Lett., III
Le lemps de déclarer, au passage, que « ce coquin de fraie del Piombo », lui ayant manqué, n'avait plus « aucun talent * », et il reprenait ses démarches. Le Moro, son hôte à Vérone, avait Toreille des Badoaro, patriciens de Venise : il avait peint le jeune enfant de Giovanni Badoaro, le petit Francesco, en costume de berger : il devra intercéder pour le Sansovino*. Au milieu de ces soins, les rancunes allaient leur train : en louant le graveur Enea Vico qui avait fait un Jugement d*après une copie du Bassan, l'Arétin dénigrait encore Michel-Ange. « La licence de lart michelangesque pouvait aggraver le scandale du luthéranisme, à cause de son peu de vergogne des hontes naturelles que découvrent au propre les figures du ciel et de Tablme *. »
Il ne doutait pas que TafTaire de son ami ne vint à s^arranger. Il en parlait partout, à tous; il faisait une grande rumeur pour créer un mouvement favorable : « La ruine du bonheur du Sansovino, écrivait-il à Salviati, a été moindre, en réalité, que la renommée ne Ta fait paraître. Il mérite infiniment de louanges, car, sentant se rompre une pareille machine, son ûme est demeurée intacte. » S'il écrivait à quelque monsignor de la cour papale, il cherchait de loin un prétexte pour amener le nom et rhistoire du Sansovino « qui avait fait le plan, sans que la maçonnerie de la b A tisse fût de son ressort,
1. LelL, m, 3U-312. — 2. Loti., Hl, 327 V-328.--3. Lelt., Ilï, 328. Voir l'Appendice.