Au Musée du Louvre
3. Lelt., II, 159. Ce volume contient XVII lettres au seul d'Avalos.
ces réunions où les grands hommes de province organisent leur publicité réciproque. Aussi Giorgio Vasari, qui devenait célèbre, lui était-il cher au double titre de peintre et d'Arétin. Né, Tan 1312, dans la cité d'Arezzo, le jeune Giorgio n'avait eu garde d'oublier son puissant compatriote. L'Arétin, en retour de sa déférence et de ses cadeaux, le suivit paternellement dans sa carrière. « Le désir, lui écrivait-il, que j'eus toujours de connaître un bon peintre de ma patrie, a été, A mon filsî exaucé par la bonté de Dieu; aussi, je le remercie, et, le remerciant, je le supplie en sa miséricorde de vous donner une vie prospère, à vous qui êtes Thomme que je cherchais. Cependant, je m'en vais pensant au continuel progrès de votre talent, dont le faire s'améliore, dans le dessin, dans l'invention et dans la pratique avec une incroyable véhémence, tellement que, sous peu, l'on est en droit d'espérer de vous beaucoup plus encore que ne promet le dessin, de la manne pleuvant dans le désert, dans lequel il y a trois remarques à faire, lesquelles amènent la réflexion à s'ébahir du jugement qui vous les a fait exprimer avec le crayon de l'artiste. La première, c'est la stupeur qui apparaît dans la manière d'écarter les mains *..,. » Suit un commentaire prolixe du tableau ; le nom de Raphaël arrive sans scrupule à côté du nom de Vasari. La lettre se termine par une impertinence à l'adresse du duc de Florence :