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fait Titien, et à quoi je m'occupe, il vous sera répondu que noire pensée ne cherche autre chose que découvrir le moyen de pouvoir se venger de la plaisanterie que votre promesse de venir ici a faite à raffection que vous portent nos âmes; nous en sommes encore indignés dans notre cœur. Lui, s'irrite contre lui-mi^me pour me Tavoir assuré avec une telle vanité, et moi, j'enrage contre moim(>me, pour l'avoir cru. » Mais TArétin avait beau rappeler la promesse faite à Titien lors de son voyage à la cour de Frédéric II de Gonzague, et s'écrier que « Mantoue n'est pourtant pas plus belle que Rome ou Venise »; Jules Romain aimait mieux être le premier, dans une ville qui lui devait tant, que le second ou le troisième, après Titien et Sansovino, à Venise où tous les emplois étaient tenus par des maîtres du premier ordre. « Vous êtes agréable, lui disait l'Arétin, grave et charmant dans la conversation, et grand, admirable, étonnant dans la maîtrise de votre art. Aussi, qui voit les édifices et les compositions sortis de votre génie et de vos mains les admire, tout ainsi que s'il découvrait les demeures des dieux en modèles, et les miracles de la nature en couleurs. Et cela, Vitruvc et Apellc le diraient également, s'ils contemplaient les édifices et les peintures que vous avez faites et ordonnées dans cette grande cité, embQÏlie, rendue magnifique par l'esprit de vos inventions antiquement modernes et modernement antiques. Mais pourquoi le destin ne vous