I. 'émule de César, à ce tableau sublime
S'écria transporté : « L'Italie est donc 11! >
Puis, promenant, pensif, son regard sur l'ablme, D'où l'aigle sons set pieds Dnémissant s'envola.
Il embrassa du cœur cette grande victime Et, secouant son ffont, en ces mots lui parla ;
• ie sens à ton aspect une ineffable ivresse.
Tu seras une et libre, 6 ma belle déesse,
Je le rendrai la vie avec la liberlél
Il braccio stese, sut destrier levosse,
Ed escl.imô — Dunque l'Italu è questa ! —
Indi col guardo che d’ inlomo mosse,
E d' onde |iarve uscir nrinbn e leiiipesta,
V abbracciô lulla. e — A te, disse, s’appresla Bra nuvella — e I' anipia fronte scosse.
Subbine rbreita net vederli io sento ;
Sarai libéra ed una, Ilalia mia, r.hè vita daiii e libertade inlendo.'
Terra fatale, io sgombrerA la via Che a le conducc. né il venir lia lenio:
Ilalia, Ilalia a liberaiii io scendo.
1S00. LS BSTTaCLit ni asaraoo.
E roin* Aqtiila suoi che il volo abbassi IVecipiloso per le vie de’ venlij lal fi discende, e i gigantesclii pissi Segnan la via di porlenlosi evenli.
Tien, vede. vince, né in riposo slassi Fin che non caccia le slraniere gcnli Olire il confin de' scandinavi massi,
OItre il conlin de' nordici torrenli.
Terse I sudor dal pallido semblante L' emulalor di Cesare, e s' accinse La fé a compir del genernso patti).
Ma nel veder la bdla supplicanle,
Uomo r eroe divenne, al sen la strinse,
— Sii mia, le disse, e atlendi il tun riscalto. —
ISIS. LA SAMTS ALLSANia,
Na r eroe cadde, e da quel di non mai Sj rischiarù délia delus:i il vollo;
Vnise, implorando aiuln, inturno i rai,
Na il pianto e la squallor non le fu loltn.
Spen'i, grama, piii vclle e pugnô assai,
Na parve quel ptignar F opra d' nom stollo.
Tanto sangue rovtù, che un lago oinai ttel fiorito siio grembo ebbe raccolie
« Terre fatale! espère, oui, j'ouvrirai la voie ljui conduit à ton sein, et le monde avec joie,
Sur mes pas descendra saluer ta beauté! •
Après ce que je viens de dire de l’amitié qui me liait à celle noble femme, on comprendra la joie que me causait respérance de la revoir. La princesse m'avait écrit au moment de mon départ |x>ur l'Italie ; mais, depuis plus de six mois, j'errais de ville en ville, et j'ignorais si je la retrouverais à Florence, au palais Cerrelani, qu'elle habi*
l’ui rUlelle anelante e disperala Com'angelo cadulo in bassa sfera,
A pi« ièdula dell'alpina vella.
O rcina del duoi, t' hain giù baliala Dal luo bel !>eggio i re ; ma veglia e apiTa, Chi il giomu avania délia gran vciidcUa.
CCESSÀ DELL’ mDErEaDEHtA.
Volbern i leinpi ; e nel gran libni scritio Ornai compiuto il ino diilin ai legge :
L' erœ che sua li fe' cadde relillo Sollo il rignr d’una codarda legge.
Volscro i tempi; ed ora i fali regge.
Soalenitor del conculcalo drillo,
On altro eroe cbe Kalia inia sorregge,
■a il populo ne vuoi libero invillo.
Schiave non piCi del boréal nemico Fian le lue genli, a dealin nuovo elellc Or che in ùo aol penaier tulle le annodi Inaiaa dungiie in aulle alpine velle,
Da’ tuoi niartiri cinta e da* tuoi prodi O douna di province, il canlu antico.
IL CAItTICO.
Si, air iiino antico il labbru ornai diaaarra O Kalia mia, aui popoli riaorti;
E n' esulli il luo cielo, e de' tuoi moUi La geoeroaa cenere solleira.
A chi t'aipù pur taiilo e or giace in lem Sul aiasu una ghirkinda oggi a' apporti ;
E il luo vesail sovra I* avel de* forli Svenloli ognor corne ne* di di guerra.
Quel cbe morir per le alringendo il brando.
Quei che morir çer angoaciosa picta,
Sodo la acure o m doloroao bando.
Tulli ban diritio al canio del poeta.
Orebe il braccio di Dio con noi pugnaiido taldaraoai ne apinge alla gran mêla.
