LetL, 111, 163-16S. — 3. Lett., III
Tun et Taulrc me remercièrent toujours de les avertir durant leur travail; ils sont, pourtant, eux, d'un singulier génie, en ce inonde! Enfîn, Tinfat nation de se croire savant est le propre défaut de ceux qui ne savent point • ! »
Marc Antonio da Mula n'avait à la bouche que reloge de TArélin et de ses ouvrages; aussi le chargeait-on de saluer Jean-Georges Trissin, et Thonorait-on de longues lettres, aussi prolixes que le billet à Danese était sec et bref. Trissin avait une de ces renommées qui, pareilles à celle de « l'excellent compère unique Lodovico Dolce », n'olTusquait point TArétin *.
Il avait traité le magnifique Morosini de « jurisconsulte »; le patricien revendiqua le titre de philosophe; TArélin fit bonne mesure : il accorda Tun et l'autre'. Entre temps, il brochait l'oraison funèbre d'une de ses « filles », Perina, née de la Marietta Riccia, la seule femme qu'il ait aimée, si l'on peut écrire ce mot pour indiquer le sentiment très vif, mais extrêmement bas, qui l'entraîna vers cette espèce, à peu près publique, la seule qui se soit assidûment moquée de lui *. Il se préoccupait surtout d'assurer le sort de ses lettres '. Hardi dans ses afTaires, et lucide, il laissait là, comme éditeur, Marcolini trop économe à son gré ; il le conservait
i. Lell., m, 18i. — 2. LelL, III, 189. — 3. Lett., III, 185.
4. Ph. Chasles a exagéré cette histoire. Voir enc. P. A. inammoratOy da Panzacchi, ^uova antoLy ser. Il, LUI.