Lett., UI, 3i v-^-So
3. Présentement au musée de Naples. Sur tous ces portraits, cf. Growe et CavalcaseHe, II, 1-23.
184 l'itaue du xvp siècle.
celle œuvre Sa Sainlelé pense à vous donner, on n'en finirail plus de Irompeter et combien il est vivant, et combien il est lui-même, et combien il est vrai. Mais toute votre œuvre, encore que divine, le cède à Taction de dédaigner d'accepter ce que tout autre se serait estimé heureux d'obtenir. Vous seul, en ne voulant pas le grade qui vous est offert, vous démontrez combien en excellence et en beauté Rome est inférieure à Venise, et combien mieux vaut la noblesse de Thabit séculier que la vilenie du vêtement fratesque.... Ah! vive le Vecellio * ! » Titien voulait bien accompagner la cour à Busseto, reprendre des commandes que lui réser\'ait Charles-Quint, aller à Bologne, faire portrait sur portrait. Mais il tenait à demeurer Vénitien : et la Seigneurie lui adressait une lettre officielle pour le supplier de rester sourd aux propositions des « prêtres ». Titien, en acceptant le Piombo, eût dépouillé Sébastiano di Luciano, et Jean d'Udine, à qui le fraie son ami avait obligation de servir une pension de quatre-vingts ducats. Il refusa, sur la promesse qu'on lui fit, et qui ne fut jamais tenue, de lui donner le bénéfice de San Pictro di Colle au diocèse de Ceneda ' : il ne put se tenir, alors, d'exhaler son ressentiment pour la conduite de la Curie dans cette affaire : on peut penser si TArétin lui fit écho.
i. Lett., III, 35.
2. Maniago, Storia délie belle arli friulane, in-8, Udine, 1823, p. 355, et Ronchini, Relazione, p. i31-132.