1,’ITAUK l)tS ITALIENS.
lait, piazza Vecchia. Grâce à celle adresse que la princesse m'avail donnée dans scs lellres, nous arrivâmes sans recherches sur la place tranquille, où elle demeurait, el qui se trouvait par un heureux hasard dans le voisinage de notre hôtel. Nous franchimes la large porte du palais; au fond du vestibule était un jardin dont les Heurs embaumaient l'air; nous montâmes, à droite, un bel escalier aux marches planes, qui aboutissait, au premier étage, dans une longue galerie ornée de bustes el de statues d'après l'antique. Nous trouvâmes, au fond de la galerie, une porte en chêne sculpté, prés de laquelle se tenaient deux domestiques qui nous dirent que la princesse était chez elle. J'eus un battement de cœur joyeux, en entmiit dans le vaste salon où la princesse Marie parut aussitôt dans sa beauté et sa grâce affable ; elle nous embrassa avec effusion el nous lit l'accueil le plus amical. Compagnes inséparables de leur jeune mère, ses deux charmantes filles survinrent cl se mirent à causer avec la mienne, tandis que la princesse me parlait des grands événements qui s'étaient accomplis en Italie. Elle était toute radieuse de l’arrivée du roi qui, sachant son amour pour la caus(> de l'indépendance et les services qu'elle lui avait rendus en ' tout temps, s'était déjà informé d'elle. Son rang, son patriotisme, sa proche parenté avec l'Empereur, la désignèrent tout naturellement pour prt'sider avec sa belle-sœur, femme du prince Antoine, au cercle de la cour.
« Il faudra que vous voyiez toutes les fêles qui se préparent, me dit-elle, et que votre fille emporte de Florence un souvenir ineffaçable. »
Ma toux irritante me cou|)ait la parole, en la remerciant.
« iN'allez pas au moins être malade, poursuivit-elle de sa voix caressante el musicale; j'irai vous chercher à six heures pour aller nous pniiiiener aux Cascinc. Ce soir, on danse chez mon frère (le prince Antoine), il faut que vous y veniez.»
Après une de oes longues el bienveillantes caust'ries qui épanouissent le cœur, je quittai la princesse; ma lièvre el ma toux persistaient, el, malgré quelques heures de repos, je me sentis prise de frissons, quand la princesse vint nous chercher pour la promenade. Sa calèche déjouverle longea les liords dé l'Ariio; je regardai, dans une sorte de vertige, la partie de Florence qui s'échelonne sur les coltines de la rive gauche du Heuve. Un vent froid soufflait avec violence el faisait bruire les cimes des vertes el hautes allées des
L'iTALIË Dtïi ITALIENS.
Cascine. Nous parcourûmes eu tous sens celle belle promenade. Malgré ma souffrance, j'étais ravie de son aspect si varié , tanlùl rie larges prairies, tantôt de.s bosquets, des haies fleuries, des courants d'eau vive; çâ et Là des chalets, des statues, des pyramides; au centre, la ferme royale dominant une verte pelouse ; ici, une solitude complète sous les arceaux noirs, des avenues gigantes(|u<>s ; à quelques pas la foule des équipages, passant rapides, et des cavaliers faisant caracoler leurs chevaux. Nous allâmes jusqu'aux limites des Cascine formées par le petit torrent Terxolle, qui se jette dans l'Arno. Nous fîmes une halte, en face du pont de fer Saint-Léopold, qui relie la promenade à la rive gauche; puis la calèche tourna dans l'allée fashionnable et s'arrêta dans un airrefour ombreux au milieu des voilures qui stationnaient à côté du pavillon du café. Là, l’horizon s'étend, l’œil embrasse les premiers versants des Apennins, qui forment au loin un cadre admirable à l’oasis riante que nous venons de parcourir.
1 Voilà justement mon frère qui passe, » me dit la princesse Marie, en me désignant un cavalier qui montait un superbe cheval anglais. Elle lui fit un signe amical; le prince Antoine s'approcha de la voilure. La princesse me présenta, ainsi que ma fille, et le prince nous engagea avec une grâce parfaite à sa réception du soir. La figure du prince Antoine, ainsi que celle de ses fi-éres, rappelle celle de Napoléon 1", sans toutefois que celte ressemblance soit aussi frappante que celle du prince Napoléon avec ce grand visage historique.
La bise soufflait plus forte et plus froide sur la place, à découvert, où nous étions. La princesse s’inquiéta de ma toux qui redoublait :
« 11 est temps de rentrer, » me dit-elle , et dans sa bonté, qui songeait à tout ce qui pouvait plaire ou secourir, elle lit arrêter sa voilure devant une pharmacie et demanda pour moi des pastilles calmantes. Puis elle nous reconduisit à riiùtel.
c Soyez prêtes à neuf heures, nous dit -elle, je reviendrai vous clierclier pour vous conduire chez mon frère. »
Cette première soirée, chez le prince Antoine, fut charmante.
Chaque mardi, le prince réunit dans le beau palais qu'il habite à Florence, près du théâtre Cvconiero, la société la plus brillante. La princesse Antoine, belle et élégante personne, reçoit chez elle avec cette grâce affable qui caractérise particuliérement les Italiennes.