Doc. H et Letl
36 L'ITALIE DU XVl*" SIÈCLE.
désire le livre des sonnets el des figures luxurieuses, je le lui envoie *... ».
Dans celte a (Taire des figures obscènes, sur les trois coupables, Jules Romain, dessinateur, Marc Antoine, graveur, et Pierre TArétin, commenlateur des figures, TArétin seul n'avait pas été inquiété. La chose s^étail passée quelque temps auparavant; écoutons Vasari : « Après ces travaux (les grands ouvrages de décoration et les suites mythologiques que Jules Romain, Raphaël mort, fit graver par Marc Antoine), Jules Romain fit graver en 20 feuilles par
Marc Antoine toutes les diverses manières * ; et
qui pis est, à chacune, maître Pierre l'Arétin fit un très vilain sonnet ; tellement que je ne sais point quel fut le pire spectacle, des dessins de Jules pour Tœil, ou des paroles de l'Arétin pour les oreilles; cette œuvre fut moult blâmée par le pape Clément; et si, quand elle fut publiée, Jules Romain n'était déjà en allé à M an loue, il eût été par la colère du pape âprement chAlié. Et attendu que Ton trouva de ces dessins dans les endroits où l'on eût le moins pensé les voir, non seulement ils furent prohibés, mais encore Marc Antoine fut appréhendé et mis en prison; et mal lui serait advenu, si le cardinal de Médicis et Baccio Bandinelli, que le pape employait à Rome en ce moment, ne Teussent fait élargir '. »