Lépicié, Vies des peintres. Disc, prél., XXXIV, éd. de
grappe de la Brenta, excitaient Tadmiration de l'Arélin. « Voyez les ciseaux que l'on m'a envoyés ; ils sont couverts de trophées en relief! » Il ne les échangerait que contre les broderies d'or et de soie faites pour Léon X , sur les cartons de Raphaël.
Il suivait les modes de près, et ses lettres en apprenaient les variations aux amis et aux clients. « On n'use plus des petites fleurs dans les damas, ni dans les satins,... les habits tendent à se faire longs et amples. On ne souflTre plus le tourment que donnaient les souliers. Tout se taillade et s'enrichit. Jusqu'aux écrivains sont imprimés clairement, à preuve ce que fait messer Francesco Alunno *. » Tous les imprimeurs vénitiens, de Paul Manuce à Marcolini, étaient ses amis. Il faisait sans trêve gémir leurs presses : toujours à l'affût du goût et du succès public, prêt à louer le Laocoon retrouvé, aussi bien qu'une statue nouvelle du Sansovino ou de Leoni *.
Les fils de Titien grandissaient. L'aîné, Pomponio, chanoine in posse, ne s'était pas encore jeté dans les désordres qui chagrinèrent bientôt la vieillesse du maître. Il sortait d'école : « Avec les douze années où vous avez fait tant de meringues du grec, de l'hébreu et du latin, je prétends, lui disait l'Arétin, que nous fassions le désespoir de tous les docteurs de la machine ronde, tout ainsi
{. Lelt., I, i98. — 2. Lett., I, 2i7 v.