‹ L'Italie du XVIe siècleChapitre 111 sur 227 · Lett., II, 297 v^-30i v · texte numérisé non relu

Lett., II, 297 v^-30i v

Tornielli, fils d'Augustin Tannalisie, « splendeur de Novare », n'acceptaient pas toujours les Titien sans les critiquer; il y en avait où les traces de hâte et d'improvisation étaient par trop visibles; l'Arétin arrangeait la chose : « Je n'ai pas laissé, très cher ami, de tAcher que messer Titien remette la main au tableau, que l'on vous rendra tout plein de ce soin qui en vérité lui manquait, et que vous désirez pour l'honneur de lui. Il y a rajouté le protecteur de votre patrie, en armes, et, au lieu des chérubins, vous verrez deux anges d'une beauté céleste et d'une grâce divine *. » Si la légende de Titien peut perdre à ces aveux, son histoire réelle y gagne.

Pour Don Diego de Mendoza, Titien ne rajoutait pas de personnages célestes, mais il peignait « sans avoir le modèle » un portrait de dame. Ainsi, même dans cet art du portrait où il triomphe, et sans que rien le contraignît *, le Cadorin consentait à des jongleries. Le jaloux Espagnol Mendoza cela l'image sous des voiles de soie, ce qui ne gêna point l'Arétin pour la célébrer '.

Vasari sachant l'Arétin curieux de toute richesse, artistique ou autre, lui faisait envoyer par Battista del Tasso, le sculpteur sur bois, de Florence *, de merveilleuses incrustations en | bois de noyer, telles

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