser à l'ennemi public qu'on a terrassé les moyens de nuire encore, c'est pactiser fatalement d'avance avec le mal qu'il peut commettre un jour.
Au moment où je sors du palais, Naples s’illumine; le fort Saint- Elme tire cent coups de canon ; là foule crie de toutes parts : « Vive Garibaldi ! » Pour le peuple, ce nom c’est la gloire, c’est la patrie. On ne lui persuadera jamais qu’un grand fait d’armes eût pu s’accomplir sans lui en Italie. Le bulletin triomphal arrivé deGaëleest signé Ciatdini ; le bulletin se trompe, c’est Garibaldi qui est revenu de t'.aprera pour classer Uombim de son dernier repaire. J’entends res commentaires dans tous les groupes que je traverse en parcourant en voiture la rue de Tolède; on ferait un mauvais parti à tout contradicteur. On porte en triomphe le buste du Libérateur, le vivat de son nom retentit plus sonore après chaque coup de canon; on chante son hymne de guerre dans toute l'étendue de Naples, on le demande aux théâtres, on l’impose aux casernes. Une sorte de logique se dégage de cet enthousiasme aveugle: ce héros est le seul qui reçoive le grand baptême populaire, parce que sans lui Naples ne serait pas libre; siGaëte est tombée, c’est que Garibaldi a brisé les assises de la tyrannie bourbonienne, c’est que, portant en lui l'âme collective de l'Italie, il a seul entrepris la sublime aventure de son affranchissement entier. Ge fanatisme des Napolitains pour l'homme qui leur donna la liberté, les Français l’ont eu, plus déraisonnablement, pour l'homme qui leur donna la gloire. Le nom de Napoléon fut chez nous, parmi le peuple, le symbole enivrant de la splendeur nationale; vaincu et mort, son prestige resta; il a fondé le nouvel empire. Beaucoup de ténèbres président à ces élections de la foule, quand un principe supérieur à elle ne les inspire point. Pour fonder, défendre ou délivrer la patrie, l'instinct des masses subit. L'intronisation d'un chef demande une clairvoyance plus sûre, une entente plus réfléchie de ce qui compose la grandeur morale de l'homme. Dans les sociétés de l’avenir ces abdications des capacités de tous en faveur de la capacité d’un seul apparaîtront monstrueuses; il est un droil supérieur à la décision du nombre, c'i^t le droit des doctrines qui sont la base immuable de l'émancipation
de Ions. L’Ame d’un peuple se perd par l'exercice prématuré et purement matériel d'une volonté inconsciente.